‹ Traité de perspective simplifiée linéaireChapitre 77 sur 84 · X. - DE LA COMPOSITION DU TABLEAU. lZj · texte numérisé non relu

X. - DE LA COMPOSITION DU TABLEAU. lZj

terre , à cause du grand nombre de raccourcis qu’elle présente. Si la perspective n’est pas bien observée, on court le risque de faire des membres disproportionnés ; mais en se servant des échelles fuyantes et d’élévation il est impossible de tomber dans ces fautes. Nous allons donner la manière de mettre en perspective la figure 4 de cette planche.

Dans une personne de cinq pieds à-peu-près , bien proportionnée, la tête est le huitième de la hauteur totale du corps. Il y a quatre têtes dans la hauteur du torse (la tête comprise), deux longueurs de tête dans la longueur delà cuisse, et deux autres dans la longueur de la jambe. Dansla longueur du bras, il y a trois têtes et demie. Lorsqu’on connaît bien toutes ces proportions, dont nous n’avons indiqué que les principales, on se donne l’échelle ab, qui représente la hauteur de la tête; par le point de distance, on a bc, égale à ab ; et, par les diagonales,ona huit parties égales ou huit têtes, bc , cd , de , ef,fg ,gh, hi , ij. De toutes ces divisions , on tire des lignes horizontales, et l’on a bc , place et longueur de la tête, bf ou quatre têtes pour la longueur du torse ,/7« pour les cuisses , et h j pour les jambes. Du milieu de cd , on tire encore une ligne horizontale, et une seconde du point ce qui donne trois têtes et demie , longueur du bras droit ; quant au bras gauche , il a également trois têtes et demie ; mais, comme il est vu géométralement , on prend ab trois fois et demie. Ensuite , pour les largeurs , comme la largeur de la tête égale les trois quarts de sa hauteur , on prend les trois quarts de ab. On prend deux ab ou deux têtes pour l’espace d’une épaule à l’autre : on continue ainsi à mettre les largeurs selon les proportions connues. Pour avoir les épaisseurs , on se donne une échelle d’élévation bl, égale à ab , sur laquelle on prend la hauteur de la tête, l’épaisseur des bras, du corps, etc., en suivant toujours les proportions. En opérant de celte manière, on est certain d’avoir une figure parfaitement en perspective.

Si la figure couchée ne fait pas angle droit avec la ligne de terre,

\[\‘l APPLICATION DE LA PERSPECTIVE SIMPLIFIEE.

elle concourt à des [joints accidentels , et on la met en perspective de la manière suivante:

On divise la ligne AB (fig. 5) en huit parties. De toutes ces divisions, on conduit des lignes à deux points accidentels, ce qui donne des carreaux vus d’angle (Voyez PI. VIII, fig. t ). On prend en ligne fuyante huit carreaux ( il faut que le diamètre de chaque carreau égale la longueur d’une tête), et, de même que pour la fig. 4 > on prend pour la longueur des jambes deux carreaux ou deux têtes, deux autres pour les cuisses, et il en reste quatre pour le torse et la tête. Les largeurs se trouvent encore avec les carreaux, et, pour les épaisseurs, l’on établit sur la ligne de terre une échelle d’élévation dont la hauteur égale le diamètre d’un carreau ou une tête. Ici , nous nous sommes servis de l’échelle bl de la figure L\.

On remarquera que dans la figure 4, la tête se trouvant être sur le premier pian est très grosse, comparativement au reste, surtout comparativement aux pieds qui sont fort éloignés. Dans la figure 5, les pieds étant sur le premier plan , paraissent beaucoup plus gros que la tête qui est sur un plan très éloigné. Les places et les proportions de ces figures étant ainsi trouvées , on en dessine correctement les formes.

MACHINE A CALQUEll d’aPRÈS NATURE ,

Inventée par le professeur J. -F. Le Breton.

En faisant exactement l’application des principes et des démonstrations contenues dans cet ouvrage , on parviendra , avec une facilité égale , à mettre en perspective les tableaux composés d’imagination ou exécutés d’après nature.

Pour donner encore plus de facilité aux personnes qui désirent prendre promptement et exactement des, vues d’apres nature , nous joignons ici la description d’un instrument à l’aide duquel on

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