‹ Traité de perspective linéaireChapitre 23 sur 287 · Ombre dite « Ombre du tailloir » (fig · texte numérisé non relu

Ombre dite « Ombre du tailloir » (fig

Le tailloir AB fait, par rapport au nu de la colonne, une saillie X, qui est la même de tous les côtés.

On suppose Taxe de la colonne dégagé hors du mur d’une quantité a, ordinairement égale à 1/3 R. (R étant le rayon du fût.)

L’ombre portée sur le fût est, d’après la théorie du ressaut des ombres, un oercle décrit de O, comme centre. Ce cercle n’est à conserver qu’entre Ai ombre de l’angle gauche A du tailloir et P, point de perte (tangente à 45°).

PQ est l’ombre propre du fût ; son ombre portée sur le mur est en N2, aune distance de l’ombre propre égale àï+a.

Le reste de l’épure se comprend facilement; on voit qu’il est inutile de se servir du plan ; la connaissance du dégagement a de Taxe est suffisante.

Fig. 50

OMBRES USUELLES — OMBRES POUR LES SURFACES DE REVOLUTION EN SAILLIE

28. Application. — Gouttes et leur bandeau dans l’ordre dorique (fig. 51).

Le profil de gauche permet de trouver en au Ci l’ombre du bandeau de l’architrave sur le bandeau des gouttes et

en a2, ca l’ombre (interrompue par les gouttes) du bandeau de l’architrave sur l’architrave elle-même.

On suppose que les gouttes sont des cylindres dont l’axe est dégagé du mur de la quantité a. L’arête md du ban-

deau des gouttes porte ombre sur les gouttes suivant des arcs de cercle décrits des points Oi et Oi comme centres.

Aux points de perle p,p, répondent les points de brisure P2, Pi de l’ombre portée sur l’architrave.

Enfin les cercles de base des gouttes donnent, pour ombres, des demi-ellipses inscrites dans les demi-parallélogrammes Jj, f ] , fi étudiés plus haut et dont le croquis cijoint sutlit à faire comprendre la construction.

Nota. — On engage le lecteur à faire cette épure dans le cas où les gouttes sont tronconiques, ou même en forme de pyramides, au lieu d’être cylindriques.

29. Ombre du listel saillant. (Colonne dégagée de 1/3 de R. Fig. 52.) — (a) Ombre portée sur le fût :

1° Ombres propres. — Chercher en W et V comme il a été indiqué plus haut les ombres propres des deux cylindres.

Nota. — Le cercle de rayon OW, prolongé jusqu’à l’axe, donne en cp le point d’arrivée du rayon cp mené par A.

2° Point de perte. — Le même cercle OW, recoupe la génératrice d’ombre propre du fût (V'V) au point de perte p. — (La tangente à l’ombre portée y est à 45°. — Théoième du point de perle, n° G.)

3° Point le plus uaut. — On applique pour ce point t la méthode des plans sécants. Par raison de symétrie il est dans le plan OZ, que nous avons nommé le plan de symétrie à 45 °, par opposition avec OX qui est le plan fuyant à 45°.

On rabat de front ce plan. Il devient le méridien principal ; T' vient en a A ; le rayon <p mené par A recoupe le méridien du petit cylindre en un point que l’on ramène en t par une rotation inverse de 45°.

Remarque. — En menant la droite WS, inclinée à 45° et ramenant, symétriquement à l’axe, le point S en t, on obtient le point le plus haut d’une manière peut-être plus simple.

Les points t et p, avec leurs tangentes, suffisent largement en dessin pour tracer la courbe.

Fig. 52

4° Point dans l’axe c. — La courbe tracée le donne par continuité ; mais on pourrait l’obtenir directement (question à chercher). Dans le dessin pratique, il est inutile de l’obtenir directement.

5° Point sur le contour apparent de gauche G'. — 11 est,

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