‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 82 sur 142 · POTIONS ET JULEPS · texte numérisé non relu

POTIONS ET JULEPS

Potion effervescente , ou antiémétique , de Rivière.

Tf Suc récent de citrons 16 gramm. ? fi.

Carbonate de potasse a gramm. 3 fi.

Eau commune 96 gramm.. . | iij.

Mêlez dans une fiole contenant sirop de

limons 3a gramm. $ j.

On bouche bien aussitôt. D'autres praticiens font d'abord avaler la potion suivante de Rivière, pour que l'effervescence s'opère dans l'estomac :

If Eau commune 64 gramm. | ij.

distillée de menthe poivrée. . . 3a gramm. * j.

Carbonate de soude . . . . . a gramm. 3 fi.

Sirop d'écorces de citrons. . . . 16 gramm. 3 iv. %

On avale cette moitié de potion, puis, à chaque gorgée, on avale en même temps une cuillerée de suc de citron, ou 5 ij.

Quelques personnes mettent du carbonate de magnésie en place de celui de potasse ou de soude. C'est un antiémétique. ( Voyez, les Citrates. ) . » ..„. Julep anodyn.

Sirop de pavots ou diacode. ... 8 gramm. 3 ij» Eau de fleurs d'oranger 1 6 gramm. 3 iy.

Eau distillée de laitue 96 gramm. 3 iij.

Mêlez. C'est un bon parégorique ou calmant. Potion dipècacuanha composée, contre la coqueluche.

Eacinc d'ipécacunnha concassée. . . 4 gramm. 3 j-

Follicules de séné 8 gramm. 3 ij-

Infusez pendant douze heures dans eau

bouillante 19a gramm. J vj.

Après avoir passé le liquide, ajoutez :

Oxjmel l scillitique ^ 3 mm. 3 j.

Sirop d liyssope j 0 3

On prendra par cuillerées cette potion.

Autre potion contre la coqueluche , de Robert-Thomas de

Salisbury.

Eau de roses. . ... .. . 64 g™™m- % H;

Sirop de violettes . . • . '. . 8 gramm. 3 ij. Acétate de plomb cristallisé. . de a à 5 grains.

A prendre par petites cuillerées de quatre en quatre heures. t • Potion pectorale cyanique.

ïfi Infusion do lierre terrestre. . . 64 gramm. }t ij.

Sirop de guimauve 3a gramm. 3 .

Ai ide hydrocyanique médiciual . i5 gouttes.

Mêlez. Pour une potion à prendre par cuillerées de trois en trois heurés.

On remue la phiole chaque fois. Elle doit être bien fermée.

POTIONS ET JULEPS. ai5 Potion de gomme ammoniac et scille , ou incisive.

Feuilles d'hyssope ........ 4 gramra. 3 J

Faites infuser dans eau bouillante. . . ia8 gratnm. $ iv. . A l'infusion, qui se refroidit, ajoutez une solution fail-j à part , de gomme ammoniac pulvérisée 6 décigr. g xij.

d'oxymel scilliticjue 3 a gramm. $ j.

La gomme se délayera avec l'oxymel, dans un mortier, et on y joindra l'infusion d'hyssope refroidie. C'est un excellent remède pour exciter l'expectoration , ou débarrasser les bronches du mucus pulmonaire qui les enduit dans les maladies catarrhales.

Potion pectorale huileuse.

A. Décor i uni d'oree \ ~

de jSjuhes } «a 96 gramm. $ U,.

Huiles d'amandes douces, récente. . . 3a gramm. J j.

Blanc de baleine , non rance 4 gramm. % j.

Gomme adragante 8 décigr. g xvj.

Sirop de guimauve 3a gramm, 3 j.

Oxyde brun d antimoine hydrosulphuré. 1 décigr. 15 ij.

