Mesure des dimensions dans un levé de machines
La figure 380 donne le relevé d’un organe de machines connu sous le nom de Crapaudine .
Les crapaudines sont des organes de machines qui servent à guider le mouvement d’arbres verticaux. La crapaudine de la figure 380 est a fixation verticale, contre un mur. Elle se compose d’une boite cylindrique en fonte P (voir la coupe) nommée la poèlette, fondue d’une seule pièce avec une plaque verticale S, nommée la semelle. Cette semelle doit s’appliquer sur un mur, par l’intermédiaire d’une plaque en fonte munie de deux ergots taillés en plan incliné, ce qui permet le réglage de l’appareil dans le sens hori-
DESSIN D’APRÈS NATURE
Fig. 380
zontal. Cette plaque de fixation n’est pas figurée sur le croquis.
Fig. 381
Un cylindre en bronze G, nommé le gobelet , parfaitement ajusté au tour, est logé dans l’intérieur de la poêlette. On
remarquera que, pour la facilité de l’ajustage, le gobelet n’est en contact avec la poêlette qu’à la partie supérieure
et inférieure et par l’intermédiaire de ce que l’on nomme des portées. (Sur le croquis, en coupe, ces portées ont une hauteur de 20 millimètres.)
RELEVE CEOMETRAL
Le fond du gobelet est occupé par un disque d’acier nommé grain. Le pivol, extrémité de l’arbre vertical et qui n’est pas figuré sur le croquis, est guidé par le gobelet et repose sur le grain d’acier. Le pivot tourne en frottant sur le grain : l’usure principale a donc lieu pour ces deux parties, le pivot et le grain.
Le grain d'acier porte, pour loger l’huile, une cavité centrale avec quatre rainures rayonnantes pour la répartir sur les surfaces en contact. A sa partie inférieure le grain repose sur la tête d’une vis, destinée à assurer le réglage vertical et à détruire ainsi, au fur et à mesure, l’effet de l’usure du pivot et de celle du grain.
Enlin une petite vis m empêche le gobelet de tourner avec le pivot.
Les trois figures qui composent le relevé se comprennent facilement sur le croquis de la figure 380.
On remarquera que sur le plan on a profité de la symétrie pour donner, à gauche, une demi-coupe horizontale AB-CD. C’est ce que l’on nomme une coupe brisée. Sur l’élévation, on voit qu’après avoir suivi la direction AB, afin de passer sur le trou du boulon de fixation, le plan horizontal de coupe remonte en AB, afin de couper le gobelet entre
ses deux portées.
Le dessin une fois terminé, les cotes ont été préparées à tête reposée et mesurées ensuite.
Pour mesurer les lignes droites on se sert d'un mètre ordinaire pliant, dit mètre de charpentier. Le premier décimètre de chaque extrémité doit être gradué en millimètres et le zéro de la graduation doit se trouver exactement à l’extrémité garnie de cuivre du mètre.
Pour mesurer avec précision les épaisseurs ou les diamètres des corps ronds, on se sert du pied à coulisse muni d’un vernier (fig. 381).
Pour mesurer un diamètre intérieur tel que fg, le pied à coulisse est souvent muni de deux parties saillantes a et g, dont les saillies /’ et g ont exactement le même écartement que les deux mâchoires m et n. Le même vernier en donne donc l’écartement. Le pied à coulisse est dit alors : Pied maître de danse.
Pour mesurer l’épaisseur, cd, d’une paroi rentrante comme par exemple l’épaisseur d’un fer à T, on se sert du compas d'épaisseur (fig. 382). L’écartement des deux pointes a et b est exactement le même que celui des deux mâchoires c et d.
| IL — Perspective d’observation (1). — Mensuration