‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 221 sur 494 · II. — TU* folT · texte numérisé non relu

II. — TU* folT

486 MÉDICAMENTS CHIHIQOBS.

qu'on porte à rébullitiaii; on y verse alors la dissolution de sulfate ferreux, et l'on active le feu. Aussitdt que l'ébuliition est très-vive, on qoute, portions par portions, le carbonate de soude dissous, de maniëre à ne pas interrompre l'ébuliition. 11 importe, lorsque la décomposition est terminée, de laisser un très-légei* excès de sel de fer dans la liqueur ; on couvre la bassine, et on abandonne le mëlange au repos jusqu'au lendemain. Cette première partie de l'opération doit être exécutée au moyen de la plua grande quantité d'eau possible, elle donne du carbonate ferreux qui se dépose avec facilité au sein de la dissolution de sulfate de soude. On décante le liquide au moyen d'un siphon, et l'on jette promptement le carbonate ferreux sur une toile ; on le recouvre entièrement avec une feuille de papier imprégné de nrop de sucre et on le laisse égoutter. On porte ensuite le dépât à la presse, et on l'etprime, lentement de manière à lui enlever la plus grande quanliti< d'eau possible ; il doit rester sous la forme d'une sorte dcpainpiat très-ferme. Pendant cetemps, on a évaporé le mielaubainmarie ; on y ajoute le carbonate de fer, que l'on a d'abord divisé dans un mortier ; on a^te pour obtenir un mélange exact, et l'on concentre, toujours au bain-marie et en remuant, jusqu'en consistance pilulaire. Ce mellite encore chaud est enfermé dans des vases que l'on bouche avec soin ; il constitue le meilite de carbonate ferreux.

La manipulation précédente a été imaginée par Soubeiran, elle est beaucoup plus simple et plusftdle k exécuter que celle qui a été indiquée par Vallet. Pour préserver le carbonate de fer de l'oxydation, Vallet opifait la précipitation dans de l'eau sucrée, et lavait le cart>onate froid k l'aide de l'eau également chargée de sucre. Soubeiran a supprimé complètement ces lavages. Grèce à la précaution d'opérer la précipitation k chaud dans une grande masse d'eau et d'exprimer trèsTortemcnt le dépôt à la presse, on obtient du carbonate ferreux qui ne retient que des traces insignifiantes de sulfate de soud«, lesquelles ne nuisent en rien k l'effet thérapeutique des pilules. En prescrivant de laisser un trés-faible excès de sulfate de fer dans les liqueurs, Soubeiran a eu pour but d'éviter la présence du carbonate alcalin libre, qui aurait le grave inconvénient de modilier le sucre du miel et de le caraméliser. Vallet recommande de diviser la masse en pilules de 15centigrammes, en ajoutant un peu de poudre de guimauve. Grâce au bon chois de l'excipient, ces pilules durcissent peu, et se divisent toujours dans l'eau avec la plus grande facilité. Hais ce qui doime surtout du prix à cette préparation, c'est que le carbonate de jer s'y conserve sans oxydation, si ce n'est très-Iègèrement. A la sur*

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