Faites une potion à prendre par cuillerées dans les grandes toux , les catarrhes, la péripneumonie, etc., pour faire expectorer. Le blanc de baleine se doit dissoudre dans l'huile, dans un mortier chauffé par l'eau chaude si c'est en hiver, ou par seule trituration en été j on divisera en même temps le kermès. Cette huile se mêlera par l'intermède de la gomme an sirop, et on ajoutera peu à peu la décoction pour achever la potion.

Potion contre le tœnia.

If Eau distillée de menthe. 96 gramm. i iij.

Miel a$ gramm. 5 vj.

Huile volatile de térébenthine. . . 1 i gramm. 3 iij.

On en prend le tiers le matin, et les deux autres tiers en peu de temps , après quelques heures.

Potion diurétique, de Halle.

% Eau des trois noix. ..*.... 1 a8 gramm. \ iv.

Eaïf distillée de menthe 3a gramm. | j.

Oxyraei scilEtique 16 gramm. % iv.

A prendre par cuillerées, toutes les heures.

Potion ferrugineuse.

¥ Eau ia8 gramm. * iv.

Sirop de valériane . 64 gramm. | ij.

Safran gàtinois I à „ ,„arn~. r t

Hydrocllorate de fer 1 * a a ^ramm- *

On fait une infusion forte avec le safran, pendant une heure j on passe j on ajoute le sirop et Thydrochloratc de fer.

ai6 POTIONS ET JULEPS.

Bonne potion à prendre par cuillerées, contre la chlorose , l'aménorrhée.

Potion céphalique.

*)ft Confection alkermés. '\ fjraniin. 3 j-

Esprit de volatil de corne de cerf. . i a décigr. j.

Alcoolat thériacal 8 gramm. 3 ij.

Eau distillée de marjolaine , ou infusion de fleurs de lillqul. ... 4$ gramm. | j h , Sirop d'oeillets. ....... 3a gramm. $ j.

Elle sert dans les menaces d apoplexie, de léthargie, de paralysie. On en prend une once à la fois. Pour les femmes, on peut ajouter de la teinture de castoréum, 3o gouttes. L'on délaie la confection et l'esprit volatil avec les eaux et le sirop. Quelquefois on y joint poudre de Guttète 12 décigr. 3 j.

Potion antiseptique camphrée,

7C Serpentaire de Virginie 8 gramm. 3 ij.'

Faites infuser un quart- d'heure dans eau

bouillante 128 gramm. | iv.

Ensuite mêlez à part :

Sirop de quinquina 3 a gramm. | j.

Teinture alcoolique de quinquina . . . 8 gramm. 3 ij.

Camphre 6 décigr. £ xij.

qu'on dissoudra par l'alcool de quinquina.

Enfin ajoutez acétate d'ammoniaque liquide. 3a gramm. | j.

Le tout sera mêlé à l'infusum de serpentaire.

Quelquefois on y joint de Feau de Rabel, 3o gouttes. Cette potion se prescrivait en 3 à 4 fois dans les fièvres adynamiques, le typhus, les gangrènes, etc.

Potion antitétanique, de Fournier.

Tf Forte infusion d'arnica. .... ia8 gramm. J jv.

Eau de luce 8 gramm. 3 ij.

Faites selon l'art, pour prendre une petite cuillerée d'heure en heure 5 si le malade n'urine pas, on ajoutera un gros de nitrate de potasse. *

Julep ou potion scilUtique acidulé, dite diurétique.

Oxy nu l scilli tique 1 6 gramm. § fi.

Eau distillée de pariétaire. . . . 1 a8 gramm. i iv.

de menthe poivrée. . 3j gramm. \ j.

Acide nitrique alcoolisé a gramm. 3 fl.

Mêlez dans une bouteille bien bouchée. Cette potion se prendra par cuillerées dans plusieurs maladies des voies urinaires.

ÉMULSIONS. a 17

Potion contre la rage, ou antifyssique de Selle.

