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DES OMBRES PORTÉES

On appelle corps lumineux celui qui envoie directement la lumière à notre œil, comme le soleil , un flambeau , etc. , et qui communique la lumière aux autres corps. La lumière se propage toujours en ligne droite; elle se divise en rayons, que Ton nomme rayons lumineux.

Le foyer de la lumière est le point d’où partent les rayons lumineux.

Un corps diaphane ou transparent est celui qui laisse passer la lumière. Un corps opaque est celui qui intercepte la lumière.

Une ombre portée ou projetée est l’ombre produite par l’absence de la lumière , interceptée par un corps opaque , sur le plan où est posé ce corps : l’ombre portée est toujours dans le sens opposé à la lumière.

Toute surface qui reçoit une ombre portée ou projetée se nomme plan de projection : ce plan peut être horizontal, vertical ou oblique.

Le pied de la lumière est le point de contact de toute ligne perpendiculaire ou horizontale , partant du foyer de la lumière et aboutissant à angle droit sur le plan de projection.

Les rayons qui partent d’un flambeau ou d’une lumière quelconque divergent , et forment par conséquent un cône dont le sommet est au corps lumineux , et la base au corps éclairé.

Les rayons qui viennent du soleil ou de la lune sont considérés comme parallèles entre eux , à cause de la distance immense de ces astres à nous.

Les ombres portées, produites par une lampe ou toute lumière artificielle, divergent toujours , comme nous l’avons dit, en supposant le foyer lumineux plus petit que le corps opaque. Dans le

foG APPLICATION DE LA PERSPECTIVE SIMPLIFIEE.

cas où le foyer lumineux est plus gros que l’objet qui intercepte la lumière ^ l’ombre se termine en pointe, et forme une pyramide dont le corps opaque est la base.

On pourrait croire, d’après ces principes, que les ombres données par le soleil ou la lune se terminent en pointe , puisque ces astres sont plus grands que les corps opaques qui interceptent leur lumière : mais tout ce qui est sur la terre est si petit comparativement à ces astres, que la diminution de leurs ombres est imperceptible à nos yeux, et qu’on n’aperçoit aucune altération dans le parallélisme des lignes qui forment ces ombres.

Il y a une troisième sorte d’ombre qui n’est produite, directement, ni par le soleil ni par les autres corps lumineux , mais par les corps opaques qui sont éclairés par ce qu’on appelle le jour : ces ombres sont indécises et n’ont presque jamais de formes déterminées.

Trouver les ombres portées par un flambeau , lampe , etc.

Pour trouver l’ombre portée d’un objet éclairé par un flambeau , il suffit de tirer une li"ne de la base du flambeau à la base de

l’objet; cette ligne donne la direction de l’ombre : ensuite on tire une ligne du foyer de la lumière au sommet de l’objet qui détermine la longueur de l’ombre.

PI. XLV. Supposons le flambeau AB , qui éclaire le solide ab. Pour trouver l’ombre portée par ce solide , il faut , du point B , base du flambeau, au point a , base du solide, tirer une ligne que l’on prolonge à l’infini. Du même point B, on tire une seconde ligne de l’autre côté du solide , afin d’avoir la largeur de l’ombre : ensuite , du point A , on tire une ligne passant par b , sommet du solide. Le point de rencontre c de cette ligne avec celle qui vient du point B , détermine la longueur de l’ombre que l’on achève par une courbe parallèle à la base du solide.

Lorsqu’une ombre rencontre un solide , elle se relève et prend la forme de l’objet qu’elle rencontre. Soit pris pour exemple le bâton KL.

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