‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 14 sur 142 · DE LA COMPOSITION ET DE LA DÉCOMPOSITION DES CORPS · texte numérisé non relu

DE LA COMPOSITION ET DE LA DÉCOMPOSITION DES CORPS

( Bergmann, Kirwan, Berthollet , Dalton , Berzélius. )

Toutes les parties de la matière ( si Ton en excepte peut-être le calorique, la lumière et l'électricité ) s'attirent entre elles, et avec d'autant plus de force, qu'elles ont plus de masse et qu'elles sont plus rapprochées. Ainsi, la même cause qui fait tomber la pierre perpendiculairement au centre de notre globe, attire aussi celui-ci vers le soleil, et toutes les planètes de notre système les unes vers les autres. Cette attraction universelle a. été démontrée par l'illustre Isaac Newton, et n'est autre chose que la pesanteur ou gravité des corps.

On pense que c'est la même force qui, répandue dans les plus petites molécules de la matière , les fait adhérer les unes aux autres. Ainsi l'eau qui s'élève dans les tubes capillaires, ou qui s'attache aux surfaces des corps et les mouille, le mercure qui se joint et s'amalgame à l'or, l'huile qui attire l'huile, etc., sont autant de preuves de cette force, qui est toujours proportionnée au nombre des molécules attirantes, ou à leur masse et à leur proximité. La gravitation ne varie jamais en énergie, dans les mêmes molécules, si toutes les circonstances qui la modifient ne varient point. Elle est une force constante et inhérente à la matière ; mais d'autant plus puissante qu'elle agit à la plus petite distance, et que les masses sont plus considérables. •

L'attraction est de deux espèces. Elle s'exerce, soit entre des molécules homogènes ou de même nature , soit entre des molécules de différente nature ou hétérogènes. Dans le premier cas, elle forme des agrégés, et se nomme attraction d'agrégation ou de cohésion , parce que les molécules similaires se joignent par leurs surfaces, comme celles du soufre au soufre, du sel au sel, de l'eau à l'eau; elles prennent même quelquefois une figure géométrique comme dans les cristallisations, les refroidissemens de plusieurs matières fondues. Cette attraction est toute mécanique, et peut être rompue par la pul-

vérisalion, la vaporisation, etc., tandis que la liquidité, la fusion, sont propres à déterminer cctté sorte d'attraction, ou à former des agrégés et des cristallisations.

Dans la seconde espèce d'attraction, les molécules hétérogènes se combinent et forment un corps de nature ditférente de celle des substances composantes. Par exemple, l'hydrogène et l'oxygène combinés, sont de l'eau ; l'acide sulfurique et la chaux vive, tous deux d'une saveur caustique, étant unis, forment un sel qui est le gypse ou le plâtre insipide. Dans ces combinaisons, les molécules hétérogènes semblent se pénétrer entre elles, car on pulvériserait en vain le gypse pour en séparer l'acide et la chaux ; ils ne peuvent l'être que par des agens chimiques, c'est-à-dire, par une troisième substance qui ait plus d'attraction pour l'un des composans du gypse. Lorsque ces combinaisons s'opèrent, la température des corps qui s unissent change, et perd ou prend du calorique.

On nomme attraction de composition cette seconde espèce, et l'on appelle affinités électives le choix que les molécules hétérogènes font do certaines molécules hétérogènes, plutôt que d'autres. Ainsi l'acide sulfurique peut bien s'unir à des oxydes métalliques, mais il les quittera pour préférer les alcalis, et il abandonnera encore ceux-ci pour la baryte.

Ces préférences , ou élections des différentes substances de là nature entre elles, ne supposent point une analogie dans les corps qui se préfèrent, comme le mot & affinité pourrait le faire penser; mais elles dépendent peut-être de la figure des molécules qui se joignent mieux avec les unes qu'avec les autres. Ainsi les anciens chimistes se représentaient les acides comme des pointes ou des épées, et les alcalis comme des corps poreux ou des fourreaux pour les recevoir. Ou bien l'on pense que la grandeur ou la densité comparative des diverses molécules, les font adhérer plutôt à celles-ci qu'à celles-là; soit qu'elles se présentent mutuellement une plus grande surface pour se joindre, pour se toucher par un plus grand nombre de points; soit qu'élles se trouvent en rapport de pesanteur et de force attractive. On peut conclure des expériences de Hisinger , Berzélius et Davy, que tous les corps qui se combinent, se trouvent l'un par rapport à l'autre, au moment de la combinaison, précisément dans les mêmes conditions électriques que les deux pôles opposés d'une pile de Volta.

T a cause de la chaleur, dans les combinaisons des corps, paraît dépendre de leur diverse électricité, plutôt que du changement de condensation des corps. Au reste toutes ces lois se

développeront mieux dans la suite de cet ouvrage d'après les faits que nous exposerons.

Cependant s'il y a des préférences de choix par l'affinité, ces élections sont, comme toutes les amitiés du monde, sujettes à bien des altérations. D'abord une substance qui n'attirerait que faiblement, acquiert une plus grande énergie d'attraction, lorsqu elle agit en grande masse sur une masse moindre. Par exemple l'oxyde de manganèse, au maximum d'oxygénation, cède facilement de son oxygène à des corps combustibles capables de l'enlever, ou à la simple chaleur; mais quand il est parvenu aux dernières molécules d'oxygène, il y adhère avec une extrême obstination; toute sa masse semble se grouper autour d'elles pour les retenir. Il en est de même des dernières molécules d'eau dans l'acide sulfurique. Donc la masse peut remplacer ce qui manque a la force de T attraction. Plus un corps est saturé de la substance qu'il attirait, moins il tient à ce surplus qui peut lui être enlevé par des corps même doués d'une attraction inférieure. Ainsi l'on voit l'acide oxalique arracher une portion de potasse au sulfate saturé de potasse, mais non pas tout. Je suppose que A préfère C à B. Mais si je veux déplacer Cy j'augmenterai la quantité de Ê, qui, agissant alors par un plus grand nombre de particules, chassera C, jusqu'au point que^/, en partie dépouillé, réunisse toutes ses forcespour conserver ce qui lui reste de C, qui tend également à rentrer dans ses droits. Il s'établira ainsi un équilibre entre, les forces décomposantes et composantes; car à mesure que /? chasse une partie de C et se substitue en sa place, sa portion- libre et agissante diminue en force et en quantité. Plus on éprouve de difficulté à séparer les combinés, plus on juge que leur attraction mutuelle est puissante.