. y Acétate d'ammouiaquë liquide. . . a 5o gramm. ftfc.

Thériaque de Venise 16 gramm. 3 jv.

Soudeur h on a te ammoniacal (sel volatil ).

de corne de cerf. ..... 8 gramm. S ij.

Camphre . ^4 gramm. 3 j.

Mcloë proscara'béc. tie 3 a 6.

On broie les proscarabées dans l'esprit de Mindererus, et on ajoute les autres substances.

On en prend par cuillerées dans l'hydrophobie pour exciter des sueurs et les urines. Remède allemand.

DES ÉNTOLSION*.

Ce mot vient ftemulgere, tirer du lait , parce que les émulsions sont des liquides d'apparence laiteuse, qui se préparent avec des semences lmileuses et mucilagineuses, comme toutes les amandes, pilées et délayées dans l'eau ou quelque autre véhicule, non spiritueux ni acide; car ce lait factice se séparerait alors comme le vrai lait.

C'est ordinairement l'huile divisée par un corps muqueux , qui donne l'aspect laiteux aux énrulsions ; et l'on remarque , en les laissant reposer, que cette huile divisée monte vers la surface, à la manière de la crème dans le lait. Le corps muqueux éprouve bientôt la fermentation, surtout par un temps chaud, et avec l'intermède du sucre; aussi les émulsions se séparent et se décomposent en partie dans les 24 heures ; elles exhalent du gaz acide carbonique et de l'hydrogène carboné.

Il y a des émulsions fausses qui se font en délayant dans l'eau des gommes-résines : le lait ammoniacal, par exemple, ou un jaune d'oeuf (le lait de poule, etc. ), ou même de l'huile, ou une résine, par le moyen d'intermèdes, comme nous en donnerons des exemples» Si l'on désire conserver les émulsions quelque temps sans qu'elles se séparent, on doit ajouter des gommes ou des mucilages, de même que pour les looehs, ou du sucre en sirop comme pour l'orgeat. On peut aussi joindre l'émulsion à des gelées animales ( le blanc-manger ), ou la faire congeler au froid, comme pour les glaces.

Les émulsions se font avec les amandes douces et a mères de tous les fruits à noyaux, les pistaches qui donnent un lait vert à cause que leur parenchyme est de cette couleur, les pignons doux, les graines de pavot blanc, de chenevis, de lin, de pivoine, de pourpier, de citrons, de sapotille, de papayer, les noisettes et noix, les semences des cucurbitacées , des chicorées 7 etc., dites semences froides.

ai8 MULSIONS.

Pour bien préparer une émulsion, il convient de séparer l'enveloppe de ces semences , qui lui communiquerait de Vacreté. Pour monder les amandes, on les immerge un instant dans l'eau bouillante, qui détache leur enveloppe , et il suffit de les presser entre les doigts pour les en séparer. Ces amandes mondées, lavées dans l'eau froide, essuyées, seront pilées dans un mortier de marbre ou d'agathe, ou de bois, avec un

Îûlon en buis, et en ajoutant un peu 'd'eau pour empêcher que 'huile se montre. On peut aussi meltre le sucre, qui facilite la formation de la pâte, qu'on doit bien piler; on ajoute l'eau peu à peu, et ensuite on passe avec expression forte. Ordinairement les émulsions sont édulcorées par le sucre ou des sirops. On joint quelques amandes arriéres aux amandes douces, pour corriger la trop grande fadeur de celles-ci.

Dans le choix des semences émulsives , on doit éviter celles qui sont rances, ou cariées, oii vermoulues, etc.

Les alcalis empêchent, pendant un certain temps, les émulsions de se séparer ; mais elles ne sont pas propres alors à être usitées à l'intérieur.

Êmulsion simple.

B. Amandes douces récentes , au nombre de vingt-quatre , mondées de leurs pellicules, ou. 3a gramm.

Eau commune ... 5oo gramm. ft>j.

