Chapiteau corinthien (fig
L’ombre du chapiteau corinthienne peut pas être trouvée d’une manière réellement simple, à cause des feuilles qui ornent la corbeille ; mais il est possible, en ne considérant que l’épannelage des feuilles, de déterminer les grandes masses des ombres; le détail se trace ensuite au sentiment.
{a) Ombre de l'abaque sur lui-même. — On pourrait, à la rigueur, traiter l’ombre de l’abaque comme celle d’un listel en creux, mais il est préférable de se servir du plan. On obtiendra des points de l’ombre portée comme il est indiqué pour le point 3 5' portant ombre en
(b) Ombre de l'abaque sur la corbeille. — Le point AAj, qui est dans le méridien de symétrie à 43°, donne une ombre portée A3, obtenue par la méthode des plans sécants et par l’emploi de l’angle © rabattu (voir A'jA'a ramené en A'A'3).
Pour avoir les points limites a.\ et (8'4 sur le cercle 4 qui forme le rebord de la corbeille, on emploie la méthode des projections obliques appliquée en prenant comme plan d’ombres portées le plan horizontal de la courbe a' (3'. A cet effet, le cercle 4, qui constitue le rebord de la corbeille, est relevé par un rayon lumineux inverse à 45° sur le plan de la courbe a'P' de l’abaque ; l’opération se fait sur le plan. On relève à 45° O en O, ; on décrit de Ot comme centre un cercle égal au cercle 4 et qui recoupe en a et fi l’arc de cercle inférieur de l’abaque ; on rappelle a et p en a' et p' sur l’élévation et on en déduit par les rayons à 43°, les points cherchés a.\ et P',.
LES OMBRES USUELLES
(c) Ombre de l'épannelage des feuilles. — Cette ombre est tout à fait analogue à l’ombre de l’astragale (n° 31), traitée dans les leçons précédentes ; on en obtient rapidement les
points les plus hauts Ch ou Mf et les points de perte 81 et o2.
Une fois ces masses d’ombres déterminées, ont peut, en
Fig. 87
dessinant les feuilles dans leur épannelage, être fixé sur des points tels que Q1? Mj ou P, appartenant réellement à 1 ombre portée des feuilles ; le reste s’achève au sentiment; mais pour réussir dans ce dessin de sentiment, il est indis-
pensable d avoir copié et ombré d’après nature un certain nombre de chapiteaux de ce genre, en les éclairant par une lumière dont la direction se rapprochera autant que possible de celle des rayons usuels à 43°.
Listel n-I
Scotie
Listel n-Jl 6 \
'\ Socle Ccarré) \
z kl
APPLICATIONS AUX ORDRES D’ARCHITECTURE
'' Tailloir
\ Echine s Filet siipéribqr
Fig. 8S
LES OMBRES USUELLES