SPARADRAP RÉVULSIF DE THAPSIA
(SpMMidnip d*eiiiplâire de thapcia.)
Cire jaune. 420
Colophane 150
Poix blanche 150
Térébenthine cuite 150
— du Mélèze 50
Glycérine 50
Miel blanc 50
Résine de Thapsia 75
C^te formule qui résume de nombreux essais pratiques est celle de Leperdriel ; elle a été donnée par lui à la commission chargée de la révision du Codex. Voici le modus faciendi qui est du reste fort <imple.
Fondez ensemble les cinq premières substances, et dès qu'elles sont liquéfiées, passez-les à travers un linge. Maintenez leur fluidité, en les plaçant sur un feu très-doux, et ajoutez-y la glycérine, le miel et la résine de Thapsia amenée à la consistance molle qui a été prescrite plus haut. On étend le mélange, lorsqu'il est homogène, sur
des bandes de toile au moyen des procédés usités pour le sparadrap diachylon.
Le sparadrap de Thapsia bien préparé conserve ses propriété» rubéfiantes pendant un certain temps. M. Jules Cazenave nèanmoiiis, pour remédier à Taltérabilité de cette préparation qu'il croit trèsgrande, a proposé un moyen fort simple qu'il nous semble opportu de faire connaître. Il prépare au moyen de l'alcool une solution trèsconcentrée de résine de Thapsia et prescrit d'étendre cette espèce de vernis sur un écusson de la dimension convenable, à l'aide d*un pinceau de blaireau. Le sparadrap diachylon, le taffetas ciré, la percaline ou simplement le papier gommé peuvent servir de support à cet enduit.
Il est facile de graduer l'activité de ce genre de révulsif, en appliquant successivement plusieurs couches de la solution, après que chacune d'elles a acquis par la dessiccation une consistance suffisante. L'énergie de l'emplâtre est donc susceptible d'être ainsi variée suivant l'indication thérapeutique à laquelle le médecin veut satisfaire.