‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 104 sur 494 · ACIDE BORIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE BORIQUE

:e pour saturer la soude; mais cette condition est indispensable à omplëte décomposition du sel de soude.

hiand on ajoute Tacide iulfurique dans la dissolution bouillante Dorate de soude, il faut opérer avec précaution, caria température lère considérablement. D'abord, parce que le liquide est à une ipérature voisine de 100®; ensuite, parce que Facidc sulfurique Teau, au moment du mélange, dégagent beaucoup de chaleur, et in, parce qu'il s'en développe une nouvelle quantité due à la réac- 1 chimique qui détermine la formation du sulfate de soude. On it, ainsi que le prescrit le Codex, se servir d'acide sulfurique conlablemeiit dilué.

jes lavages sont destinés à séparer le sulfate de soude ; celui-ci est état de sulfate acide, sel trés-soluble, qui est facilement entraîné. lendant l'acide borique ainsi obtenu retient toujours une trace dde sulfurique, dont on ne peut le priver qu'en portant la tempéure au rouge ; mais il est suffisamment pu||M)ur Tusage médical. La séparation deTacide borique qui se troim dans les eaux-méres ffectue difficilement, parce que cet acide et le sulfate de soude issent par cristalliser en même temps. Pour éviter cet inconvénient, Girardin remplace l'acide sulfurique par l'acide chlorhydrique ; ajoute ce dernier à la dissolution chaude de borax jusqu'à ce que liqueur rougisse fortement le tournesol. Connue le sel marin est peu prés également aoluble à froid et à chaud, l'acide borique slallise seul après l'évaporation des eaux-méres ; ce procédé réusbien.

)n peut aussi préparer l'acide borique en purifiant Tacide impur Toscane que Ion trouve dans le commerce. L'opération conte dans des dissolutions et des cristallisations plusieui*s fois ré-

L'acide borique hydraté pur présente la forme prismatique ; mais ôde médicinal offre la forme de larges écailles nacrées. Cette difTéice dans la cristallisation tient à la présence d'une matière grasse qui iste en abondance dans le borax brut ; celle-ci se retrouve dans le rax purifié, et accompagne l'acide borique après sa précipitation. and on opère avec le borax purifié de Tlnde, on obtient imméitement cette cristallisation en écailles ; mais elle est peu prononcée *8qu'on se sert du borax provenant de la fabrication directe au >yen de l'acide borique de Toscane. Si l'on tient à avoir un acide rique feuilleté, il faut clarifier la dissolution chaude de borax *aide des blancs d'œufs. 11 arrive alors qu'au moment où l'on verse dde sulfurique, il se fait un précipité lloconneux dû à la présence

806 MËUCAHENTS CaiHlUUKS.

de l'albumiDC restée en dissolution ; on s'en dëbarruse en filtrant I) liqueur à travers une élofTe de laine. L'acide borique cristallise en belles écailles par le refroidissement. *

L'acide borique isolé u'est pas employé ; ce («mposé sert à la préparation de la crème de tartre sotttèle (lartnOe de potasse et d'acidt borique) dont la constitution chimique est analo^e à celle de l'émétiqu»'.

ACIDb: CHLORHYDRIQUE.

(Aaida hf drooUoriqae , Aoide mariatiqne, ■«prit d« 9tl.)

L'acide chlorhydriquc pur est gazeux; sadensKéesl égale l,Sti;M saveur extrêmement acide, son odeur très-irritante. llBeliquéftei + 15° sous une prMnon de 40 atmosphères. L'eau dissout i léni 480 fois son volume Wg;az chlorhydriiiue, on environ les trois quarts de Hon poids. L'acide chlorliydrique officinal est précisément ceitt solution aqueuse de gaz chlorliydrique.

On le prépare par la réaction de l'acide sulfurique sur le chlorure de sodium.

Pr : Sel marin décrépitù 3

Acide suiruriqiir il 1,Hf 3

L'appareil {/ig. 9) dont on se sert est celui de Woulf; la décomposition s'opère dans un niatras ou dans une cornue placée sur un triangle ou mieux sur un hain de sable et munie d'un tube en S. Le premier flacon ijl> jenfcrnie qu'une petite quantité d'eau destinée au lavage du gaz ; on nele refroidit pas pendant l'opération. Les autres flacons contiennent une quanliléd'ean qui doitétre de 700 grammes pour chaque kilogramme de sel marin; ils ne doivent être remplis qu'aui deux tiers. On les refroidit avec soin pendant tout le temps que durcie déga<;ement du gaz, parce que la dissolution de celui-ci est accompagnée d'une production dechalcur,etque l'eau dissout d'autant plusde gaz chlorhydrique que sa température est moins élevée. Les tubes qui amènent le gaz chlorhydrique doivent plonger à peine dans l'eau; .si nu les enfonce trop, on augmente sans utilité hi pression intérieure, d'autant plus qu'à mesure que l'opéi'ation avance, la quantité de liquide s'accroît par suite de l'augmentation de volume résultant de la fixation de ClU. D'ailleurs, l'acide, ai arrivant dans l'eau, forme

une dissolirtiMi dense qui, en raison mâme de son poids spécifique considénble, gsgne le fond des vases.

