DE L'ACIDE CITRIQUE
de chaux et met l'acide tartrique en liberté. Une partie du sulfate de chaux se dissout à la faveur de l'excès d'acide des liqueurs ; mais il est précipité presque en entier lors de la première concentration.
Il reste un excès d'acide sulfurique dans les liqueurs; mais cet excès est nécessaire pour que les cristaux se forment nettement. Un excès de tartrate de chaux aurait, au contraire, l'inconvénient de gêner la cristallisation. Les dernières eaux mères ne cristallisent plus ; on les abandonne à elles-mêmes dans des vases de grès où elles laissent déposer à la longue une nouvelle cristallisation d'acide tartrique qui a besoin d'être purifié.
L'acide que l'on obtient contient de l'acide sulfurique. Le meilleur moyen de le purifier est de le faire cristalliser à plusieurs reprises. Quand il est pur, sa dissolution ne doit pas précipiter par le chlorure de barium.
On pourrait encore ajouter à la dissolution de l'acide du carbonate de plomb, qui formerait du sulfate de plomb insoluble que l'on séparerait par la filtration ; il resterait du tartrate acide de plomb en dissolution; on le précipiterait par l'hydrogène sulfuré ; on filtrerait de nouveau, et l'on ferait évaporer pour avoir des cristaux. Ce grand degré de pureté n'est pas nécessaire pour l'acide médicinal.
On a vendu dans le commerce de l'acide tartrique mélangé de crème de tartre. Cet acide donne à la calcinât ion un résidu alcalin de carbonate de potasse. On a ajouté à V acide tartrique du bisulfate de potasse. Un pareil acide précipite abondamment par le nitrate de baryte. Au reste, la solubilité de l'acide tartrique dans l'alcool donnerait un moyen facile de reconnaître s'il avait subi l'une ou l'autre de ces altérations.