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U3 KËDKUHENTS CBIHIQUES.
ou bien on le convertit immédiatement ea sirop, en y dissolvant le
double de son poids de sucre.
Quelques personnes préfèrent le procédé que nous avons fait connaître pour le sirop de framboises: il consiste àchauiïtr dans une bassine les mares et le sucre cassé par morceaux, et à placer le tout sur un feu doui. Quand le sirop bouillant marque 1 ,260 dens, = ÔO* à l'aéromètre, on le verse sur un blanchel qui relient les débris de fruil.
Ce procédé amène la perle de beaucoup de ïuc, lequel reste dans les mûres ; en outre le sirop ainsi préparé a le défaut du laisser déposer à la longue une grande quanlilé de flocons d'apparence inucilagineuse. Si on le décante alors ou si on le passe au blancliel, il a pris une couleur lie de vin, en même temps qu'il a perdu une pailic de son acidité. L'altération est d'autant plus promple que la maturité des fruits est plus avancée.
Sonbeiran |iréfére la préparation du sirop au moyen du suc de mûres fermenté, à la condition toutefois que la fermentation n'aura duré que le temps nécessaire pour la clarification du suc. Si elle a été poussée trop loin, le suc se décolore en grande partie.
SIBOP DE FRAISES.
Sirop du sucre blaiic jW
On fait cuire le sirop jusqu'à ce qu'il ail perdu 75 parties -, on ajoute les fraises ; on les agite doucement dans le sirop, et l'on verse aussitôt le tout dans un vase non métalli(]ue que l'on couvrt'. Api'és vingt-quatre heures, on passe le liquide sur une èlolTe de taine à l'aide d'une légère expression.
H. Stanislas Marlin place à la cave les fraises et le sucre disposés en couches successives dans un vase de faïence. Le lendemain il verse le tout sur un tamis de crin, il introduit dans des bouteilles le sirop qui s'écoule et le traite par le procédé d'Appert.
Il convient d'ajouter à ces sirops ceux qui sont préparés avec les aciile$ tartrique et citrique.
SIROP TARTMQDE.
l'r. : Acide Lirirîque cristallisa. , "i
Un (lislilWe l
Sirop lie sucre !li
On dissout l'acide dans l'eau ; on filtre et on ajoute la solution au sirop froid.
AClDBS ORGjINIQUES. SIS
On prépare de môme le tirop d'acide cilrique, lequel aromatisé au moyen de l'alcoolalure de zeste de citron reçoit liabituellement le nom de lirop de limons.
EMPLOI TUÉBAPEUTIQUE MS iCIDES ORCASIQUES.
Les acides vcgctniix, les sucs acides et les sirops dont ils sont la liase constituent des boissons acidulés tempérantes et rafraichissantes, dont l'usage est très-répandu et qui sont frÉquemment prescrites dans le cours des maladies inflammatoires. Il résulte des recherches de Wœlilcr confirmées depuis par celles d'un grand nombre de chimistes que les acides tnrtrique, citrique, maliquc sont détruits dans le sang pendant les phénomènes de l'hématose et convertis en acide carbonique, lequel est éliminé en combinaison avec les alcalis. Il est probable, en conséquence, que leur action physiologique et (hérapeuliquc dilTérent de celte des acides minéraux dilués; mais aucune démonstration sérieuse de leurs effets comparés n'a été publiée jusqu'ici.
Grâce à leur composition spéciale, quelques sucs exercent une adion tlléI^npcu(ique qui leur fait donner la prèrérence dans quelques cas |>articuliers. Tels sont les sucs de grenades et de coings, qui sont un peu astringents ; celui d'oranges amères, qui possède une assez forle amertume.
La préparation des boissons acidulés est simple. Dans la saison des Truits, un étend avec de l'eau le suc qui! l'on vient d'extraire. Dans le reste de l'année, on emploie 60 â 80 grammes de sirop pour 1 litre d'eau. La préparation de la limonade demande quelques explications parlicu hères.
La composition de la limonade et ses propriétés médicinales changent Miivant la nianiéi-c dont elle a été préparée.
Lorsqu'un se home à délaclier le zeste des citrons, à couper par Irauches la partie succulente du fruit et il la laisser en contact avec l'eau froide, on obtient une simple dissolution du suc dans l'eau.
Si Toi) soumet cc môme parenclijime A rébullilion, on ublicnt ce qu'un appelle une limonade cuite, boisson dont In saveur parait moins acide et dont la consistance est plus mucilaghieuse. Cette modiflca* lion des proprié^ du médicament tient à ce que la liqueur acide réagit à la lenipérature de l'ébullitioii sur le contenu ou sur les parois
su MÉDICAMENTS CHIMIQUES,
des cellules et hydrate ou dissout le prindpe mucilagineux. La tisane paraît moiiis aigre, parce que les acides, associés intimement à un liquide visqueux, exercent une impression moins vive sur le tube digcstir.
Quand on prépare de la limonade, soit à froid, soit à chaud, en laissant le zeste du fruit, on obtient une boisson tonique par son principe amer, excitante par l'huile vololîle qu'elle renferme.
Il appartient au médecin de prescrire lemwltu/ncienrfi de ce genre de tisanes, suivant les effets qu'il veut produire.
Les semences du citron communiquent à la limonade une saveur amère ; à moin^ d'indications spéciales, il liant avoir soin de les séparer.
Le sirop de mares est fréquemment la base de gargarismes légèrement astringents ; voici une formule de ce genre de médicaments.
Enfin le suc exprimé des citrons est quelquefois usité pour diilerger les plates.