‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 42 sur 142 · ANIMAI? «X. , J · texte numérisé non relu

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Bien que le miel paraisse un résultat immédiat de la végétation 5 qu'il existe dans les nectaires des fleurs ; qu'il exsude des feuilles de plusieurs arbres par la chaleur , comme le miellat, la manne, etc., et que beaucoup de sèves sucrées présentent une matière analogue, cependant il offre un caractère particulier, celui d'être uni à un acide, et élaboré dans les corps des abeilles, qui lui donnent un mucilage animalisé. On sait que les abeilles font de la cire avec du miel pur en aliment, et non pas du miel avec de la cire, qui semble être un produit secondaire. Le miel est mêlé plus ou moins à la cire, surtout celui des alvéoles qui a voisinent le couvain. On peut le considérer comme une suostance sucrée, combines avec les acides acétique et îiialique de l'abeille (car elle donne aussi ces acides à la distillation), un mucilage animalisé et de la cire. Cavez-zali a remarqué qu'en saturant par la chaux ces acides, et en débarrassant le miel par des clarifications ou par l'alcool , 4e ces diverses substances , on en extrayait du sucre cristallisable. Froust a trouvé dans le miel deux sortes de sucre, l'un liquide incristallisable, l'autre cristallisable, analogue au sucre de raisin. Quand le miel est débarrassé de sa matière purgative } il dévient plus agréable. L'acide nitrique le change en acide oxalique ; tandis que la manne, traitée par le même réactif, offre de l'acide mucique. Distillé à feu nu, il produit, outre l'acide acétique, une huile et une sorte de' caramel. 11 peut garantir les chairs de la putréfaction. Cest pourquoi les Bëdas de Ceylan mangent des chairs confites ai* miel. Les semences peuvent aussi se garder dans le miel. Celui du Cotentin et de plusieurs ljeux de Normandie, contient beaucoup de pollen du blé sarrasin (Polygonum fagopyrum L.), qui lui communique une saveur peu agréable et l'empêche de se clarifier. Le miel de Narbonne est le plus beau, le plus limpide, le plus aromatique ; le gâtinois se clarifie bien ; est le meilleur pour l'usage ordinairë , après celui de JVarbonne ; les autres sont de qualités inférieures et usités pour la fabri cation du pajn-d'épice commun, etc. Le miel, découlant naturellement des rayons r est vierge et limpide; il dépose des cristaux grenus de sucre , sorte de candi. $on exposition à l'air y contribue. En faisant bouillir le miel dans

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