INSTRUMENTS P ERS RECTEURS
(fig. 426) sur l’arête du prisme. La moitié supérieure de la pupille reçoit l’image de l’objet réfléchie par le prisme et la moitié inférieure regarde directement le crayon.
(b) Marche des rayons lumineux. — La figure 42o montre la marche des rayons lumineux et leurs deux réflexions.
Dans la figure 426, où l’œil est placé immédiatement audessus de l’arête du prisme, l’une des réflexions se produit trop près de l’arête pour qu’il soit possible au dessin de la représenter, mais elle n’en existe pas moins.
Ce prisme permet d’embrasser un champ angulaire de 45° environ.
La réfraction à l’entrée et à la sortie augmente un peu ce champ-de-vue en C, mais du côté de A cet avantage n’est pas utilisable, car le crayon se trouverait alors masqué par le prisme.
(c) Parallaxe. — Le dessin se fait sur une table horizontale, mais à la condition (de même que dans la Vitre Italienne) que l’œil reste absolument immobile. Le moindre déplacement de ce dernier déplace également l’image virtuelle sur le papier comme sur la vitre, et cela, toutes les fois que l’objet à reproduire ne se trouve pas à égale distance de l’œil que la surface sur laquelle on dessine. Ce phénomène est connu sous le nom de parallaxe. (Voir plus loin fig. 431.)
Ces différences de distance (de l’objet et du crayon) à l’œil, obligent en outre ce dernier à un effort d’accommodation très fatigant.
Pour réduire la parallaxe, on avait cherché à immobiliser l’œil en l’obligeant à se placer au-dessus d’une fente ou d’un œilleton; mais, comme cette fente ou cet œilleton, pour ne pas obscurcir l’image de l’objet, doivent contenir au moins le diamètre de la pupille, la parallaxe était encore gênante. On a pensé alors à la combattre par l’emploi d’une lentille ramenant l’image virtuelle de l’objet dans le plan du papier.