Les combinaisons chimiques se font d'autant plus aisément que les molécules des corps sont plus libres et plus atténuées , et même elles ne s'opèrent pas sans la fluidité; corpora non agunt nisï sint soluta. Ainsi des molécules pesantes retenues en masse par la Force de cohésion , ou trop condensées, ou trop concrétées par le froid, ou trop insolubles dans les liquides, ont moins de tendance à s'unir que d'autres molécules trèssolubles et séparées, qui même auraient moins de force d'attraction.

D'autre part, des molécules trop atténuées, trop fugaces, comme celles des gaz les plus légers, des liquides subtils, laissent difficilement prise à des corps plus solides et plus denses; ainsi les substances trop élastiques, trop volatilisées par la

chaleur ou qui y adhèrent trop, paraissent avoir moins d'affinité. D'ailleurs des molécules si raréfiées, si écartées , se tenant à un trop grand éloignement des molécules qui les attirent ou qu'elles-mêmes attirent, ont peu d'action les unes sur les autres. On en tire cette conclusion que Y affinité diminue en raison directe de la distance , et peut-être selon les mêmes proportions (le carré de la distance) que dans les attractions planétaires. Il paraît que les molécules intimes des corps ne sont jamais absolument jointes et confondues, même dans les matières les plus denses ; mais il y a toujours des pores ou des écartemens imperceptibles entre elles (0

L'affinité diminue en force dans les substances à mesure qu'elles approchent de l'état de saturation; car on conçoit qu'elles ont alors moins de molécules libres et agissantes, puisque celles qui sont déjà combinées n'attirent plus. Parla raison contraire , moins une substance est saturée , plus elle attire fortement. De même les affinités sont proportionnelles aux quantités nécessaires pour la saturation , comme l'observe Kirwan ; car s'il faut beaucoup plus de potasse que d'alumine pour saturer une égale quantité d'un acide , c'est une preuve

3ue son affinité pour la potasse est plus grande. Les acides ont es rapports constans de quantité dans les sels neutres avec leurs bases alcalines ou terreuses , ou métalliques. Il paraît que leur combinaison se faisant d'atome à atome, il faut à peu près des proportions fixes de la part des deux corps composans, suivant Dalton. Selon qu'un oxyde métallique est plus ou moins oxydé, son affinité varie aussi en force pour chaque acide, car il en prend d'autant plus qu'il est plus oxydé. Ainsi les deutoxydes ou les peroxydes prennent plus d'acide pour se saturer que n'en prennent les protoxydes, toujours selon des proportions définies,

La théorie des proportions définies , ou des combinaisons d atomes à d'autres atomes, a été renouvelée des systèmes de Démocrite et d'Epicure , par Higgins, de Dublin, en 1789. M. Dalton Padopta en 1802 et l'étendit à toutes les composi-

f>) L'ascension des liqueurs dans les tuyaux capillaires a lieu dans le vide ; Peau pure, ou même chargée de quelques sels, s'y élève plus que l'esprit de vin. L'urine est de toutes les liqueurs celle qui s'y élève davantage. Le mercure reste au-dessous de son niveau. L'eau serrée entre deux places qui s'écartent seulement par un de ses angles y décrit une courbe particulière appelée asymptote.

On mesure la quantité ae liqueurs dans les tubes capillaires par le diamètre du tuyau, et la hauteur du liquide par la multiplication. Plus le tuyau est étroit, plus les liqueurs s'élèvent ; plus il est lar^e et plus elles descendent.

Cette ascension des liqueurs est due à l'affinité.

tions chimiques (0; il fut suivi par Richter, en Allemagne, par de très-célèbres chimistes de France, d'Angleterre, et par M. Berze'lius en Suède, qui étudia les proportions des atomes dans la plupart des combinaisons de la chimie. Ainsi une partie d'oxygène en demande deux d'hydrogène pour se combiner à l'état d'eau. L'oxyde de carbone contient moitié moins d'oxygène que l'acide carbonique. Les oxydes métalliques prennent des quantités d'oxygène en proportions ou doubles ou triples, etc. Ainsi 1 00 parties de 1er prennent 29 parties d'oxygène pour devenir protoxyde noir, et environ 4^,5, pour devenir oxyde rouge ou peroxyde.

Les substances combinées sont moins attaquables que les substances libres. Ainsi, dans les sels neutres, il semble que l'acide et l'alcali , ou toute autre base , se servent réciproquement de point d'appui ; en adhérant ensemble ils ne cherchent plus à contracter de nouvelles alliances, ils se défendent l'un et l'autre des corps décomposans ; il faut une plus grande force pour les dissocier.

C'est à quoi l'on parvient par des affinités doubles ou cornplejces, qui, présentant à l'acide une autre base, offrent pareillement à la base un autre acide , afin qu'il s'opère un double échange. En mêlant, par exemple, du sulfate de potasse avec du muriate de chaux (tous deux dissous) , il se précipite du sulfate de chaux, et le muriate de potasse reste dans la liqueur. On opère un changement semblable en mêlant une dissolution de nitrate de mercure avec de l'acétate de potasse (pour faire l'acétate de mercure, des pilules ou dragées de Keyser), ou une dissolution de carbonate de potasse avec du muriate de cbaux, pour produire le miraculum chernicum, conversion subite en matière pierreuse, de deux liquides transparens.

Cette double décomposition n'a pas lieu dans tous les mélanges de sels neutres , parce que les forces réciproques des acides et des bases ne sont pas toujours suffisantes pour opérer un pareil changement. On a nommé quiescentes ces forces ou affinités trop faibles, et divellentes celles qui sont capables de l'opérer. Berthollet remarque fort bien que ces forces divel- * lentes sont surtout dues à la cohésion , ou lorsqu'il y a précipitation, mais non pas lorsque aucune précipitation n'a

(») Williams Iliggins , Comparative View of phlogistic and anti-phloeistic Ûieories, Dublin, 1789, a donné le premier l'idée de la théorie atomique , développée depuis par Dalton dans son New System of chenùcal philosophy. aussi la théorie des proportions définie* a été établie depuis par les travaux u M!\f. Proust, Bcrzélius, Gay-Lussa<* , etc.

lO

lieu. Voilà pourquoi ce sont surtout les sels dans lesquels entrent la baryte, la strontiate, lachaux, les oxydes d'argent, de mercure et de plomb qui Forment des précipités avec les acides sulfurique ou muriatique, oxalique, tai trique, etc., *jui montrent ces forces divellentes.