Sucre blanc gramm. | ij.

Eau de fleurs d'oranger ié gramm. S jv.

Après l'émulsion préparée comme il est dit ci-dessus, on ajoutera l'eau de fleurs d'oranger. C'est un excellent rafraîchissant et humectant. Il convient aussi dans les affections spasmodiques.

On peut faire une émulsion pareille avec les semences froides des cucurbitacées, ou les pistaches (donnant un lait verdâtre), ou les pignons doux du pin.

Émulsion camphrée.

R. Amandes douces. ..... 16 gramm. 3 JY.

Camphre 8 décigr. g xij.

Sucre 16 gramm. £ jv.

Eau commune . • . . . . 19a gramm. J vj.

L'émulsion faite, on triture le camphre avec le sucre dans le mortier, et l'on ajoute peu a peu l'émulsion.

On la prend comme tempérante , rafraîchissante , surtout dans les ardeurs d'estomac ou de la vessie. Chaque deux heures on en avale une ou deux cuillerées.

ÉMULSIONS. 119

Émulsions fausses , ou d'imitation, par le camphre.

Camphre pur Ç tlécigr. g ▼iij.l

Jaune d'oeuf récent. ... N° 1.

Sucre blanc 3a gramm. 3 j.

Eau de pourpier 19a gramm. § Yj.

On divisera le camphre dans un mortier de serpentine ou de marbre, avec le sucre, en ajoutant par portion le jaune d'œufs; ensuite on délayera le magma dans l'eau de pourpier. Cette e'mulsion, très-rafraîchissante dans les inflammations, les érysipèles et autres irritations de la peau; se prend par cuillerées chaque deux ou trois heures. »!* .

Emulsions fausses, purgatives.

Les émulsions fausses avec les résines de jalap, de scammonée, se font en divisant celles-ci par le sucre et le jaune d'œuf aussi. On triture ainsi 12 grains de résine de jalap ,. un grain de scammonée avec deux gros de sucre, en ajoutant un demijaune d'œuf et cinq onces d'eau; puis on aromatise avec de l'eau de fleurs d'oranger, deux gros. La dose des purgatifs varie au besoin selon l'âge et le sexe. On fait de même une émulsion fausse avec la résine de gayac.

Ces résines peuvent être aussi mixtionnées avec le double de savon amygdalin, dissoutes dans l'alcool, épaissies en extrait; mais il faut alors en tripler la dose.

Lait d'amandes térèbentJxinc.

Émulsioa ordinaire d'amandes douces. 128 gramm. | jv.

Sucre ' . 3a gramm. | j.

Térébenthine pure de Venise 8 gramm. 3 ij-

(ou plutôt son essence) a gramm. ^ fi.

Jaune d'œuf. . . N° 1.

On divisera la térébenthine avec le sucre et le jaune d'œuf dans un mortier de marbre. Si l'on prend l'huile essentielle de térébenthine, on en fera un œléo-saccharum qu'on délayera dans un peu du jaune de l'œuf, et on mêlera le tout à l'émulsion.

Elle se prend par cuillerées, à une heure de distance, dans les douleurs néphrétiques, ou les stranguries, à la suite d'anciennes maladies de l'urètre et de la vessie.

On peut aussi faire des émulsions avec le baume de copahu, celui de la Mecque ou de Judée, ou de Canada, etc. , par les mêmes intermèdes. Ceux-ci enveloppent d'ailleurs les parties de ces résines , de manière qu'elles ne s'attachent pas à la gorge, où elles causeraient des irritations par leur âcreté. Au reste, ces sortes d' émulsions pourraient être rapportées parmi les

ÉMULSIONS. , loochs, parce que leur consistance est plus épaisse que celle

d'un simple lait d'amandes.

Émulsion de Willis contre les affections rhumatismales.

y Eau distillée de muscades . . . • l a~a ,5 gramm. \ & Sirop de fleurs d'oranger . . . . J

Racine fraîche d'arum y, A g m. ^ j.

