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L'acide citrique est solide, incolore, inodore ; il trristallise en prisuN.'s riioniboîdaux droits. Ces cristaux se dissolvent dans les trois quarts de leur poids d'eau froide et dans la moitié de leur poids d'eau bouillante ; l'acide citrique est notablement soluble dans l'alcool et même dans Téther.
Li prè|Kiration de Tacidc citrique s'oxiMUile en <;rand dans le midi de l'Italie et parsiculièrement en Sicile.
Li première partie de Topèralion consiste dans la transformation en citrate de chaux de l'acide citrique contenu dans le suc de oilron.
X cet effet on vei*se, dans un vase en grés ou dans un baquet de bois blanc, si Ton opère sur des masses considérables, dn suc de citron clarifié par la fermentation et Ton y fait tomber peu à peu de la craie Gnenient pulvérisée. Celle-ci donne lieu à un dégagement très-abondant d* acide carbonique et à la formation de citrate de chaux insoluble. Quand la liqueur est presque neutralisée^ on termine la saturation lu moyen delà chaux vi\e, parce qu'on éprouverait quelque difficulté à la compléter à l'aide de la craie. On peut aC^ver l'opération à chaud avec la craie ; mais dans ce cas il faut opérer dans une bassine d'argent oudeplnmb.
On sépare le liquide qui ennailè le citrate de chaux, et on lave ce .sel au moyen de Teau bouillante à plusieurs reprises et avec le plus
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grand soin, jusqu'à ce que l'eau^orte incolore et limpide ; c'est une
œiidition cssenlielle pour la réussite des opëralions ultérieures.
Le citrate de chaux bien lavé et encore humide est brassé dans un vase en plomb avec de l'acide suiruriqueà 1,84 étendu de 6 partie» d'eau. Les quantités sont 9 parties d'acide sulfurique pour 10 parties de craie nécessaires à la saturation (ce sont les proportione employées par les fabricants anglais). On verse sur le citrate l'acide sulfuriquudilué, au moment ofi le mélangevientd'étre préparé, afin de profiter de la chaleur qui résulte de la réaction de l'eau sur l'acide. 11 est important, quand on ajoute l'acide, d'agiter fortement la masse, car il pourrait arriver que le citrate de chaux se prit en grumenu^ cohérents dans lesquels l'acide ne pourrait pas pénétrer.
Au bout d'une dizaine de jours, l'acide citrique est tout entier tiiuiiné de sa combinaison avec la chaux ; après avoir versé dans la matière une quantité convenable d'eau chaude, on sépare les liqueurs du sulfate de chaux par décantation, et on lave plusieurs fois le prédpîté à l'eau cliaude. On commence l'évaporation à feu nu dans dfs bassines de plomb jusqu'à ce que la liqueur marque 1,310 dons. =3ô* au pèse-acide; on laisse refroidir la solution et l'on pas.*» sur une toile pour séparer le sulfate de chaux qui s'est déposé. Ce précipité est la^é avec une petite quantité d'eau froide que l'on ajoute aux autres liqueurs ; on continue l'évaporation au bain-mari e jusqu'au moment oii une pellicule se produit à la surface du liquide. On laisse cristalli»<r dans la bassine même, ou bien l'on place â l'étuve dans des cristallisoirsjdc faïence.
On purifie l'acide en le dissolvant de nouveau él le faisant recns- Ulliser.
Les eaui-mércs founiissenl des cristaux parla concentration; mai:;, une fois qu'elles sont fortement colorées, lu meilleur moyeu d'en tirer parti consiste i les étendre d'eau, et à les transformer à l'aide d<.< la craie en citrate calcique.
Quand les dissolutions d'acide citrique contiennent du citrate de chaux, celui-ci les empêche de ci-istalliser ; afin d'éviter cet accident, l'acide sulfurique nécessaire à la décomposition doit être employé en léger excès. On r(.>coimait sa présence dans l'acide citrique ou moyen du chlorure de baryum qui forme un précipité de sulfate de baryte, insoluble dans l'acide azotique.
Les impuretés que peut renfermer l'acide citrique doivent être rccbei-i-hées par les moyen." que nous avons indiqués à l'article Ac. tartrique. •
Lorsqu'on soupçonne que des crialaux d'acide citrique sont mélan-
sucs VÉGÉTAUX ACIDES.
i^ d'acide tirtrique, on peut s'en assurer en plaçant sur une lame le \erre une légère couche de potasse caustique et déposant les cristaux suspects à la surface de cette lame, t'acide tartrique devient blanc et opaque en se transformant superficiellement en petits cristaux de bitartrate de potasse, tandis que Tacide citrique conserve Hi transparence. (BoUey.)
L'acide citrique dissous et additionné éftxn excès d'eau de chaux ne donne pas de précipité à la températureordinairc. On a vu que Tacide tartrique, dans les mêmes circonstances, fournit un dépôt blanc, solable dans une lessive alcaline et dans Tacide acétique. La réaction doit être exécutée à froid, car Tacide citrique saturé par Teau de chaux en excès précipite par l'ébuUition.
Ajoutons que Facide citrique saturé par un alcali ne réduit pas le permanganate de potasse en bioxyde de manganèse lorsqu*on fait bouillir le mélange ; ce phénomène se produit, au contraire, avec Tacide tartrique. Dans le cas de Tacide citrique la liqueur passe simplement du violet au vert, et cette teinte ne varie pluspar l'application de la chaleur. Ce dernier caractère a été indiqué par MM. Chapmann H Smith.