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PERFORATION DU LOBULE DE L'OREILLE

Cette légère opération esteucore une sorte de ponction. On la pratique avec un emporte-pièce ou une espèce de trccart. Dans les deux cas, ou commence par engourdir la sensibilité du lobule par de légères pressions entre la pouce et l'indicateur; puis on applique contre sa face postérieure un bouchon de liège d'une résistance médiocre, destiné à faire opposition à la pression déterminée par l'instrument. On opère à droite de la main droite, et vice versa, en tenant le bouchon de l'autre main.

L'e+r> porte-pièce est une tige d'acier d'une demi-ligne de diamètre, reçue à l'une de ses extrémités dans un manche, et terminée à l'autre par un bord circulaire tranchant , avec un trou au centre, comme dans les clés perforées. L'aiguille qui sert de trocart est d'or ou de platine, et durcie par la trempe ; elle est également contenue dans un manche à l'une de ses extrémités. L'autre se termine en une pointe de forme conique. Jusqu'à deux lignes de cette pointe, elle est reçue dans une petite canule.

L'opération consiste, en présentant perpendiculairement sur la face antérieure du lobule l'extrémité libre de l'un ou

l'autre instrument, à presser d'un coup sec, comme dans toutes les ponctions. La force imprimée doit être assez grande pour que, l'épaisseur des parties étant immédiatement traversée, la tige s'enfonce encore de l'autre côté dans l'épaisseur du bouchon. On abandonne alors ce dernier -, puis, si l'on s'est servi de l'emporte-pièce, on retire avec une aiguille la petite portion de chairs séparée par l'action du bord tranchant , et contenue dans le trou, dont la tige est perforée. On introduit dans ce trou l'extrémité d'un fii de plomb, et Ton retire l'instrument en appuyant sur le fil pour qu'il n'abandonne pas son conducteur ; on l'amène ainsi de l'autre côté. Si l'on a employé l'aiguille conique , la perforation des chairs étant terminée, on saisit en avant la canule, et on retire la tige. La canule restant libre, on insinue le fii de plomb dans sa cavité, et on l'extrait lorsque le fil est parvenu de l'autre côté. Enfin, de quelque manière que l'on ait opéré, lorsque le fii est en place, on en coutourne les extrémités pour empêcher qu'il ne se détache. Cette sorte de séton métallique, en s'opposant à la cicatrisation de la fistule, donne lieu à une légère suppuration , qui se supprime après quelque temps. A la longue, un tissu cutané accidentel tapissant le court trajet fistuleux, l'ouverture demeure ensuite à jamais permanente.

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