Raccordements de tores. — Application à un cro
chet de poulie (fig. 146 et 147.) — Nous avons en présence plusieurs tores ou fractions de tores qui se succèdent en changeant de section méridienne. Ainsi, tandis que la coupe horizontale A" A" faite immédiatement au-dessus du congé M, donnerait un cercle, une coupe horizontale AA faite au niveau des centres I et G donnerait la courbe elliptique dont on voit le rabattement en a' a' au-dessous.
Comme toujours on détermine d’abord, et même sans le secours des échelles, les lignes zéro, c’est-à-dire les séparatrices, en ayant soin de les faire passer par les points de tangence à 45 degrés sur les contours apparents.
Quant à l’application des échelles, elle ne peut plus se
Fig. 148
faire très rigoureusement sur le crochet à cause de la forme elliptique de ses différentes sections.
Ainsi l’échelle A' (dite des cylindres verticaux) s’applique, par à peu près, en AA — A' A', mais sur un profil elliptique. Sur A" A" seulement elle peut s’appliquer exactement. Le point zéro est déterminé rigoureusement par le tracé de l’ombre propre, mais les autres points ne le sont qu’à vue d’œil. L’échelle se s’applique plus. Néanmoins on placera les points au sentiment, sachant toujours que l’on ne doit pas dépasser les numéros 5 et 5 pour la zone claire des cylindres verticaux et que le milieu des sections doit être compris entre 4 et 5 (zone a).
En menant des tangentes horizontales aux points a et a, et joignant aa par une ligne courbe que nous prendrons
comme ligne conventionnelle de contact d’un cylindre horizontal circonscrit, nous disposerons aussi sur cette ligne des numéros analogues à ceux de l’échelle A'.
L’échelle B' (dite des cylindres à 45°, en lumière) trouvera son application en BB et en bb (cette dernière ligne de contact n’est pas droite) ; nous aurons soin d’y placer tous les numéros jusqu’à 7 et de faire en sorte que le milieu de la ligne soit compris, lui aussi, entre 4 et 5 (zone a).
Enfin l’échelle C' (dite des cylindres à 45° en demi-teinte) trouve son application sur la ligne courbe cc.
Il est inutile d’insister; le croquis donne les indications nécessaires pour achever le tracé. D’ailleurs la simple lecture ne suffit pas pour comprendre et pour s’assimiler la
RACCORDEMENT DES SURFACES
méthode. 11 est nécessaire de faire les dessins et d’en exécuter le lavis.
Nous donnerons plus loin le dessin d’un palan dans lequel un crochet analogue se présentera.
107. Raccordements de nervures (ûg. 148). — Cet exemple est emprunté au cours de dessin de machines de l’Ecole Polytechnique. Le croquis ci-joint représente la partie inférieure d’une chaise pendante. — Dans la partie cylindrique
Fig. 149
PlP', se loge une douille supportant le coussinet. (Ce coussinet n’est pas représenté sur le croquis.)
Les coupes partielles MN, CD, AB, font connaître les profils exacts des nervures et permettent de trouver immédiatement des points des lignes zéro (séparatrices). Ces
points sont réels , si le point de tangence est sur une saillie ; ils sont virtuels s’il est dans un creux. Les lignes zéro virtuelles sont toujours noyées dans une ombre autoportée (1)
(1) Pour ne pas compliquer la figure, les ombres portées u’onl pas été tracées ; elles soûl faciles à déterminer. Nous avons adopté les échelles des
RENDU DES SURFACES GÉOMÉTRIQUES
que l’on devra chercher. — Ces ombres autoportées se détachent des ombres propres réelles, aux points dits de passage tels que <7 (fig. P). La tangente y est à 45°, et ce point sert aussi de départ aux branches virtuelles d’ombre propre, (Voir géométrie descriptive.) Ne pas oublier que l’on obtient des points zéro en menant des tangentes lumineuses aux contours apparents.
Nous rappelons que pour passer d’une nervure à une autre, il faut, comme il a été dit au n° 102, chercher d’abord les lignes de raccordement des surfaces congés. (Nous les avons indiquées sur le croquis par une ligne formée de points en croix.) Le croquis ci-contre et les détails plus grands A et B suffisent pour indiquer la marche à suivre.