AMALGAME D'ÉTAIN
Pr. : Étain pur 3
Mercure coulant I
On fait fondre l'étain dans une cuillère de fer ; on ajoute le mercure ; on remue avec une tige de fer pour faciliter la combinaison ; on laisse refroidir et l'on pulvérise. Cet amalgame est employé comme vermifuge , à la dose de quelques centigrammes jusqu'à 4 grammes. On l'administre en poudre ou sous forme d'électuaire.
La quantité de mercure indiquée dans cette formule est la plus petite qu'il soit possible d'employer pour avoir un alliage qui puisse se pulvériser facilement.
L'étain forme, avec l'oxygène, deux oxydes différents. Le peroxyde d'étain est blanc ; il possède plutôt les propriétés d'un acide que celles d'une base; il a pour formule SnO*. Le protoxyde d'étain a une couleur gris noirâtre ; à l'état d'hydrate, il est blanc ; il est inodore et insipide ; il ne se dissout pas dans l'eau; il a pour formule SnO.
Cet oxyde est employé en médecine contre le ténia, à la dose de 50 à (>0 centigrammes. On l'a conseillé aussi contre la phthisie. (A peu près inusité.)
On prépare le protoxyde d'étain destiné à l'usage médical par le procédé suivant :
On met l'étain dans une cuillère de fer, ou, si l'on agit sur de plus grandes quantités , dans une marmite de fonte ; on le fait fondre et on le laisse sur le feu ; bientôt il absorbe l'oxygène de l'air, et il se couvre d'une couche grise, qui est du protoxyde. A mesure que l'oxyde se forme, on le jette sur le côté au moyen d'une spatule de fer, et l'on continue ainsi, jusqu'à ce que tout l'étain soit converti en oxyde ; on laisse celui-ci sur le feu encore quelque temps pour achever d'oxyder les portions du métal qui ont pu y rester mélangées.