Enfin il est une autre affinité, nommée prédisposante par Fourcroy , et qui se peut rapporter à celle que Berthollet appelle tësultahte , parce qu'elle résulte des forces collectives de deux ou plusieurs corps unis. Par exemple le phosphore seul ne peut pas enlever l'oxygène à l'acide carbonique; mais s'il unit ses forces à celles d'un alcali, en devenant pnosphure, son attraction s'augmentant pour l'oxygène, il l'enlève au carbone. De même le soufre ne peutpas seul décomposer l'eau; il le peut par l'intermède d'un alcali. L'oxygène seul a peu d'action sur quelques métaux; aidé du soufre, il forme un acide doué d'une énergie violente.

On pourrait encore établir une autre sorte attraction, celle de fusibilité ou de solubilité. Par exemple le sulfate ou le muriate de chaux augmentent la solubilité du nitre dans l'eau ; tel sel peu soluble se dissout dans une liqueur déjà saturée d'un autre sel. L'étaîn, quoique mou et très -fusible , rend plus durs et moins fusibles divers alliages métalliques, comme le métal de cloches, l'airain, etc.

TABLEAU des poids relatifs des atomes de chacune des substances simples > par Berzélius.

26 Cobalt 736,00

27 Bismuth 1773,80

ilore. .

1 Ox

2 Ch

3 Soufre 301,16

4 Phosphore 3q3,3i

5 Bore 09,66*

6 Carbone 75,33

7 Azote 176,63

8 Hydrogène 6, a a

9 Sélénium 4l)5,()i

10 Arsenic 04°>77

1 1 Molybdène • 696,80

12 Chrôme 703,64

13 Tungstène 1207,69

» i Tellure. 8o6\45

15 Antimoine 1612,90

16 Columbium 182 ,1 5

V7 Silicium 296,42

18 Rhodium i5oo,io

19 Platine. . i2i5,23

20 Or 2'iS6,oo

21 Palladium 1 '107,50

22 Mercure • 2589,00

a 3 Argent 2903,21

24 Cuivre 791 ,39

25 Nickel 739>5 1

28 Plomb. 3589,00

29 Etain t47°»^9

30 Cadmium 1 393,54

Si Fer 678,43

32 Zinc 8o6,45

33 Manganèse* 7f,»^7

34 Urane 3.46,86

35 Cerium n 49*84

36 Yttrium 8o5,i4

37 Glucynium 662,56

38 Aluminium 343,33

39 Magnésium 316,72

Ao Calcium 5 1 2,06

Ii Strontiane 1094,60

42 Baryum. .......... 1723,86

Lithium 255,63

Sodium 58 1,84

Potassium. 979>83

Titane. Zircone.

Osmium.

Iridium.

Cet ordre des substances simples est celui de leurs affinités électriques polaires décroissantes pour le pôle positif de la pile. On connaît le poids relatif des atonies composés ; par exemple, le nombre de l'atome du soufre, plus trois fois le nombre des atomes relatifs d'oxygène donnera un nombre qui exprimera l'atome de l'acide sulfurique.

Les atomes de tous les corps simples ont exactement la même capacité pour contenir le calorique , selon Dulong et Petit.

Ta b le au x des principales jiffinités électives dont la Pharmacie-pratique peut avoir besoin dans ses diverses opérations.

iVous mettons dans les premiers rangs les substances dont l'affinité est la plus grande, et à mesure qu'on descend l'échelle^ l'affinité est moindre.

1° £Pes attractions des corps combustibles pour l'oxygène.

i° Substances non a° Substances métalliques,

métalliques.

x° Non réduites, a° Alcalines. 3° BétluctU>les.

ou UrtemsKt.

Hydrogène. \ ^ Iode. Silicium. Calcium. Manganèse. Titane. Carbone. ' Chlore. Zirconium. Strontium. Zinc. Bismuth. Bore. Azote. Tborinium. Baryum. Cadmium. Cuivre.

Pbosphore. Fluoré. Aluminium. Sodium. Fer. Tellure.

Soufre. Yttrium. Lithium. Etain. Plomb.

Glucinium. Potassium. Arsenic. Nickel. , Magnésium. * Molybdène. Mercure.

Chrô'ine. Osmium.

Sélénium. Argent.

Tungstène. Or.

Columbium. Platine.

Antimoine. Palladium.

ITrane. Rhodium,

Cérium. Iridium.

Cobalt.

Les métaux se précipitent de leurs dissolutions dans les acides, les uns par les autres, suivant l'inverse de cet-ordre. Leur électricité métallique (dans la pile de Volta) suit la même progression. D'autres métaux adhèrent avec grande force à l'oxygène, comme le manganèse, l'arsenic, le molybdène, le chrome, le tungstène, le columbium, etc. Ces cinq

derniers passent même à l'état d'acides. Le titane, le tantale T

(l) La plupart des chimistes placent l'hydrogène au premier rang. Cependant le carbone décompose l'eau, c'est-à-dire, enlève l'oxygène à l'hydrogène. Il est vrai que l'oxygène inéfére â son tour l'hydrogène dans les combinaisons gazeuses f mais l'attraction la plus forte paraît être essentiellement celle du carbone.

le cérium, etc. sont réfractaires au feu, et presque irréductibles en régules. Voyez au tome II.

11° Ordre dans lequel sont précipités des acides

Les oxydes métalliques réductibles précédens , par Alumine. Ammoniaque.

Thorine. Chaux.

Zircone. Strontiane.

Glucine et Yttria. Baryte. / Soude.

Maguésie. Alcalis fixes , \ Lithine.

\ Potasse.

Cette table présente néanmoins un assez grand nombre d'exceptions, selon chaque espèce d'acides, et selon les masses ou quantités des matières précipitantes.

III0 Ordre de combinaisons ,

i° De la potasse, i° de la lithine, 3® de la soude, 4° de l'ammoniaque,

avec les acides

Sulfurique. Oxalique. Formique. Sulfureux.

Nitrique. Tartrique. Benzoïque. Nitreux.

Hydrochlorique. Arsenique. Acétique. Carbonique.

