II. — V ÉDITION
ther, de manière à avoir d'un côté \ pp. d'oxygène, et de l'autre un radical formé de A pp. de carbone, et 5 pp. d'hydrogène. Ce radical prend le nom d'Éthyle, et l'éther sulfurique est l'oxyde d'éthyle. Alors les éthers du troisième genre sont des combinaisons de l'oxyde d'éthvle avec un acide, constituant un véritable oxvsel, obéissant aux lois ordinaires de ce genre de composés et ne contenant pas d'eâu de cristallisation. Les éthers du deuxième genre deviennent, dans cette hypothèse, des combinaisons analogues aux chlorures, aux cyanures, etc. On admet que quand un hydracide agit sur l'oxyde d'éthyle, l'hydrogène de l'acide et l'oxygène de l'oxyde d'éthyle se combinent pour former de l'eau, et il reste une combinaison de l'éthyle avec le radical de l'acide (chlorure, iodure, bromure d'éthyle). Cette hypothèse, qui fait jouer à l'éther sulfurique lui-même le rôle de base, a cela de commode, qu'elle fait cadrer la composition des éthers avec celle des composés avec excès d'acide, qui contiennent évidemment la même combinaison ; je veux parler des acides sulfovinique, phosphovinique. Ces acides sont des composés acides qui résultent d'une réaction des acides sulfurique et phosphorique sur l'alcool, dans laquelle il ne se dégage pas d'éther; or, ces acides sont représentés dans leur composition par \ pp. d'éther sulfurique, 2 pp. d'acide et 1 pp. d'eau ; quand on les traite par une base, la moitié de l'acide se combine avec cette base pour former un sel neutre, tandis que l'autre moitié d'acide reste unie à l'éther.
Les faits s'expliquent tout aussi bien en considérant l'éther comme un composé ternaire ayant la formule C*H50. Il se combine aux oxacides pour former les éthers du troisième genre. Il forme les éthers du deuxième genre par la substitution d'une proportion de chlore, de brôme, etc., aune proportion d'hydrogène, donnant des formules du genre de celle-ci : C*H5C1, C*HM.