‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 81 sur 142 · POTIONS ET JULEPS · texte numérisé non relu

POTIONS ET JULEPS

. lm >l4.»'î Sirop de coings. ...... 64 gramm. | ij.

Eau de camicïle orgée. ... 3a gramm. * j.

On en prend une cuillerée à bouche toutes les heures, dans les diarrhées devenues chroniques et atoniques , seulement. (Koempf, Enchiridium me<L alvinifluxûs,édit. de Kortum).

Potion diurétique hjdragogue, du docteur John Ferriar.

¥ Extrait d'ekterium. ..'.*. 1 5 centigr. 1 çraiti.

A IcopA nitrique, 64 gramm. | îj.

f Teinture de scillc \ j». ^ # . .

" ' Oxjmel colchique / aa ,6 &amm' 5 w'

Sirop de nerprun 3a gramm. % j.

Mêlez. On prend cette potion par cuillerées dans l'ascite et les autres hydropisies.

Julep rafraîchissant.

A. Acide tartrique. . . ' a gramm. 3 fi.

Eau dist. de cerises noires (non alcooliq.) a56 gramm. | viij. Sirop de framboises. . . ... . . 3a gramm. | j.

On mêle; on prend par cuillerées, dans les ardeurs d'entrailles.

Julep fortifiant, ou cordial.

11. Oléo-saccharum de citron. ... 16 gramm. 3 jv. Eau de cannelle vineuse .... 19a gramm. 3 vj. Sirop de limons ou de grenades . . 3a gramm. 3 j.

L'oléo-saccharum, ou mieux œléo-saccharum de citron, se prépare en frottant' du sucre contre l'écorce fraîche de ce fruit. Lorsque ce sucre est bien imprégné de l'huile essentielle, et mêlé au parenchyme de cette écorce râpée par les petits cristaux de ce sel, il se ramollit; on le délaie dans les liquides. Les autres celéo-saccharum d'huiles essentielles se font en triturant, avec du sucre, quelques gouttes de ces huiles, pour les diviser et les rendre miscibles à l'eau. (Voyez aux QEléo-saccharum).

Le julep fortifiant se prend par cuillerées, dans les faiblesses, à la suite de grandes évacuations.

, Autre potion cordiale , ou pour exciter les forces.

Tf Sirop d'oeillets 3a gramm. 3 j.

Alcoolat de cannelle 16 gramm. 3 iv.

Confection dTiyacinthe (ou de safran) 8 gramm. 3 ij. Mêlez avec soin dans un mortier , puis ajoutez

Eau distillée de menthe poivrée . . 96 gramm. J iij.

de fleurs d'orangers. . 96 gramm. $ iij.

Faites le mélange à prendre par cuillerées.

, POTIONS ET JULEPS. *i3 Tidep éthéré , dit antispasmodique.

If Sirop de fleurs de nénuphar ... 3-a gramm. * j.

Eau distillée de fleura de tilleul . . 64 gramm. ft ij.

d'orangers. . 64 gramm. i ij.

Éliier sulfurique 4 gramm. 3 j.

Mêlez dans une fiole bien close; à prendre par cuillerées.

Une remarque assez importante à faire est celle de la viscosité singulière, même égale à celle du blanc d'œuÇ que prennent les juleps éthérés, en quelques heures, à une température assez chaude (comme celle des chambres des malades), surtout s'il y a dans celte potion de la teinture d'opium ou de Celle do oàstoréum. C'est un sujet sur lequél l'académie de Toulouse avait appelé l'attention^ des pharmaciens , en i 8a ï , Dans ce cas, il y a une légère fermentation analogue sans doute à celle des vins qui filent bu qu'on dit tourner à la graisse, lorsqu'ils sont peu spiritueux, et qu'ils abandonnent le tartre.'

Il en est de même de la bière , qui file en tournante l'aigre.

La cause de cette dégénération est un commencement de fermentation acide qui fait passer une partie des matières végétales à l'état où elles sont dans ces boissons vineuses. L'opium, le castoréum, matières annualisées, y contribuent, et l'on sait que l'étber, la liqueur d'Hoffmann, donnent aisément naissance à de l'acide acétique. r . , « .

Potion fétide, ou antihystérique.

1f> Eau distillée de valériane \ , ~ ^, „Mmm t ■■

de fleurs d'oranger. . ï a a 6* V»** l- «J Mêlez à de Fassa-fœtida ou de la teinture

alcoolique de castoréum i gram. a décigr. (g xxjv. )

Triturez dans un mortier avfcc sirop . d'armoise composé ..... 3a gramm. i j. Ajoutez éther sulfurique .... a gramm. i fr.

Faites le mélange exact dans une fiole bien bouchée, llcniède conseillé dans l'hystérie, la chlorose, l'aménorrhée.

Potion stimulante, de strychnine.

y Eau distillée . . .... . , . 61 gramm. § ij.

Strychnine bien pure . . . . . 5 centigr. gr. j.

Sucre blanc ....... i . 8 gramm. 3 ij.

On triture la strychnine avec le sucre, et on dissout le tout dans l'eau.

Cette potion ne se prend qu'avec précaution ; il suffit d'en avaler une cuillerée à bouche soir et matin ; elle procure des inouvemens spasmodiques , plus ou moins violens chez les paralytiques, pour lesquels M. Magendie la employé. Remède périlleux comme bien d'autres, tirés de la noix vomiqoe.

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