GHLORAL ET HYDRATE DE CHLORAL
le passage suivant. « Ainsi, deux substances voisines, le chlatofonni et le chloral, qui, à Tépoque de leur découverte par Soubeiran et M. Liebig, ont été l'objet de très-sérieuses études, dans le pur intérêt de la science abstraite et des théories chimiques, ont pris place depuis parmi les plus précieux agents de la thérapeutique : le chloroforme pour la chirurgie, le chloral pour la médecine. »
Chloral insoluble ou Métachloral, M. Liebig a vu que le chloral anhydre, sous Tinfluence de diverses causes, mais très-rapidement par son contact avec Tacide sulfurique se transforme en nn corps solide, incolore, peu soluble dans l'eau et présentant la même composition que le chloral. Cette modification isomérique du chloral est remarquable, en ce qu'elle est peu persistante ; le chloral insoluble porté à une température d'environ -h 200*, régénère du chloral soluble et anhydre. M. Personne a reconnu que le chloral insoluble ou métachloral est doué de propriétés analogues à celles de Thydrate de chloral, il a seulement constaté que son action est plus lente & se développer.
Formes pharmaceutiques. L'hydrate de chloral a été jusqu'ici exclusivement employé sous la forme de dissolution aqueuse. Les doses hy[)notiques pour un adulte sont comprises entre 2 et 5 grammes.
Afin d'éviter la saveur extrêmement désagréable de ce médicament on peut l'administrer en lavements ; l'hydrate de chloral injecté dans le rectum est absorbé très-rapidement et ne perd riei^e son activité. M. (limousin à proposé de l'ingérer dans l'estomac sous la forme capsulaire.
L'injection hypodermique de ce médicament n'est peut-être pas exompte de danger en raison des hautes doses qui sont nécessaires pour obtenir un résultat thérapeutique.
SOLUTION HYPNOTIQUE, (o. L1EBREICH.)
Pr. : Hydrate de chloral 2 à 4 gr.
Eau distillée 15
Sirop d'orange 15
POTION SÉDATIVE, (o. LIEBREICU.)
• Pr. : Hydrate de chloral 2 à 4 gr.
Mucilage de goiiune arabique 50
Sirop d'orange 50
Eau distillée 120
On a proposé une formule de sirop d*hydrate de chloral au centième, ridée n'est pas heureuse en raison de la saveur extrêmement
m MÉDICAMENTS CHIMIQUES.
désagréable du produit et des doses élevées nécessaires pouren tirer quelque parti.
AMYLÈNE.
L'amylène est un hydrocarbure liquide, incolore, d'une odeur Hhérée désagréable. Il bout entre 35 et 40 degrés. Ce composé a hié découvert par H. Balard en 1844 ; sa composition est exprimée par la formule C"H*°.
Pour préparer Tamylène, on fait digérer pendant 24 heures, 500 grammes d'alcool amylique (C"H"0*) avec 750 grammes de chlorure de zinc fondu et réduit en poudre ; le mélange est fréquemment Bgité pendant ce temps, puis introduit dans une cornue et soumis à la distillation. La cornue doit reposer sur un bain de sable et communiquer avec un réfrigérant de Liebig qui se rend dans un récipient bien refroidi. On sépare le produit de la couche d'eau qui raccompagne, et on le déshydrate au moyen du chlorure de calcium fondu. Le liquide est soumis de nouveau à la distillation; en recueillant seulement les produits qui passent entre 55 et 40 degrés, on a de Famyléne presque pur, ou souillé seulement par des traces d*hydrure (ïamyle O^W\
En 1856, M. Snow a proposé de substituer Tamylène au chloroforme. Mais remploi de cet hydrocarbure dont l'odeur est infecte, napa9#Brdéà être abandonné. Pendant quelque temps et lorsque le nombre des cas où il a\î\it été administré était Irès-limité, on a pensé qu'il était inoffensif. Les essais en se multipliant ont amené des résultats funestes et Tamyléne, qui n'avait pour lui que sa douteuse innocuité, a cessé immédiatement d'être mis en usage comme agent anusthésique.
PhOTOXYDE D'AZOTE.
AzO.
^Ozyde azoteux. Oxyde niireux.)
Le protoxyde d'azote a été découvert |)ar Priesiley en 1770. Ce gaz a été soumis, en 1799, à des éludes physiologiques par nuni|>hry 03%^ dans l'institution pneumatique de Deddoês; et c'est à la suite de'ces expériences qui seml)laient devoir conduire leur auteur à la découverte de l'aneslhésie que le protoxyde d'azote reçut le nom de gaz hilarant. Pendant de longues années le protoxyde d'azote n'a plus été l'objet que de tentatives sans portée, et il faut arriver en 1844 pour le voir employé comme abolissant la douleur par Horace Wells, dentiste de