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PEROXYDE DE FER

(Deutoxyde de fer, Oxyde ferrique, Oxyde rouge de fer.)

Fe*03.

COLCOTIIAR.

On prend du sulfate de fer du commerce ; on le chauffe dans une bassine de fonte au rouge sombre, pour lui faire perdre son eau de

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cristallisation ; il devient par là d'une couleur blanche ; en cet état, on l'introduit dans un creuset couvert ou dans une cornue de grès, et on l'entretient à la chaleur rouge vif jusqu'à ce qu'il cesse de se dégager des vapeurs acides. On pulvérise la masse rouge qui résulte de cette calcination, on la lave à plusieurs reprises à l'eau bouillante, jusqu'à ce que les eaux de lavage ne précipitent plus par le prussiate de potasse ferrugineux ; on la fait sécher et on la porphyrise.

Le sulfate de fer calciné à blanc contient le fer à l'état de protoxyde ; par une plus forte chaleur, l'acide sulfurique est en partie décomposé; il fournit l'oxygène nécessaire à la suroxydation du fer, et se transforme en acide sulfureux ; en même temps il se dégage une partie d'acide sulfurique anhydre qui échappe à l'action décomposante du feu, tandis qu'une autre portion de cet acide se change en oxygène et en acide sulfureux.

Si la chaleur n'est pas assez longtemps continuée, il arrive qu'une portion d'acide sulfurique reste combinée au peroxyde* de fer; c'est ce qui nécessite les lavages de la masse. L'eau entraine le sulfate neutre de peroxyde qui a pu se former ; mais elle est impropre à séparer le sulfate basique qui reste dans le produit, parce que ce sel n'est ni soluble, ni décomposable par l'eau; sa présence n'a qu'un faible inconvénient, ses propriétés médicinales étant les mêmes que celles du colcothar.

Le colcothar a les propriétés communes aux oxydes de fer. Comme il a beaucoup de cohésion, et qu'il est attaqué difficilement par les liqueurs acides, il est peu avantageux d'y avoir recours ; à l'extérieur il est usité encore comme siccatif et constrictif.

EMPLATRE DE CANET.

fOnguent de Canet.)

Pr. : Kmplàtre simple i

— diachylon gommé I

Cire jaune l

Huile d'olive I

Colcothar. I

On broie sur un porphyre le colcothar avec une partie de l'huile pour en faire une pâte molle très-divisée; d'autre part on liquéfie les autres substances, et l'on mélange le tout.

Des compositions analogues, connues sous les noms d'emplâtres styptiques,défensifs, se trouvent en grand nombre dans les anciennes pharmacopées.

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