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Perspective d’un tabouret

(a ) Epure et choix des données optiques. — La planche 282, donne figure!, à l’échelle de 0,06 pour 1 mètre, Y épure, c’està-dire le plan, vu par dessous et la coupe verticale d’un tabouret. Sur le plan on a figuré en xoy Y angle optique tableau (v. 171). Il est un peu grand ; mais il est à remar-

quer que Yangle optique-objet , c’est-à-dire celui dont les côtés toucheraient le tabouret en D et en B, serait plus petit et dans la dimension convenable.

( b ) Méthode par épannelage dite : Méthode de la boîte. — On enveloppera l’objet dans ce que l’on nomme en terme de charpente et de coupe des pierres, un épannelage. C’est une sorte de boîte ayant la forme d’un prisme à base carrée, ABCD, EF (épure) et c’est cette boîte que l’on va d’abord mettre en perspective en ABCD, EFGK (tableau). Après quoi, en opérant par perspective directe dans la boîte, ce qui reviendra toujours à diviser perspectivement des lignes du tableau dans des rapports donnés géométralement sur

APPLICATIONS

l’épure, on placera successivement tous les détails du tabouret.

(c) Perspective de la boîte. — Le tableau est quadruplé ; xyhh' est le petit tableau; YHH' est le grand tableau. On se sert des fuyantes principales ; p (tableau) est le point de fuite principal et 8 est le point 1/4 distance ; on a p8 (tableau) = op (épure). On ne fait pas un abaissement du

géométral ; la place manquerait pour cela et, d’ailleurs, n’ayant à mettre en perspective que les quatre points ABCD, cet abaissement, qui est presque indispensable lorsque le dessin est compliqué, est inutile dans le cas actuel. Pour la mise en hauteur Yp (tableau) est égal à 4 fois la hauteur HE (épure) du tabouret.

(d) Mise en place des détails. — Enrayures. — On divise

(tableau) les verticales de la boite en parties proportionnelles aux hauteurs I, II, III et IY de l’épure, et on joint les points opposés de même niveau. On obtient ainsi quatre couples de diagonales dont les interseclions doivent se trouver sur une même verticale. En charpente les sections horizontales faites ainsi à des niveaux bien choisis se nomment des enrayures ; nous accepterons cette expression.

Dans l’enrayure supérieure K, on divise perspectivement les diagonales dans le rapport donné (épure) en EMNF ; on en déduit (tableau) en MMNN le dessus de la tablette du

tabouret et par des verticales, sur l’enrayure IV, le dessous de cette même tablette.

Dans l’enrayure IV et dans l’enrayure inférieure D, on divise soit les diagonales, soit les côtés, dans les rapports donnés par les bases supérieures et inférieures des montants ; après quoi on trace ceux-ci : les traverses horizontales se placent ensuite de la même manière, en les rattachant aux montants.

(e) Remarque générale. — On voit, et cela est très important à considérer, que nous procédons mathématiquement par la perspective linéaire comme nous le ferions à vue , par la pers-

PERSPECTIVE DES ÉLÉVATIONS

pective d’observation ; mais l’enchaînement des constructions, dans le premier cas est le même que celui des observations dans le second. En un mot: on dessine toujours, c’est-à-dire que l’on coordonne les opérations et que l’on subordonne les détails à l’ensemble.

Il est à remarquer aussi que même en perspective linéaire, quand on en arrive aux détails, la division en parties perspectivement proportionnelles à des longueurs géométralement données peut et doit se faire à vue d’œil. Pour tout dire : la géométrie, avec toute sa rigueur, est admirable pour les grandes mise-en-place ; mais vouloir l’appliquer pour les moindres détails serait absurde ; eu dernière analyse c’est l’oeil qui doit agir et le perspecteur qui n’est pas doublé d’un bon dessinateur n’arrivera jamais à produire des travaux ayant une réelle valeur.

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