On mâe l'acide suVurique avec la quantité d'eau prescrite, et lorsque le liquide est refroidi, on l'introduit dans le ballon par portions, au moyen du tube en S. On laisse la réaction s'opérer à froid, tant que la totalité de l'acide sulfurique n'a pas été versée ; de cette façon, le dégagement de gaz est lent et régulier. Quand l'opération ne Miarcbe plus à froid, on chauffe modérément la cornue afin de faciliter la décomposition. La réaction est terminée quand le gaz cblorfaydrique cesse de se produire.

On doit employer du chlorure de sodium fondu ; la fusion qu'on loi a fait subir a pour but de détruire une matière organique contenue dans ce sel, et de décomposer les azotates terreux qui s'y trouvent souvent mélangés; ces sels, sous l'influence de l'ecidc sulfurique, donneraient de l'acide azotique. Ce dernier, en réagissant sur l'acide chlorhydrique, engendrerait du chlore et de l'acide azotenz, lesquels se condenseraient dans le produit et altéreraient sa pureté.

Les proportions de chlorure de sodium et d'adde sulfurique indiquées plus haut sont telles que tout le chlore du sel marin est tnuuTormè en acide chlorhydrique, et le sodium en bisulfate de

308 HËD1VA1IEHT8 OlimOUKS. *

sodium. En un mot, il est nécessaire d'employer 8 iqoinleDU d'aàdt sulfuriquc monohydralc pour 1 équivalent dechlonireaodîque, comme l'iniliquc l'équalion suivante: 2S0*,ll + ('lNa = Clll + (S'0',Na,Bi.

A une température modérée, la réaction serait incomplète s\et équivalents égaux d'acide aulfurique el de chlorure de sodium : ce point est important à noter.

L'acide clilorliydrique obtenu en solution parce procédé est iurolore; il fume à l'air; sa densité est voisine de 1,17. Il marque ordinairement 23 dcj,'rés ù l'aréomètre de Baume.

On prépare plus »implenient et â moins de frais l'acide cldu^ liydiiquc incolore en purifiant l'acidu du t

Un procédé commode et fort usité dansles laboratoires consialei vl>^ scr petit & petit dans l'acide clilorhydrique du commerce de l'acide sulfuriqnu moiioliydraté, lequel s'empare de l'eau cl met le gai chlorhydriquc en liberté. Ou introduit dans un ballon de verre 100 partît^ d'acide ehlorbydrique ; ce vase doit être assez grand pour que l'acide n'occu|)C gtiérc que le quart de sa capacité. Le col du ballon est fermé nu moyen d'un bouchon qui porte le tube de dégagement el un tiibc droit K effilé i\ sou extrémité inférieure, laquelle plonge dans le liquide; l'acide .sulfuriquo (200 parties) pénétre dans l'acide dilor* hydrique, il est vcrsê è l'aide de l'entonnoir placé à l'eitrémilé supérieure du tube V. {fig. 10). Le tube adducteur conduit le gax chlorhydrique dons u» premier vase laveur B, et ensuite dans une série de flacons 0, D contenant de l'eau distillée que l'on peut remplacer quand elle est saturée. L'acide sulfurique détermine la réaction saiu

AUBK imURUVUHIUlJL SW

i|u'il «oit ulnssairc de chaufTer le ballon ; l'affusiuii de cet acide iloit miiDeètreeiécutée avec lenteur, elle se règle d'après la vitesse de dègagemenl du gaz chlnliydrique.

L'acide clilorhydrique du commerce est souvent coloré en jaune par du chlorure Tcrrique, l'upêralion précédente suffît pour éliminer ce sel ; il n'en est pas de même de l'acide sulfureux et des combinaisons arsenicales. Lorsqu'au moyen de la décoloration du permanganate de potaiise, on a reconnu la présence de l'acide sulfureui dans un acide chlorhydrique, on traite celui-ci par le chlore, ou, ce qui revient au même, par le bioiyde de manganèse) jusqu'à ce que tout l'acide sulfureux soit transforme en acide sulfurique; tant que le chlore n'est pas ei) excès, il forme, aux dépens de l'hydrogène de l'eau, de l'adde clilurhydrique. On procède alors à la distillation avec rjciile sulfurique, et l'on a soin de séparer les premières liqueurs igui se condensenl dans le flacon laveur, afin de constater au moyen du sulfata d'indigo, si elles renrermenl du chlore. Dans ce cas on remplace le liquide par de nouvelle eau dislillée ; le chlore élanl presque immédialement éliminé.

F» li.

L'acide sulfurique provenant du traitement des pyrites arsènifères introduit fréquemment des composés arsenicaux dans l'acide chlorhjdnque industriel. Cour priver ce dernier de l'arsenic qu'il peut renfermer, on le soumet à la distillation après addition de 2 à S milliènuis de sulfure de baryum. On a recours dans les laboratoires ù l'appareil deWoulf {fy. 11).

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