‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 125 sur 494 · H, — BICARBONATE DE POTASSE · texte numérisé non relu

H, — BICARBONATE DE POTASSE

(■iearbonata potainque.) (?0»,IO,HO.

Le bicartwnalede potasse, nommé carbonate neutre par les anciens chiroistet criatallise «a prismes rhomboldaui. Ce sel préaante une

36ft MËDICAMEHTS CIUIUQUES.

saveur Bpéciale. alcaline, mais dépourvun d'âcreté; il verdit les couleurs bleues végétales. 100 parties d'eau dissolvent 25,25 parties de bicarbonate de potasse à + 10°, el 2ti,'J partie^i -f-20"; la dissolution soumise à l'êLullitinn dégage de l'acide carbonique et donne du sesqiiicarbonale qui reste dissous. Si l'èbuUition esttrès-longtemps prolongée, le sel perd des quantités croissantes d'acide carboniijuc et finit à la limite par se transformer en carbonate neutre.

On prépare ce sel en faisant passer un courant d'acide carbonique dans une dissolulion de carbonate de potasse neutre. Pour obvier A la lenteur de l'absorption et à la perle d'une ftssez grande quantité d'acide carbonique qui traverse la liqueur alcaline sans se combiner, Wcller a imaginé un appareil dans lequel le dégagement de l'acide carbonique a lieu seulement à mesure que son absorption se produit.

Hais la disposition de Welter, outre sa complication, présente un inconvénient assez grave, c'est que l'orifice du tube amenant l'acide carbonique dans le carbonate neutre, ne larde pas à s'obstruer par l'accumulation des cristaux de bicarbonate.

Vappareil de Soiibeiran (fig. H), pour la préparation du bicarbonate de potasse, évite tons les inconvénients de celui de Welter et fonctionne avec une régularité parfaite. Voici l'énumération el l'arrangement des divers organes qui le constituent:

b. Flacon tubulé destiné & recevoir l'acide cblorhydrique ou l'acide sulfurique nécessaire à la production de l'acide carbonique.

A, Tourie en grès, dans laquelle on verse un mélange formé de 1 partie de craie et de 4 parties d'eau. L'acide destiné à la décomposition du carbonate de chaux est introduit peu é peu et au fur et ii mesure du besoin, à l'aide du robinet placé à la partie inférieure du flacon b.

c. Bâton maintenu par une vessie et qui sert d'agitateur.

d. Flacon tubulérempli dcfragmenfs de craie mouillée; cette craie est destinée à absorber l'acide cblorbydrique ou sulfurique que le dégagement de l'acide carbonique peut accidentellement entraîner. Le flacon d communique par un premier tube avec la tourie A, el par un second lubc avec le flacon b contenant l'acide. Celte dernière communication a pour objet d'établir l'égalité des pressions dans les différentes parties de l'appareil.

e. Flacon tubulé dans lequel on verse une pelite quantité d'eau; il sert de régulateur pour le dégagement du gaz, car la vitesse avec laquelle les bulles d'acide carbonique traversenl la couche d'eau indique à cbaque instant s'il faut entretciiir, ralentir ou activer

CABBO-SAÏES DE l'OTASSE,

récoulement de l'aciilc i]ui tombe sur la craie. Kn outre, le lubo droit qu'il porle fait coiiuaîtrc la pression intèrienrc par la hauteur i latjuelle le lii|uide s'y èli've; le Aacou s communique avec le ilacoii il, au moyeu du tulje lad 6 l'une de ses trois ouvertures.

/, Vaste fontaine en ^Tés, dans laquelle s'opère la transforma lion du carbonate neutre de potasse en bicarbonate. Un premier tube en plomb parlant du flacon e pênèlre dans la fontaine par sa partie inférieure. I>a foiilaine est ferinée à l'aide d'un couvercle lutë avec soin jui- son bord supérieur. De ce couvercle, part un deuxième tube en l»Iofiib g, lequel plonge dans l'eau et s'oppose â la libre sortie du gai oirboniqne.

iMas la fontaine / sont disposés des vases plats en porcelaine ou en faïence; ils sont superposés et séparés les uns des autres au moyen ■le iM^ottes de verre qui établissent un intervalle convenable entre eux. Dans chacun de ces vases, on verse une dissolution de carboitale du ]Mta8se, marquant 1,260 D. ^50°B. ; l'épaisseur de la coudie ne doit pas dépasser de I à 2 r^ntiniûtres.

Tnul étant ainsi disposé, et le tube g étant maintenu hors de l'eau, lin fait tomber de l'acide sur la craie, de manière à établir un contant rapide d'acide carlKiniquc, qui déplace en grande partie l'air ^ dfl'tppart-il. Alors on plonge dans l'eau l'extrémité du tube g, et l'on

in MÉDICAHKNTS CHIHIQUSS.

que l'action de l'acide carbonique n'a pas été conliuéeassez longtemps. Comme le carbonate neutre de soude contient beaucoup plus d'eau que le bicarbonate qui se produit, cette eau s'ècoulu pendant que la transformation s'accomplit et constitue une dissolution saturée qui vient occuper le fond des vases. C'est pour obvier aux inconvénients résultant de cette accumulation de liquide que le sel est placé sur un diaphragme percé et soutenu à une certaine distance du fond de la fontaine f. Ce dispositif permet également, lorsqu'on se sert d'un sel de soude renfermant du sulfate de soude et du sel marin, d'obtenir un bicarbonate pur, pai'ce que ces sels étrangers sont entraînés avec l'eau de cristallisation.

On a proposé l'emploi d'un procédé qui consiste dans le Irai-

' temenl d'une solution de carbonate neutre de soude par le

carbonate d'ammoniaque, comme il a été ditâpropos du carbonate de

potasse. Uais ce moyen est extrêmement défectueux, car il engendre

un mélange de se s qui carbonate et de bicarbonate de soude.

Le bicarbonate de soude peut s'obtenir également comme produit secondaire dans la préparation de l'acétate de soude. {Voy. Acétate

DE POTUSSE.)

L'es»ai du bicarbonate de soude coniiste, après la constatation de l'absence de tout métal étranijer au soilium, dans la tiewtralisalion iln sel par un excès d'acùle oMlique pur, et dans l'addition à la lii/ueur fractionnée du chlorure de baryum et de iaxoiate d'argent. Ces réactifs ne doivent pas donner de précipité, si le bicarbonate de soude ne renferme ni sulfate ni chlorure de sotlium. La solution de bicarbonate de souile versée dans du sulfate de magnésie ne doit pas déterminer de dépôt, si le sel ne contient pas du carbonate neutre ou du sesqmcarbonate sodique.

Vsages. Les carbonates neutres de potasse et de soude sont réservés à la médication alcaline externe. On les emploie dissous pour des bains locaux ou généraux, pour des lotions et associés à des corps gras, dans des pommades et des topiques destinés à des onctions ou des frictions. Les bicarbonates de potasse et de soude sont utilisés dans la médication alcaline interne ; l'emploi du dernier de ces sels est de beaucoup le plus fréquent. Cette préférence liejit surtout à ce que les eaux alcalines naturelles, dont l'usage est extrêmement répandu, sont minéralisées par le bicaibonalc de soude et à ce que les sels sodiques enlient poui' une large part dans les éléments salins Constituants des liquides de l*écon,omic.

Les bicarbonates alcalins sont absorbés et augmentent l'alcalinité

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