Gomme arabique pulv i

Blanc de baleine crains xlviii.

"Eau commune i$o gramnt. $ v-

On fait d'abord un mucilage avec la gomme, le blanc de baleine, l'eau et le sirop ; On ajoute la' racine d'arum réduite en pulpe, ensuite les autres substances peu à peu pour former une sorte d'émulsion que l'on passé au travers d'une étamine. On la prend par verres. .. .

Émulsion huileuse.

H. Huile d'amandes douces . . . . 34 gramm. £ j.

Gomme arabique en poudre . » . 4 gramm. 5 j.

Eau de cerises noires non spirit. . gramm. 3 j fy

Sirop de guimauve ...... 32 gramm. 3 !•

Faites, avec un peu d'eau de cerises, et de sirop, un mucilage de gomme, dans lequel vous délaierez peu à peu l'huile d'amandes. Le mélange étant bien uni, vous ajouterez successivement le reste du sirop et de l'eau. *

On prend cette sorte d'émulsion factice contre la toux , par gorgées.

Émulsion purgative avec Vhuile de ricin.

Huile de ricin > ....... 3a gramm. $ j.

Demi-jaune d'oeuf

Délayez l'œuf et l'huile dans eau commune. .... 64 gramm. $ ij.

Ajoutez sirop de sucre, ou autre, purgatif^ou non. . 16 gramm. $ iv.

Eau de fleurs d'orangers 16 gramm. 3 iv.

On peut faire varier ces doses selon qu'il faut purger plus ou moins fortement les enfans..

Lait ammoniacal.

IL Gomme ammoniac en larmes . . . . i 6 gramm. % jv.

Eau d'hVBSope distillée ou par infusion. 192 gramm. % yj.

Sirop du capillaire. ....... 64 gramm. § ij.

Gomme arabique en poudre .... Q. s.

La gomme-résine ammoniac, divisée avec la gomme arabique, et délayée dans l'eau, forme une émulsion factice, jaunâtre, odorante.

Elle se met par cuillerée dans un verre de décoctum de gruau ou d'orge mondé, et se prend chaque deux ou trois heures.

LOOCHS ou ECLEGMES. 1*1

On en fait usage contre l'asthme , et comme expectorante , diaphonique. '1 ■ '

Érnulsionde Quarin contre lasciatique lombaire.

y Sirop do guimauve 61 gramm. J ij.

Huile d'amandes douces. .... \è gramm. J j 5. Jaune d'œuf. Q. s.

Incorporez toutes ces substances et ajoutez :

Eau commune 8*4 gran"n. ftj $x.

Carbonate de potasse a gramm. 3 fy

Faites l'émulsion, à prendre par verres de demi-heure en demi-heure.

DES LOOCHS OU ÉCLEGMES.

Le mot looch, originairement arabe, désigne un médicament magistral , d'une consistance plus épaisse que le sirop y moindre que l'électuaire, d'une saveur douce et sucrée. On le faisait sucer jadis au bout d'un bâtoA de racine de réglisse effilé en pinceau. Le mot latin linctus, qui désigne ce médicament, vient de lingere lécher, ainsi que le mot éclegme , du grec exVt^w. L'usage des loochs étant toujours de faire expectorer, ou de servir d'adoucissant dans les maladies de la poitrine, la plupart contiennent des corps huileux et un mucilage. On y joint quelquefois des remèdes actifs, comme le kermès minéral, la scille, la térébenthine, etc. Leur consistance est surtout due aux gommes ou corps muqueux qui y entrent toujours. Il faut souvent les renouveler, car ils sont exposés à s'aigrir.

Looch blanc amjgdalin.

R. Amandes douces. . '■ . .' . . . '. N° ia ou 16 gramm. | fi.

amères. ....... jflfa %,

Sucre blanc ......... 16 gramm. 3 iv.