Phospliorique. Succinique. Mucique U). Prussique ou Hydio

Fluorique. Citrique. Borique. cyanique.

5° De la baryte et de la strontiane avec les acides

Sulfurique., Mucique. Tartrique. Sulfureux.

Oxalique. Nitrique. Arsenique. Nitreux.

Succinique. Hydrochlorique. Benzoïque. Carbonique.

Fluorique. Subérique. Acétique. Prussique ou Hydro-

Phosphorique. Citrique. Borique, cyanique.

6° De la chaux avec les acides

Oxalique. Mucique. Arsenique. Borique.

Sulfurique. Nitrique. Citrique. Sulfureux.

Tartrique. Muriatique. Malique. Nitreux.

Succinique. Subérique. Benzoïque. Carbonique.

Phospliorique. Fluorique. Acétique. Hydrocyanique.

70 De la magnésie avec les acides

Oxalique. Mucique. Citrique. Sulfureux.

Phospliorique. Succinique. Malique. Nitreux.

Sulfurique. Nitrique. Benzoïque. Carbonique.

Fluorique. Muriatique. Acétique. Prussique ou Hydro-

Arsenique. Tartrique. Borique. cyanique.

8<> De l'alumine mec les acides

Sulfurique. Fluorique. Phospliorique. Nitreux.

Nitrique. Tartrique. Benzoïque. Carbonique.

Muriatique. Succinique. Acétique. Hydrocyanique.

Oxalique. Mucique. Borique.

Arsenique. Citrique. Sulfureux.

(0 Fourcroy l'a nommé acide muqueux, car tous les corps muqueux traités par Pacide nitrique en donnent comme le sucre de lait.

go De l'oxyde de fer avec les

Oxalique.

Tartrique.

Camphoriquc.

Sulfurique.

Mucique.

Prussique.

Carbonique.

Hydrochlorique. Succinique.

Nitrique. Citrique.

Phosphorique. Formique.

Arsenique. Acétique.

Fluorique. Borique.

1 00 De l'oxyde d'antimoine avec les acides

Hydrochlorique. Tartrique. Fluorique. Prussique.

Benzoïque.

Oxalique.

Sulfurique.

Nitrique.

Carbonique.

Mucique. Arsenique.

Phospnorique. Formique.

Citrique. Acétique.

Succinique. Borique.

no De l'oxyde de plomb avec les acides

Muriatique. Fluorique. Brussique.

Phosphorique. Citrique. Carbonique.

Sulfureux. Formique.

Subérique. Acétique.

Nitrique. ■ Borique.

1 2° De l'oxyde de cuivre avec les acides

Mucique. Succinique. Acétique.

Nitrique. Florique. Borique.

Arsenique. Citrique. Prussique.

Phosphorique. Formique. Carbonique.

1 3° De l'oxyde de mercure avec les acides

Hydro-chlorique. Phosphorique. Citrique. Acétique.

Sulfurique.

Mucique.

Oxalique.

Arsenique.

Tartrique.

Oxalique.

Tartrrique.

Muriatique.

Sulfurique.

Oxalique.

Succinique.

Arsenique.

Muriatique.

Oxalique.

Sulfurique.

Mucicme.

Sulfurique.

Mucique.

Sulfureux. Borique.

Nitrique. Prussique.

Fluorique. Carbonique.

1 40 De l'oxyde d'argent avec les acides

Phosphorique. Fluorique. Acétique.

Sulfureux. Tartariquc. Succinique.

Nitrique. Citrique. Prussique.

Arsenique. Formique. Carbonique.

IV0 Ordre de combinaisons des acides avec les bases

salijiables :

1 o De l'acide sulfurique avec

Baryte.

Strontiane.

Pousse.

Uthine.

Soude.

Chaux.

Magnésie.

Ammoniaque.

i° De l'acide nitrique

Avec les mêmes bases ; mais la strontiane est après la soude. Ordre du reste tout semblable.

Pour les oxydes métalliques , consultez les tableaux précédons.

Glucine.

Yttria.

Alumine.

Thorine.

Zircone.

Oxydes métalliques dans l'ordre précédent, zinc, fer, etc.

3<> Des acides hydro- 4° De l'acide phos-

chlorique et acétique :

Comme le précédent ; mais l'ammoniaque passe avant la magnésie. Pour les oxydes des métaux, voyez les tables précédentes.

phorique :

Mêmes bases ; mais la chaux se place après la strontiane, et la magnésie après l'ammoniaque. Pour les oxydes métalliques , voyez les précédens.

V° Ordre de combinaisons des huiles fixes avec

Chaux. Ammoniaque. plomb , de bbrautli ,

liaryte. Oxyde de mercure. non le fer.

I>es trois alcalis fixes , Les autres oxydes me- Alumine.

Magnésie. talliques , surtout de

Les corps qui se combinent intimement et en proportions

déterminées, sont:

{Alcalis. / Métaux.

iTyZ -éum,u«. W» " PWh- avec £™ne.

f Alcalis.

DES REACTIFS.

Les essais sont :

Les teintures de tournesol ou de lichen orseille, qui bleuissent; celles de violettes, et aussi de nerprun, selon Pelletier , et de mauve-sauvage , qui verdissent avec alcalis , rougissent par acides;

Les papiers rougis avec l'infusion du fernambouc, ou jaunis par celle de curcuma ; les infusions de ces deux substances qu i Tirent ou changent de couleur par les alcalis et les acides, en décèlent la présence; aussi l'infusion de bois néphrétique, présente une couleur changeante par les acides et alcalis.

Les Réactifs proprement dits, sont :

. i° Alcalis purs. Potasse, lithine, soude, ammoniaque , décomposent les sels à bases terreuses et métalliques. Aussi la baryte en solution dans l'eau décèle partout l'acide sulfurique, qu'elle précipite en sel insoluble ; la strontiane agit comme les alcalis.

La potasse caustique constate la présence des terres dans le lait de soufre, de l'alumine dans la magnésie , des terres dans les acides minéraux, de la colophone dans les résines de gayac et de jalap ; essaie le mercure doux ( protochlorure) , le kermès et le soufre doré d'antimoine ( oxydes hydrosulfurés); reconnaît dans les eaux le sulfate de magnésie, d'alumine, les sels métalliques , etc.

