‹ Traité de perspective linéaireChapitre 157 sur 287 · PROBLÈME GÉNÉRAL DE LA MISE EN HAUTEUR · texte numérisé non relu

PROBLÈME GÉNÉRAL DE LA MISE EN HAUTEUR

le relevé géométral aura été fait préalablement. On prendra ron, un escalier. On terminera par un entablement d’archicomme premiers exercices un tabouret, une table, un per- tecture. (Voir plus loin, revevé d’un fragment d’architecture).

Fig. 279 (Tableau)

204. Quelques énoncés d’épreuves d’examen. (Profes sorat du dessin.)

Nous croyons être utile au lecteur en lui donnant, sans rien changer au texte officiel, quelques énoncés des épreuves

PERSPECTIVE DES ELEVATIONS

de relevé géométral et de perspective données aux examens pour l’obtention des certificats d’aptitude à l’enseignement du dessin dans les établissements universitaires de France.

Session de 1882. — Premier degré.

1° Epreuve de dessin géométral. — Tracé géométral d’une base , d’un chapiteau et d’un entablement ioniques, d’après des modèles en relief. — On donnera de ces objets : 1° Un plan comprenant la projection des moulures ; — 2° Une élévation ;

— 3° Une coupe. — On déterminera les ombres des modèles, les rayons lumineux étant supposés parallèles à la diagonale d’un cube. — Ces tracés porteront l’échelle à laquelle ils seront exécutés ; ils devront couvrir une feuille de demi grand-aigle. — (Les modèles choisis étaient ceux qui portent sur le catalogue de l’Ecole des Beaux-Arts les numéros 2772 (base : prix 16 fr. 50), 2773 (chapiteau 21 fr.), 2774 (architrave et frise 15 fr.), 2775 (corniche, lr° partie, 19 fr.), 2776 (corniche, 2e partie, 11 fr. 50). Les 5 pièces réunies, prix 75 fr.)

2° Epreuve de perspective. — Mettre en perspective un entablement ionique et un prisme hexagonal, d’après des modèles en relief. — La distance du spectateur aux modèles et la distance des modèles au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats sous les réserves suivantes : 1° La face ornée de l’entablement sera parallèle au tableau; — 2° Les moulures supérieures de l’entablement seront au-dessus de la ligne d’horizon ; — 3° Le prisme hexagonal, portant des divisions linéaires, sera placé sur le sol en avant de l’entablement. Les arêtes des côtés de cet objet seront horizontales, elles ne formeront, avec le tableau, ni un angle de 45°, ni un angle de 90°; — 4° La figure perspective de l’entablement couvrira au moins le tiers d’une feuille demi grand-aigle.

Ombres. — On déterminera les ombres des objets représentés (ombres propres et ombres portées). La direction des rayons lumineux est laissée au choix des candidats. L'entablement ionique était celui indiqué ci-dessus numéros 2774, 2775 et 2776 du catalogue de l’Ecole des Beaux-Arts. Pour prisme hexagonal on pourra prendre le prisme en zinc peint en blanc de la collection des Lycées et des Ecoles normales.

Même session. — Degré supérieur.

Epreuve de perspective. — Mettre en perspective un entablement corinthien et un piédouche, d’après des modèles en relief.

— La distance du spectateur aux modèles et la distance des modèles au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats sous les réserves suivantes : 1° L’entablement sera représenté dans une position quelconque, c’est-

à-dire qu’il ne formera, avec le tableau, ni un angle de 45°, ni un agle de 90° ; — 2° Les moulures supérieures de l’entablement seront au-dessus de la ligne d’horizon; — 3° Le piédouche sera placé sur le sol en avant de l’entablement ; l’axe de cet objet sera vertical ; — - 4° La figure perspective de l’entablement couvrira au moins le tiers d’une feuille grand-aigle.

Ombres. — On déterminera les ombres des objets représentés (ombres propres et ombres portées). La direction des rayons lumineux est laissée au choix des candidats. (Le modèle choisi comme entablement corinthien était celui de la collection officielle des Lycées, Collèges et Ecoles normales, portant sur le catalogue de l’Ecole des Beaux-Arts les numéros 2825 (architrave et frise 34 fr.), 2826 (corniche, lre partie, 38 fr.), 2827 (corniche, 2e partie, 68 fr.). — Le piédouche peut être pris quelconque).

Session de 1883. — Premier degré.

1° Relevé géométral. — Même énoncé que ci-dessus. — Les modèles étaient : un entablement dorique (n°s 2769 et 2770, prix 41 fr. 25, du catalogue des Beaux-Arts) et un vase. Ce dernier devait être placé sur l'entablement.

2° Epreuve de perspective. — Même énoncé qu'en 1882 et même modèle que pour le relevé géométral (. Entablement dorique ) et vase.

Même session. — Degré supérieur.

Epreuve de perspective. — Même énoncé qu’en 1883. — Les modèles étaient : un ordre dorique (numéros 2768, 2769, 3770, prix 60 fr.) et un vase. Le vase, dont l’axe devait être vertical, devait reposer sur l’entablement.

Session de 1884. — Premier degré.

1° Relevé géométral. — Relevé d’un tombeau lycien. (Quantin, édr, rue Saint-Benoist, Paris). — On donnera : 1° Un plan entre les traverses inférieures du monument; les saillies situées au-dessus de la section seront projetées; — 2° Une élévation de face ; — 3° Une élévation latérale ; — 4° Une coupe entre les montants du tombeau; les saillies situées derrière la section seront projetées. — On déterminera les ombres du modèle, les rayons lumineux étant supposés parallèles à la diagonale d’un cube. — Ces tracés porteront l’échelle à laquelle ils seront exécutés ; ils devront couvrir une feuille demi grand-aigle.

2° Epreuve de perspective. — Mettre en perspective un tombeau hjcien et un fragment de colonne égyptienne (Quantin, édr). — La distance du spectateur aux modèles et la distance des modèles au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont

APPLICATIONS

laissées au choix des candidats, sous les réserves suivantes : 1° La face principale du tombeau sera parallèle au tableau ; — 2° L’entablement sera au-dessus de la ligne d’horizon ; — 3° Le fragment de colonne sera incliné et aura son axe compris dans un plan perpendiculaire ou parallèle au tableau ; ce fragment sera disposé de façon à ce qu'il n’oppose pas d’obstacle à la vue du tombeau. — On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse des tracés. — La figure perspective du tombeau couvrira au moins le tiers d’une feuille demi grand-aigle.

Ombres. — On déterminera les ombres des objets représentés ; les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau, l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.

Même session. — Degré supérieur.

Epreuve de perspective. — Mettre en perspective un tombeau lycien et un fragment de colonne égyptienne. — La distance du spectateur aux modèles et la distance des modèles au ta-

bleau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix du candidat, sous les réserves suivantes : 1° Le tombeau formera avec le tableau un angle quelconque, c’est-à-dire que cet angle ne sera ni de 45° ni de 90° ; — 2° L’entablement sera au-dessus de la ligne d'horizon ; — 3° Le fragment de colonne sera incliné et aura son axe compris dans un plan formant un angle quelconque avec le tableau ; ce fragment sera disposé de façon à ce qu'il n’oppose pas d’obstacle à la vue du tombeau. La figure perspective couvrira au moins le tiers d’une feuille grand-aigle. — On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse du tracé perspectif.

Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées des objets réprésentés. Le soleil sera supposé en avant du tableau. L’inclinaison des rayons lumineux est laissée au choix des candidats.

Nous allons expliquer des perspectives faites d’après quelques-uns de ces modèles, ou d’après des modèles analogues.

§ IJ. — Applications

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