Eau commune ........ 128 gramm. | jv.

Gomme atlraganle en poudre. . . * 8 décigr. g xvj.

Huile d'amandes douces récente. . . 16 graraq^. 3 jv.

Eau de fleurs d'oranger ' . .... 8 gramm. ^ ij.

On fait d'abord l'émulsion à la manière dite ci-devant; étant passée, on nettoie le mortier, on y divise la gomme adra gante avec le sucre et un peu d'émulsion (puis les poudres de kermès ou d'ipécacuanha , si elles sont prescrites); le mucilage bien formé et épais, on y doit incorporer l'huile par an mélange exact; on ajoute successivement le reste de l'émulsion, et à la fin on aromatise avec l'eau de fleurs d'oranger. Ce médicament agréable se prend par cuillerées chaque demi-heure dans la toux, les catarrhes, pour exciter l'expectoration.

Après plusieurs heures, le looch commence, à se séparer en

2** LOOCHS oc ECLEGMES.

partie, si Ton n'a pas su bien faire le mélange , et si Ton n'a pas agité suffisamment le liquide. L'essentiel est de bien lier l'huile à la gomme. Lorsqu'on emploie le blanc de baleine (qui, du reste, est fort désagréable et souvent rance ) , on doit aussi le diviser avec la gomme et le sucre. En ne mettant les poudres que vers la ûn, elles ne seraient jamais bien mêlées.

Looch vert.

R. Sirop de violettes. ... 3a gramm. | j.

Pistaches a4 B*"'"" S vj.

Teinture de safran à l'eau. [ . Gutt. ao.

Eau commune 12& gramm. J jv.

Gomme adraganle .... 8 dccigr. g xvj.

Huile d'amandes douces. . 16 gramm. 5 jv.

Eau de fleurs d'oranger . . 8 gramm. 3 ij.

Faites selon l'art. On prend ce looch comme le précédent , et il a les mêmes vertus à peu près. L'eau de chaux que quelques personnes y ajoutent pour verdir davantage le sirop de violettes, est nuisible, et ne doit pas être admise. Le safran et les pistaches verdissent assez.

Looch d'œuf.

R. Jaune d'œuf récent.

Huile d'amandes douces.

Sirop de guimauve. . .

Eau distillée de tussilage.

de coquelicots de fleurs d'oranger.

N° 1 , pesant 16 gramm. J & 48 gramm. £ j fi.

3a gramm. J j.

. | a~a 3a gramm. | j.

On n'a pas besoin de gomme dans ce looch; le jaune d'œuf avec le sirop suffit pour tenir l'huile en suspension dans l'émulsion; mais, à cause de la matière animale, ce looch se gâte plus promptement que les autres par la chaleur. Avant de mêler le jaune d'œuf à l'huile, on doit ajouter un peu d'eau pour faciliter la division. L'emploi de ce looch se fait dans les mêmes maladies que les précédens. Il peut servir pour les looehs térébenthinés; ce dont les autres ne sont pas également susceptibles. Le Codex, en supprimant l'eau distillée de tussilage, double celle de coquelicots.

Looch d'imitation, ou sans émulsion.

R. Gomme adragante en poudre, de. xvi grains à xxxii grains.

Eau commune o/î gramm. * iij.

Huile d'amandes douces 16 gramm. % jv.

Sucre blanc 3a gramm. $ j.

Eau de fleurs d'oranger 8 gramm. 2> ij.

On dissoudra la gomme dans l'eau, et on agitera fortement l'huile avec le sucre, en ajoutant ensuite l'eau gommée. Au reste, ce mélange se sépare bientôt j il faut l'agiter chaque fois

LOOCHS ou ÉCLEGMES. 223

qu'on le prend, par cuillerées, à la manière des précédens et dans les mêmes cas.

