‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 96 sur 494 · ÉPONGES A LA CIRE · texte numérisé non relu

ÉPONGES A LA CIRE

On prend des éponges fines, on les bat avec une maillet sur un billot debois afin de détacherle sable et les débris de coquilles qui adhérente leur tiasu. On les lave avec soin; on les fait sécher, puis on les coupe par tranches. Lorsque les éponges sont ainsi préparées, on les plonge dans la cire jaune fondue au bain-marie, et on les laisse inunerg^ dans le corps gras jusqu'à ce que toute l'eau soit volatilisée et que le tissu soit entièrement pénétré par la cire. On soumet alors chaque fragment séparé à une forte pression entre deux plaques de fer légèrement chauffées, et on les laisse en presse jusqu'à ce qu'ils soient rtfroidis. On conserve ces fragments comprimés, après avoir eu le soin de détacher la cire solidifiée qui peut adhérer au bord des fragments.

Les éponges ainsi préparées servent à dilater les tra^jets fistuleux et les orifices de quelques plaies ; on introduit dans ceux-ci un petit fragment auquel on donne la forme convenable; sous l'influence de l'humidité, l'éponge se gonfle et exerce alors une compression graduelle dans tous les sens.

ÉPONGES A LA nCELLE.

On chosit des éponges très-fines, on les nettoie par le battage et par des lavages de la manière qui a été décrite ci-dessus. L'éponge encore légèrement humide est enveloppée par les tours serrés d'une cordelette de chanvre (fouet), de manière à occuper le plus petit volume possible. Â cet effet, la corde étant attachée par l'une de ses extrémités, on commence par faire quelques tours à l'un des bouts de l'éponge, et, tenant la corde bien tendue, on se rapproche successivement en tournant Téponge sur elle-même et en ayant soin que les divers tours du fouet ne laissent pas d'intervalle entre eux. Quand on est arrivé à l'autre bout de Téponge, on arrête solidement la cordelette.

DES â>ONGES. 189

L^ éponges ainsi préparées sont soumises à la dessication dans uneéiuve. Lorsqu'on veut s'en servir, on détache la ficelle par une de ses extrémités, on met à nu la quantité d'épongé suffisante pour le besoin, et l'on fait un nouveau nœud pour empêcher la ficelle de se dérouler davantage.

L'éponge à la ficelle a reçu en chirurgie les mêmes applications que l'éponge cirée; on la préfère généralement, parce qu'elle se gonfle plus rapidement et d'une façon plus uniforme dans les plaies.

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