SANG
truisent. 11 est composé, i° de fibrine, plus abondante chez les animaux carnivores, chez les oiseaux qui respirent beaucoup, chez les individus forts et sujets à des concrétions polypeuses, et dans les maladies inflammatoires, où elle forme une couenne sur le caillot; chez les mâles plus que dans les femelles; chez les animaux à sang chaud plus que dans ceux à sang froid, comme les reptiles et les poissons ; enfin dans la • portion du sang artériel plutôt que le sang veineux, qui en est presque dépouillé; a° d' albumine ou sérum, plus abondante aussi dans les espèces à sang chaud que dans celles à sang froid, et surtout chez les herbivores, chez les femelles et les jeunes animaux , chez les espèces qui s'assoupissent en hiver (comme les loirs, les marmottes, etc.); 3° de la partie rouge colorante et de différens sels : elle se coloi e davantage par l'acte de la respiration , et dans le sang artériel plus que dans le veineux, dans celui des oiseaux et des mammifères plus que chez les reptiles et les poissons qui respirent moins ; paraît ne pas exister dans la sanie blanchâtre qui tient lieu de sang aux mollusques , aux insectes et aux zoophytes ; est moindre chez les individus étiolés, privés du grand air et de la lumière, et dans les chlorotiques ou femmes atteintes des pâles couleurs ; c'est pourquoi les préparations martiales ou ferrugineusesi leur conviennent {Voyez Parmentier et Deyeux, Mém. sur le Sang); 4° de Y hydrogène carboné , que Pacte de la respiration combine à l'oxygène de l'air , pour former de l'eau et de l'acide carbonique , selon Lavoisier, Séguin , Jurine , Goodwyn , etc. , qui est surabondant dans le sang veineux et noirâtre, et non vital à cause de cela : cet hydrogène carboné tend à former de la graisse ou de l'huile; les poissons, les oiseaux et les mammifères aquatiques qui respirent le moins, sont gras et huileux aussi : la graisse se dépose surtout vers les rameaux du système de la veine-porte; 5° enfin la soude libre, le soufre, l'eau et quelques sels (phosphates et hydrochlorates ) , s'y rencontrent en diverses proportions. M. Vogel a trouvé de l'acide carbonique tout formé dans le sang du bœuf, soit artériel, soit veineux.
Le sang, hors du corps, se sépare en caillot rouge ou cruor, et en sérum-, il n'est plus coagulable alors par le venin de la vipère. Il varie en qualité selon les régions du corps, l'état de santé et de maladie; il paraît se décomposer dans les scorbutique?, les hydropiques; être bilieux dans la jaunisse, quoiqu'on n'en puisse pas séparer de la bile (0. Sa chaleur dans l'homme est
Kl) M. Proust a cependant annoncé qu'il en avait obtenu en 1800.