‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 19 sur 142 · M> CAMPHRE · texte numérisé non relu

M> CAMPHRE

îles ditlererts fruits. On sépare les huiles essentielles de l'eau par un syphon , ou par du coton dans un entonnoir. Devenues vieilles, elles agissent comme acides sur le liège, le papier, etc. Les huiles volatiles peuvent prendre jusqu'à 8 pour 100 d'alcool difficile à séparer, mais sensible à l'aréomètre (0.

Genre 5. Du camphre.

Substance concrète , cristalline , blanche , très-volatile à Tair , très-combustible , dissolu] >le dans les huiles volatiles et les fixes, l'alcool et Féther ; rendue d'abord huileuse par l'acide nitrique, est changée ensuite en acide camphorique; sert aux feux a artifice, et aide aux dissolutions de résine copal , de gomme élastique. Plusieurs racines, comme l'aunée^ la valériane, donnent du camphre, ainsi que la lavande, le romarin, l'aurone, le thym, la sauge, la camphrée, plusieurs anémones, et scitaminées, comme la zédoaire et le gingembre, et tous les lauriers, plus ou moins. En faisant agir du gaz acide hydrochlorique sur l'essence de térébenthine ou même sur d'autres

(«) Il y a beaucoup d'espèces d' arômes, qui lous n'ont pas pour principes des huiles volaliles. Nous les distinguerons , i° en arômes hydrocarbonés gazéifiés , vireux, âcres et caustiques, sejixant difficilement, décomposables par 1 oxygène. Tels sont ceux du rhus toxicodenàron L. , et des arbres à vernis, du garou, des euphorbes* ricins, bryones, ellébores, aconits, renoncules, lauriers-roses, apocyns , ainsi que des scammonées et liserons. Les fusains et nerpruns tiennent de ce principe, qu'on retire abondamment du suc distillé du manioc, et qui réside dans les pommes de mancenille, dans plusieurs champignons laiteux et vénéneux, et surtout dans les ombellifcres aquatiques ; 2° en arômes enivrons ou narcotiques, qui paraissent se rapprocher du caractère de l'azote; tel est celui de l'opium, dessolanées, du chanvre, du tabac, de la laitue vireuse, de l'œillet d'Inde , etc. : sont dus â une matière glutineuse , virulente: 3° en arômes extractomuqueux, fétides, plus ou moins fugaces, comme dans les orchis, la vulvaire, les stachys, les géranium fétides» Fepervièrc puante, les scrophulaires, le bois puant {anaqyris), la mercuriale, la scille, les iris, le colchique, etc.; 4° en arômes alliacés , piquans, comme l'ognon, l'ail, l'asa-fœtida, l'alliaire, etc., qui contiennent du soufre, peut-être à Te lat d'oxyde : le phosphore brûlant donne cette odeur; 5° en arômes âcres des crucifères , raifort, moutarde, cochléaria ; est trèg-soluble dans les alcools , décomposable par la chaleur ; donne du soufre et des hydrosulfures, etc. Les racines oVarum et de colla, le poivre de Guinée on piment, ont aussi beaucoup d'àcreté , mais presque inodore.

Les arômes des rosacées sont, astriugens; ceux des crucifères , antiscorbutiques $ les extracto-muqueux nauséeux sont vomitifs; les hydrocaibonés , acres, corrosifs; les enivrons assoupissent; les odorans huileux sont excitans, stimulans , cchauflans; les alliacés servent de condirnens. Plus les plantes naissent dans des contrées chaudes, sèches, et à la lumière, plus les arômes huileux, plus les narcotiques, les hydrocarbonés sont actifs, développés. Mais les arômes âcres des crucifères étant très-fugaces , sont plus abondans sous les climats froids et humides ( pays où le scorbut est aussi endémique ). Les arômes balsamiques sont acides, contiennent de l'acide benzoïque, se forment dans les contrées les plus ardentes de la terre. La dessiccation des végétaux augmente quelquefois leur arôme, par une sorte de maturation. Voyez Boerhaave , Fréd. Hoffmann , notre Mémoire, sur l'Osmologie, Bulletin de Pharmacie, an 181 1, et notre Histoire naturelle des Métlicamens.

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