Perspecteur bipolaire. — Disposition convergente
(a) Installation de l'appareil (fig. 440). — Si, disposant d’un géométral à grande échelle M, on ne voulait pas amplifier le tableau, l’appareil serait disposé comme l’indique la figure 440, qui le montre installé sur une planche à dessin.
I et I' placés sur le petit côté de la planche, et à égale distance de l’axe, sont les pôles géométraux.
XY placées à peu près au tiers de la hauteur de la planche est la base du tableau ; on y placera la glissière.
i et i', placés sur le grand côté de la planche, sont les pôles perspectifs ; et si la largeur If est égale à la moitié de la largeur U', la hauteur Xi, des pôles perspectifs, sera prise égale à la hauteur d’horizon, ce qui simplifiera la mise en place de l’appareil.
La partie inférieure M est réservée au géométral et l’autre l’est au tableau perspectif.
(b) Fonctionnement. — Soit M du géométral, à mettre en perspective : Les coulisses géométrales prennent les positions MI et Ml' ; les chariots à pivots se placent sur la glis-
INSTRUMENTS PERSPECTEURS
sière en a et a' ; les coulisses perspectives prennent, d’ellesmêmes, les positions ia et i'a' et la pointe traçante se pose en m, perspective de M.
Fig. 440
(c) Avenir possible des appareils perspecteurs. — Tous ces appareils sont intéressants ; néanmoins, sauf la chambre claire, nous ne les croyons pas appelés à rendre de très grands services. Cependant, si Ton considère qu’ils sont réciproques, ce qui veut dire qu’en intervertissant les pointes et qu’en suivant la perspective m avec une pointe sèche, une pointe traçante mise en M redessinera le géométral, on conçoit qu’ils puissent, peut-être, être utilisables dans les relevés topographiques exécutés à l’aide de la photographie.
Ils pourraient également rendre service dans la perspective théâtrale. Nous verrons, en effet, au chapitre suivant, que telle partie de décoration théâtrale (fig. 439, II) qui, sur le tableau-esquisse du maître décorateur, apparaît encadrée dans un trapèze abcd , demande ensuite à être dessinée et peinte sur ce que l’on nomme un châssis ABCD, rectangulaire, lequel châssis, une fois mis en place sur le plancher de la scène devra, pour le spectateur assis au
point de vue, dans la salle, produire le même effet perspectif que le trapèze, si on plaçait ce trapèze à l’endroit voulu dans le manteau d’Arlequin, avec la partie de déco ration qu’il contient. — Autrement dit ABCD doit être la perspective de la perspective déjà dessinée dans abcd et inversement.
Par conséquent, réglons un perspecteur quel qu’il soit, chambre claire ou autre, de telle sorte que, la pointe sèche M décrivant le trapèze abcd , la pointe traçante, m, décrive le rectangle ABCD, et suivons avec M toute la décoration inscrite dans abcd, le crayon, m , dessinera de son côté toute celle qui lui correspond dans le rectangle ABCD. Nous reviendrons plus loin sur cette application des perspecteurs.