\J ammoniaque dissout le cuivre en bleu , et cette dissolution sert à reconnaître l'arsenic dans l'étain , dans le muriate de baryte, le cinnabre et le sublimé corrosif. Cet alcali dénonce partout la présence du cuivre, en alimens, en boissons, en suc de réglisse, en vinaigre, et autres acides, dans l'alun, l'hydro-

chlorate d'ammoniaque, l'argent et le nitrate d'argent fondu ; il montre Fétain dans l'or en feuilles; l'oxyde de fer dans les sulfates de zinc, de potasse, de soude, le muriate de baryte, l'acétate de potasse, le surtartrate de potasse, et dans le tartrate de potasse antimonié, dans l'alcool, etc. Hum maniaque décèle aussi l'alun dans les vins, l'alumine dans la magnésie, les oxydes de fer et de zinc dans le sulfate de cuivre (vitriol de Chypre); les carbonates de chaux, les sulfates et hydrochLratesde magnésie, d'alumine, ou à bases métalliques, dans les eaux ; mais elle forme des sels triples avec la magnésie, ce qui la rend dans ce cas un réactif peu fidèle.

20 Terres. Chaux, magnésie, décèlent l'acide carbonique. Veau de chaux découvre l'alun dans les vins, constate l'acide carbonique dans la pierre à cautère, découvre dans les eaux l'alun, le sulfate de fer, les carbonates alcalins et les terres, les acides phosphorique, sulfurique, oxalique, carbonique, etc.; elle précipite en jaune hriqueté le deutochlorure de mercure ou sublimé corrosif.

Baryte et strontiane. Voyez les tableaux précédens.

3° Acides. Le sulfurique décompose les sels neutres en déplaçant leurs acides, ou leurs bases; décèle la présence du plomb dans les vins et vinaigres, dans l'éiain, le mercure, l'oxyde blanc de zinc ; la chaux dans l'oxyde blanc de mercure précipité; les sulfate et carbonate calcaires dans la magnésie, dans le \rert-de-gris ; le plomb dans l'éther acétique; il essaie la magnésie ou la chaux calcinées. Il démontre , à l'analyse des eaux, les carbonates alcalins et terreux, décèle bientôt la baryte.

Le nitrique dégage les acides phosphorique et tartrique de leurs bases, décompose le gaz hydrogène sulfuré (l'acide hydrothionique des Allemands) dans les eaux, et en précipite le soufre ; sépare les cendres d'os mêlées à la farine , le cuivre et le plomb contenus dans lesalimens, le cuivre des feuilles d'or; découvre les sulfate et carbonate calcaires et le sulfate de baryte dans le blanc de plomb ; constate la présence de la silice ou du plâtre dans le protochlorure de mercure , de l'étain dans le mercure , des terres et de l'acide carbonique dans les alcalis caustiques, du sulfate de chaux dans la magnésie ; essaie la pureté du tartrate de potasse et de soude et de l'acétate de potasse;' dénonce la présence du soufre et de l'ammoniaque partout où ils sont.

Vhydrocklorique décompose le gaz hydrosulfuréux, décèle aussi le plomb dans les vins, distingue l'argent de l'étain en

feuilles, et l'arsenic dans Tétain; reconnaît le plomb dans le* acétates (surtout dans l'acétate de potasse, ou terre foliée, du commerce, faite par double décomposition de l'acétate de plomb et du sulfate de potasse).

Le nitro-muriatique ou nitro-hydrochlorique , eau régale , découvre s'il y a du plomb.

Les acides sulfureux et nitreux décèlent l'hydrogène sulfuré en précipitant le soufre.

Le phosphorique découvre la chaux, sépare aussi les oxydes de plomb , de plusieurs sels.

Y! oxalique précipite la chaux des sels calcaires, dans les vins, dans le surtartrate de potasse, l'oxyde de zinc, les eaux minérales , etc. On se sert surtout de l'oxalate d'ammoniaque ou du suroxalate de potasse, sel d'oseille, pour des doubles décompositions de sels calcaires.

Uarsenique s'empare du soufre , et forme un sulfure d'arsenic, dans les eaux sulfureuses.

Le chlore décèle aussi l'hydrogène sulfuré et les hydriodates. h1 iode (dissous dans de l'alcool) décèle partout la présence de l'amidon qu'il colore sur-le-champ en bleu.

Le borique réduit l'arsenic , lorsqu'ayant été précipité pa/ l'eau de chaux, de sa dissolution, on traite ensuite ce métal par du charbon.

Le tartrique découvre la potasse unie à l'acide sulfurique et au carbonate de soude.

Le carbonique précipite la chaux pure , etc. L'acétique découvre la chaux dans les farines, dans les oxydes blancs de plomb; sépare le cuivre des feuilles d'or, le blanc de plomb des sulfates de chaux ou de baryte, le plomb de rétain, l'antimoine diaphorétique de l'oxyde blanc de zinc, le plomb et ses oxydes de ceux du mercure (tels que des précipités blanc et rouge) et du cïnnabre; découvre la chaux dans le mercure précipité blanc ou protochlorure ; essaie la pureté du minium, du vert-de-gris, etc.

Les acides citrique, malique, etc., sont usités dans les analyses des végétaux.

4° Sels neutres a bases alcalines et terreuses. Sulfate de chaux, en dissolution, découvre l'acide oxalique dans le sel de succin et autres liqueurs.

Les sulfates alcalins précipitent les dissolutions de plomb en blanc.

Nitrate dépotasse découvre le manganèse, le fer, l'arsenic, dans le soufre, l'antimoine cru à l'aide de la chaleur.

RÉACTIFS. i7

Nitrate de baryte sépare l'acide siilfurique dans l'éther &ulr furique. . / •

Muriate ou hydrochlorate a" ammoniaque sec décèle la potasse ou la chaux dans le sucre (en donnant son odeur ammoniacale).

— De baryte démontre l'acide sulfurique dans les vinaigres, ou les acides bydrochlorique , nitrique, phosphorique, tartrique, dans l'éther sulfurique et la liqueur d'Hoffmann ; les sulfates dans les muriates de soude ou d'ammoniaque ; dans les nitrates, le sousborate de soude; dans le carbonate de soude, les eaux; dans le sucre de lait, la liqueur de corne de cerf succinée, etc.