Looch de choux, de Gordon.

y Suc de choux rouges dépuré . . 5oo gramm. ftj

Safran eàtinois i a gramm. 5 lij.

"ucre blanc i ~ - . ..

Miel de Narbonne )naa5° 8ranun- 5 *uj.

Cuisez le tout en consistance de sirop, qui se prend comme un looch, par gorgées, dans l'asthme humide et les autres maladies de poitrine. Mesué recommandait cinq fois plus de suc de choux, avec 5oo gram. de raisiné doux. Au reste, on préfère maintenant le sirop de chou rouge. ( Voyez aux Sirops.)

Looch d? amidon.

Tf Amidon 8 gramm. 3 ij.

Cachou . . . 4 gramm. 3 \.

Sirop de tolu 1 ~ » » •

Blanc d'œuf battu dans un peu d'eau. / a a 3a 6ramra' * I-

Mêlez. Usité contre les diarrhées rebelles.

Looch savonneux (Pharmacop. d'Edimbourg).

If Huile d'amandes douces ... 3a gramm. 3 j. ; Sirop de limons ..... 6 gramm. 3 )(*• Savon médicinal ..... 4 gramm. 3 j.

Faites un looch selon l'art.

Marmelade de Tronchin.

C'est une sorte de looch épais, d'une saveur agréable, un peu laxatif, pectoral et adoucissant; on le prend chaque matin, par cuillerée, d'heure en heure. La dose indiquée ici est pour deux jours , elle ne se conserve pas plus long-temps.

If Huile d'amandes douces .

Sirop de violettes . . .

Manne pure ou en larmes Pulpe de msse très-récente Gomme adragantc . .

Eau de fleurs d'oranger.

a~a 64 gramm. $ ij.

8 décigr. g xvj.

8 gramm. 3 i).

On pèse séparément ces substances. La pulpe de casse et la manne épistées ensemble dans un mortier, et ramoHies avec de l'eau de fleurs d'oranger , se passent au travers d'un tamis de crin serré, pour séparer toute impureté. Ensuite on fait un mucilage avec la gomme et le reste de l'eau de fleurs d'oranger ; on y incorpore l'huile et la masse pulpeuse, ainsi que le sirop, et l'on forme du tout un looch épais comme un électuaire, de telle manière que l'huile ne s'en sépare pas.

On n'obtient les deux onces de pulpe de casse qu'avec au

224 GELÉES ou GÉLATINES,

moins 256 gr. on J viij 'de casse fraîche et bien saine. Nous avons dit à l'article de la Pulpation, la manière dont se préparent les pulpes* Le célèbre praticien Tronchin, de Genève , mit ce remède à la mode de son temps.

Crème pectorale de Tronchim

If Beurre de cacao 64 gramm. \ \\.

Sucre blanc 16 gramm. \ iv.

flaira ! \ \ \ ^ ^ Mêlez. Elle se prend par petites cuillerées dans les toux sèches.

Marnpelade de Zanetti.

Tfr Manne pure . . \ • f. . ' 64 gramm. $ *j*

Sirop de guimauve .... 48 gramm. $

Casse cuite- i - « + •

Huile d'amandes douces . . } 88 3a 6Tamm- $ \

Beurre de cacao. -x'y gramm. S vj.

Eau de fleurs d'oranger . . 16 gramm. 3 iv*

Kermès minéral. . . . iv grains.

Faites un mélange exact. On en prend chaque jour quelques cuillerées à café, pour favoriser l'expectoration dans les catarrhes pulmonaires.

Remède contre t 'asthme.

y Beurre frais, non lavé ni salé. . . . » ~ ~. Baies de genièvre mûres , concassées. J a

Faites cuire ensemble pendant une demi-heure, en un vase propre; coulez avec forte expression au traders d'une élamine. Ajoutez à la colature :

Miel blanc net l'art, ég. à la colature.

Faites réduire en consistance de sirop épais. On en prend 3 ij matin et soir.

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