Rendu des polyèdres
(a) Méthode générale. — Le rendu qui convient à des plans dépend de leur orientation et de leur distance. Les effets d’orientation l’emportent toujours, comme importance, sur ceux de distance ; et la difficulté, assez grande d’ailleurs, consiste à mettre, pour les plans, ces effets en concordance avec ceux des surfaces courbes qui les avoisinent. C’est pourquoi on commence, tout d’abord, par terminer le
corps dépolis, quoique les surfaces soient métalliques ; cela n’a pas d’importance.
rendu de ces surfaces courbes. Après quoi pour apprécier la valeur k attribuer, comme couleur, comme ombre et comme modelé à tel ou tel plan situé à côté d’elles, on imagine que ce plan est déplacé parallèlement à lui-même jusqu’à devenir tangent à la surface dont le rendu, que nous supposons achevé, peut être pris en quelque sorte comme diapason de valeurs ; on apprécie le point (ou la ligne) de contact ; on reconnaît la valeur correspondante et on attribue cette valeur au plan considéré. Ce n’est qu’ensuite, et sous forme de retouches, que l’on tient compte des effets de distance ; il faut le faire avec beaucoup de discrétion. Nous désignerons cette opération sous le nom de mise à l'unisson des plans avec les surfaces.
[b) Application à un icosaèdre régulier (fig. 149). — La construction de ce solide est indiquée dans le cours de géométrie descriptive. On sait que l’on peut lui inscrire une sphère ; on voit cette sphère indiquée en pointillé, sur les figures 1 et 2 ; les points de contact avec les faces du polyèdre sont marqués approximativement, en A', B', G', etc... Par conséquent, se reportant à la sphère type, on verra quelles sont les valeurs des teintes dans lesquelles se trouvent ces points de contact et on fera en sorte que ces valeurs soient les mêmes sur les faces correspondantes du solide.