— De chaux reconnaît l'acide phosphorique, et oxalique partout; les phosphate et sulftte de soude, le carbonate de soude , dans les eaux ; l'acide carbonique dans l'ammoniaque caustique. \\s ,\

Acétate de baryte découvre aussi l'acide sulfurique dans le vinaigre, l'alun dans le vin, l'acide sulfurique dans les sels et partout. , :;

Carbonate de potasse fait reconnaître l'alun dans les alimens, les boissons; la chaux dans la bierre; l'acide tartrique dai& le vinaigre, dans le sel de succin ; il essaie l'eau de chaux , précipite les oxydes métalliques des sulfates , les terres des muriates, le fer, le cuivre, les terres de tous les sels à base d'alcali ; sépare les acides des éthers et de la liqueur ti'HolFmann, l'eau de l'alcool, et constate la force de cehu-cj; découvre le sel ammoniac du sel de succin. , : '

— De soude décompose, dans les eaux, les sels terreux et métalliques. • •••,...»,: i : w .

Hydrocyanate ou prussiate de potasse ou de chaux précipite en bleu le fer de ses dissolutions. Le prussiate de potasse découvre le cuivre dans les alimens , le fer dans les fleurs (oxyde), de zinc,' les eaux minérales, la potasse caustique , les acides.

Sousborate de soudé., ou borax* constate la présence du cobalt dans les couleurs, en l'employant comme flux réductif.

Oxalate d ammoniaque et suroxalate de potasse. Voyez à l'Acide oxalique, ci-devant.

5° Sels a bases métalliques.

Sulfate d'argent, dissous, montre les muriates dans les sels , dans le suc de citron, dans les eaux ; découvre l'arsenic dans le soufré.

Les sulfates de fer, de cuivre, agissent sur l'hydrogène sul- 1. 2

furë gazeux. Le sulfate de fer récent (vert, proto -sulfate , ou m' minimum d'oxydation) donne une rouille (oxyde de fer au maximum) par les eaux oxygénées, précipite en noir partout le tannin et Pacide gallique. Le sulfate de cuivre découvre l'arsenic, le sublimé corrosif dans les aliinens, et le soufre dans les eaux sulfureuses. \

Nitrate d'argent précipite le mucus animal , découvre dans les vins trop soufrés et partout l'acide sulfurique ; l'acide hydrochlorique dans les vinaigres, dans l'acide nitrique , dans les alcalis (après leur saturation), dans le nitre et l'acétate de potasse, les sels magnésiens, la liqueur de corne de cerf succinée, le borax, le carbonate de soude , les tartrates de potasse ou de soude, le sucre de lait; il reconnaît le phosphore par un précipité noir de phosphure d'argent , les muriates et les sulfates dans les eaux distillées ; et noircit par les hydrosulfures.

Nitrate de mercure précipite aussi les mucilages et d'autres principes végétaux, découvre l'alun dans l'eau, essaie l'eau de chaux, reconnaît les sulfates, les muriates, l'hydrogène sulfuré dans les eaux, ainsi que les carbonates de soude, de chaux et de magnésie, et partout les acides sulfurique et hy drochlorique.

Nitrate de plomb découvre l'acide sulfurique , en acide lartrique, en sel de succin, en tartrate de potasse et de soude, en surtartrate de potasse, en émétique; précipite l'acide hydrochlorique partout.

Hydrochlorate ou chlorure d'arsenic, ou celui à' antimoine et de platine , démontrent le soufre dans les eaux minérales. Celui de platine démontre les sels à base de potasse ou de soude par la couleur qui en résulte; la potasse précipite en jaune ; la soude teint la liqueur en jaune ; l'ammoniaque précipite en jaune rougeâtre.

Deutochlorure de mercure ( sublimé corrosif) précipite l'albumine animale, reconnaît dans les eaux les carbonates de soude et de chaux; est précipité par les hydrosulfures, comme tous les sels métalliques.

Acétate et suracétate de plomb liquide (extrait de Saturne) précipitent le mucus animal, l'acide sulfurique dans le vinaigre et ailleurs, dans les acides nitrique, tartrique, les sels neutres ; découvrent l'alun dans le tartre, le sulfate de soude dans le tartrate de soude; les alcalis, les terres, les sulfates et muriates dans les eaux, ainsi que l'hydrogène sulfuré, et le soufre surtout.

6° Les Métaux purs (ou en régules).

L'argent découvre l'hydrogène sulfuré ( acide hydrosulfu-

RÉACTIFS. j9

rique) dans les vins soufre's et dans l'albumine, en noircissant.

Le mercure coulant, de même, dans lçs eau* minérales, ot le sublimé corrosif, deutochlorure de mercure, alimens.

Le cuivre poli découvre aussi le sublimé corrosif.

Le/er poli précipite le cuivre dans les vins, les alimens, la " limaille de fer, l'extrait de Saturne, la pierre infernale, les sels neutres, le tartre, le tartrate de potasse, les sulfates de fer, de zinc, le muriate de baryte (chlorure de baryum) ; aussi dans les tamarins, le suc de réglisse, les extraits, etc.

Le zinc poli décèle le plomb dans le vinaigre, Tétain dan: l'émétique, le soufre dans l'arsenic.

7° Les Oxydes métalliques s'emparent tous des hydrosulfares , ou les décomposent et s'unissent au soufre. L'oxyde de cuivre dissous dans l'ammoniaque (ammoniure de cuivre) découvre l'arsenic dans l'étain, dans le sublimé corrosif, les oxydes d'antimoine dans les alimens.

8° Les Sulfures, Carbures, Savons, etc.

Vhjdrosulfate d'ammoniaque décèle les métaux, le plomb dans le vinaigre, les eaux minérales, l'arsenic dans les alimens, le plomb dans le muriate de baryte, et les précipite en noir.

Les hydrosulfates , la liqueur probatoire a^Hahnemann (*) décèlent le plomb dans le vin, le vinaigre, la bière et les alimens, l'antimoine dans le vin, le cuivre dans l'alcool, le mercure dans le muriate de soude , le plomb dans les couleurs , dans l'éther acétique, dans la terre foliée (faite par décomposition de l'acétate de plomb), et le tartrate de potasse dans l'antimoine diaphorétique , dans le mercure précipité blanc ; découvrent l'arsenic dans le muriate de baryte et dans le cinnabre, ainsi que le minium dans le vermillon, l'arsenic dans le sublimé corrosif; ils essaient la quantité d'antimoine contenue dans l'émétique.

Tous les hydrosulfates précipitent ou décèlent la plupart des métaux blancs, le plomb, le mercure, le bismuth, l'argent, etc.

Le flux noir réduit les oxydes de plomb ou d'antimoine des alimens, constate la pureté de minium, du blanc de plomb et autres oxydes.

(*) Elle se prépare avec sulfure de chaux et acide tartrique a"a 16 gramm. 3 iv; eau distillée, i litre, ib i). Mêlez dans un vase couvert. On décante la liqueur déposée, et on y ajoute : acide tartrique , 3a gramm. J j. Voyez Pharntacop. batau. i8o5, in~4°>

TJn autre hydrosulfate est celui d'arsenic fait avec orpiment | ij ; chaux vive , 3 j Faites bouillir dans eau distillée § xij. Filtrez. Il précipite le plomb en noir.

2o RÉACTIFS.

Solution alcoolique de savon découvre les acides libres, les sels à base terifèuse ou métallique dans les eaux , ou l'acide carbonique. La solution aqueuse du savon blanc y est également propre; elle annonce la présence du sulfate de chaux (sélénite) dans les eaux crues, et aussi celles des autres sels à bases métalliques.

9° Les Alcools et Etheiis.

Y! alcool précipite dç leur solution aqueuse les sels neutres qu'il ne peut dissoudre, accélère leur cristallisation, sépare 1 acide tartrique du vinaigre , les phosphate et sulfate de chaux de l'acide phosphorique, le sulfate de potasse du sulfurique, le tartre du sel de succin, les sulfates des eaux, les résines de l'asa-fœtida, la poix noire de l'asphalte, l'essence de térébenthine de l'huile de pétrole, les huiles volatiles des fixes (excepté celle du ricin en partie dissoluble), la colophane de la résine tacamaque ; essaie l'ammoniaque caustique et carbonatée, les sels et esprit de succin, etc.

Alcool gallique. Voyez Teinture aqueuse, et Eaux.

Etker sulfurique (le nitrique, le muriatique, l'acétique se décomposant facilement, et leurs acides s'en séparant, ils ne sont pas aussi parfaits que le sulfurique , ou le phosphorique de M. Boùliay). Il sépare les huiles fixes du baume de Copahu ( cependant ces huiles sont en partie dissolubles par J'éther), la cétine ou le blanc de baleine de la cire, la graisse des huiles fixes, ou le beurre de cacao de celles-ci ; mais l'alcool est préférable en ces cas.

, io° Des Eaux et Solutions aqueuses.

Eau distillée sert pour laver, sépare l'oxyde de bismuth de l'acide nitrique, ou du vin , ou de F e tain ; découvre l'alcool dans les huiles volatiles, dans les éthers; essaie le protochlorure d'antimoine ( ou beurre ) , le sel de Saturne ; précipite le bismuth de l'oxyde blanc de mercure! de l'étain , etc.

Teinture de noix de galles, aqueuse ou alcoolique, décèle le fer dans l'acide sulfurique , dans l'alun , ou les sels ammoniacaux, ou le m mi a te de baryte, ou l'acétate de potasse, ou les sulfates de potasse, de soude, de zinc, dans l'oxyde blanc de zinc, l'acide hydrochlorique, les eaux minérales, etc., et le précipite partout en noir ou violet. Elle précipite aussi

ou te s les substances azotées.

Teinture de tan précipite l'albumine et la gélatine , le fer et les oxydes métalliques, essaie l'émétique , le quinquina et autres décoctions végétales.

Gélatine en solution découvre la présence du tannin qu elle précipite. ' J '

Réactifs dans les cas d'empoisonnemens pour connaître la

nature des poison*.

Les médecins et les pharmacien s étant souvent appelés dans les empoisonnemens pour découvrir la nature des substances délétères, et se trouvant aussi chargés de rapports inédieo-jur di ci aire s dans de pareils cas , il est très-important qu'ils se mettent en état de. juger, par des réactifs, de la nature de ces poisons. \ r

Les poisons acides, sulFurique, nitrique, hydrochlorique ou muriatique, le chlore (muriatjque. oxygéné), l'acide phosphorique, etc., se décèlent d'abord par des couleurs bleues végétales qui passent au! rouge ; les sels bary tiques , acétates, nitrates, muriates, décèlent Yacide sulfurique , ainsi que les nitrates de mercure, d'argent, de plomb, etc. ; Y acide nitrique s se reconnaît aussi aux sels qu'il forme avec la potasse, la soude, la baryte, la strontiane, Tammoniaque, la chaux; on essaiera aussi les lames d'argent , de cuivre , etc.. l'acide hjdrochlorique précipite les nitrates d'argent, de plomb, de mercure; on examinera comment se comportent les teintures bleues végétales. Pour le chlore, ces teintures se décolorent en jaune pâle , l'ammoniaque reforme de l'acide hydrochlorique. Pour V acide phosphorique , la chaux, la baryte , font des sels pe so lubies ; l'acétate de cuivre , etc. ; , S

La baryte se précipite par l'acide sulfurique et les sulfates solubles : il en est de même des sels baryùques solubles.

Les alcalis caustiques , potasse, soude, se reconnaissent , soit par les sels calcaires, magnésiens, qu'ils décomposent, soit par les acides qui en forment des combinaisons salines.

11 ammoniaque liquide, outre son odeur, précipite aussi les bases terreuses de plusieurs sels, calcaires, a lumineux , etc.

Le nitrate à? argent fondu se décèle par les acides hydrochlorique, sulfurique, les arséniates, la dissolution de cuivre ammoniacal, l'eau hydrosulfatée (hydrosulfureuse), l'hydrochlorate de soude , la lame de cuivre décapée, etc. .

Le deutochlorure de mercure (sublimé corrosif) se reconnaîtra par l'eau de chaux formant un précipité briqueté , et par les alcalis, par l'hydrogène sulfuré et les hydrosulfates alcalins, par l'albumine qu'il précipite, par les hydrocyanates

( prussiates) de potasse, de soude, de chaux, par la lame de cuivre décapée, etc. (0.

Le chlorure £ antimoine (beurre d'antimoine) se reconnaît à son action sur les substances végétales et les couleurs bleues; il précipite aussi par lés hydrosulfates alcalins, les alcalis et terres alcalines; il agit sur l'or, se révivifie par le charbon, etc.

Le nitrate de mercure se reconnaît par la lame de cuivre décapée, par les acides hydrochlori que, oxalique; se révivifie sur les charbons incandescens , etc.

Le sulfate acide de mercure se reconnaît par les autres procédés, en se précipitant par des alcalis, des hydrosulfates alcalins, par l'ammoniaque, se décomposant parle charbon, etc.

Les oxydes de mercure par l'acide nitrique, ou sulfurique, se reconnaissent par la soude, la lame décapée de cuivre, les eaux sulfureuses, les hy drocyanates de potasse ou de soude, etc.

Vhydrochlorate d*or se reconnaît par le protosulfate de fer, le gaz hydrogène , les acides phospnoreux et hypophosphoreux, les alcalis, le chlorure d'étain, etc.

V acide arsenique ou arsenieux se reconnaîtra par l'acétate de cuivre , le sulfate de cuivre ammoniacal , le nitrate d'argent ; il donnera une odeur d'ail sur une plaque rougie au feu; l'eau hydrosulfureuse le précipitera en jaune, ainsi que la liqueur probatoire d'Hahnemann : on réduit cet acide par le charbon et la potasse, ou le savon, etc.

Lorsqu'on fait fondre de l'arsenic ou l'un de ses composés avec du nitrate de potasse, il se produit de l'arséniate de potasse, dont la dissolution donne, avec le nitrate d'argent, un précipité rouge de brique.

Dans le cas où une petite portion de la potasse du nitre a été mise à nu , il faut la saturer avec de l'acide acétique , sécher la masse saline et la redissoudre dans l'eau.

La quantité d'arsenic qu'exige ce mode d'épreuve est si petite, qu'une seule goutte d'une dissolution d'oxyde d'arsenic dans l'eau, qui, à la température de io° cent, ne contient pas au-delà de ~ centièmes d'oxyde d'arsenic, mise dans une cuillère de platine avec du nitrate de potasse, et fondue, produit

une quantité très-appréciable d'arséniate d'argent.

(0 Procédé pour reconnattre le mercure. Tous les oxydes et composés salins de mercure mis sur For dans une goutte d'acide muriatique avec un morceau d'étain , fournissent promptement un amalgame d'or.

On peut essayer ainsi une particule de sublimé corrosif, ou une seule goutte d e sa dissolution; et, dans ce cas, l'addition d'acide muriatique est inutile.

James Smithson, Annals of Philosophy. 182 a.

RÉACTIFS. ai

Les arséniaies se décomposent par les hydrosulfates , le sulfate de cuivre, en formant le précipité vert deSchèele, etc.

Les oxydes sulfurés jaune et rouge d'arsenic (orpiment, réalgar) sont décomposés par les acides nitrique et hydrochlorique, précipités par l'ammoniaque cuivreux , la chaux, les alcalis, etc. . • , < ■

Le sousacétate de cuivre et son carbonate^ sont aisés à reconnaître par les acides sulfurique , nitrique > muriatique , par l'ammoniaque, etc., par les alcalis, potasse et soudé, l'acide gallique, les hydrosulfates, etc.

Le tartrate d'antimoine et de potasse se décèle par les hydrosulfates alcalins, les carbonates alcalins, l'eau de chaux, l'acétate de plomb, l'hydrocyanate de potasse, par les substances végétales contenant du tannin , etc. > ^

Les sels et oxydes de plomb se découvrent par les hydrosulfates alcalins, l' hydrochlorate de soude, par le soufre et les sulfures, une lame de zinc, les hydrochloràtes et sulfates alcalins, l'hydrocyanate de potasse, etc:

Ainsi , les hydrosulfates de potasse , les eaux hydrosulfurées, la liqueur probatoire de Hahnemann, le nitrate d'argent liquide, font reconnaître les oxydes de plomb et leur acétate, soit dans le vin , soit ailleurs. ' : y

Le nitrate de bismuth se reconnaît par les prussiates ou hydrocyanates alcalins, là teintiire de noix de galle ôu de tan, les hydrosulfates alcalins, etc.

On reconnaîtra Poxyde d'arsenic, et la solution de deutochlorure de mercure (sublimé corrosif) au moyen de Y amidon ioduré , qui perd sa belle couleur azûrée en devenant roussâtre. Cette couleur roussâtre repasse au bleu par l'addition d'un peu d'acide sulfurique, quand c'est de l'oxyde d'arsenic ; mais quand c'est du sublimé, la couleur bleue ne reparaît plus. On prépare Y amidon ioduré, en triturant de la colle de farine avec de l'iode : il s'ensuit un beau bleu.

Les alcalis font reconnaître les empoisonnemens par le sublimé corrosif , le mercure précipité blanc, les acides;

y ammoniaque, ceux par le sublimé ou par les oxydes de cuivre; • , .

L eau de chaux, ceux par l'arsenic, le sublimé;

lu1 acide sulfurique, ceux par le plomb et la baryte ;

h'hydrochlorique , ceux par la pierre infernale, par les sels mercuriels non suroxydés ;

Le b&rique, ceux par l'arsenic, qu'il sert à réduire à son état métallique ; ; »f ^ , r

24 LA LIGN1JVE.

Le fer poli, ceux par les oxydes de cuivre qu'il réduit; Le sulfate de cuivre, ceuxpar l'arsenic et le sublimé corrosif; Le nitrate de potasse, ceux par l'arsenic dont il dégage l'odeur alliacée à l'aide de la combustion ;

— de mercure, i ceux par Les mides sujfurique et hydro-

— d'argent ; J chloriquej

— debaryte*, \* n «j • ir ^«fctteîfe toyfc, rUSS1 C6UX 1 aClde SulfunCIUei

Les hydrosulfates , ceux par le sablimé, l'arsenic, l'antimoine , le plomb , et minéralisent ces métaux , qu'ils rendent moins dangereux; m • •< m* tr. . 'I)*/^ !

Vhjdrosulfate d'ammoniaque , ceux par l'arsenic, le mercure; ' J \ î. i *>,) «N< « j ^

h' ammoniaque cuivreuse, ceux par l'arsenic, le sublimé, l'antimoine : réactif peu certain pour l'arsenic.

Les couleurs lieues 'végétales décèlent ceux par les alcalis caustiques , en changeant de nuances. ; h ' .

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