EXTRAITS H1T>RO- ALCOOLIQUES
Ces extraits se préparent par la méthode de déplacement, en .faisant agir alternativement l'alcool et l'eau sur les corps médicamenteux, grossièrement pulvérisés et soutenus dans le cylindre à lixiviation par un disque de laine , et recouverts <J'uu disque en ferblanc percé de trous. L'alcool est verçé par parties et ensuite l'eau jusqu'à épuisement complet. Quatre livres cVhydro-alcool suffisent ordinairement. Le* liquides réunis sont distillés au bain-onarie pour retirer l'akool, ; et le résidu est évaporé k siccité au bain-marie dans une .bassine. ;
M. Dausse prépare ainsi et avec de l'alcool a 24* les extraits, de feuille* a\'aconi^ napel, de belladone, de ciguë , de )UAqu\awe^à& semences ^ s^j^iue, { ^ v ^ivre cubebe; et avec ^ j^icool > ceux de digitale f .$ douce ambre , <fe gratiole, de colchique, de coloquinthe , de safran, de feuilles te llrffnmne , seigle ergqti.
EXTRAITS HYDRO-ÀLCOOtiQuià ÉtlffEltèô.
Ces ' extraits se prépaient aussi par la méthode de déplacement. Les corps, grossièrement divisés;, sont traités d'abord avec parles égales défier, après par de l'alfool « 359, e-
ensuite épuisés complètement par l'eau. Le soluté éthéré est distillé a part ; les solutés alcoolique et aqueux le sont ensemble; Le résidu est ensuite évaporé au bain-marie en consistance d'extrait ferme , dans lequel on incorpore le résidu éthéré, presque complètement formé d'huiles fixes et volatiles.
M. Dausse prépare des extraits hydro-alcooliques éthérés jfVec des substances qui contiennent beaucoup de matières extracto-résineuses et d'huile essentielle : ceux de sémencontra , d'absinthe, de sabine, de rue, de fougère mâle. Ces extraits possèdent l'odeur et la saveur des plantes. Ils réunissent sous un très-petit volume leurs "principes fixes et aromatiques.
« Pour les corps contenant des résines peu importantes a conserver, M. Dausse emploie seulement l'éther et l'eau. Il obtient ainsi des extraits qu'il appelle extraits aqueux èthérês. Ils sont très-aromatiques et contiennent la presque totalité de l'huile essentielle de ces corps. Ceux d'année, de valériane, de camomille, de menthe poivrée, de feuilles et fleurs d'oranger , û J écorce d'oranger.
• Les extraits obtenus au moyen du vinaigre et du ri» sont peu nombreux et peu usités. Nous citerons seulement l'extrait acèteux d'opium de Lalouette , Y extrait vineux d'ellébore noir de Baccher, et Y extrait vineux d'opium. Ce dernier se prépare en faisant dissoudre l'opium , côupé par tranches dans du bon vin blanc. Passez le soluté avec expression , repôsdr ; décantez et évaporez en consistance pilu-
Parmi les extraits retirés des substances animales , î\ n'y a que Y extrait alcoolique et éthéré de cantharides, dont nous avons déjà parlé , et Y extrait de fiel de bœuf, qui s'obtient en évaporant au' bain-marie en consistance, la bile de bœuf préalablement passée à travers une étoffe de laine. ' U$<tgt$: ÂènimMation. Les extraits offrent l'avanlage de
réunir sous un # très-petit poids beaucoup de principes actifs. Ils participent des propriétés des substances qui les ont fournis. Cependant tous les extraits d'une même plante ne sont pas identiques. La nature du véhicule employé et le procédé opératoire mis en usage doivent apporter quelques modifications dans leur composition et leur mode d'action. Les extraits des sucs, sans fécule ou avec fécule, ne sont pas certainement doués de la même énergie. Les extraits alcooliques sont en général bien plus actifs que les extraits aqueux. Les extraits hydro-alcooliques offrent a la fois les principes actifs solubles dans l'eau et dans Talcôol. Les extraits hydro-alcooliques éthérés contiennent, en outre, des huiles essentielles ; aussi sont-ils plus excitants. Le médecin, lorsqu'il ordonne l'extrait d'une plante, doit spécifier celui qu'il désire. Il est dirigé en cela par la nature des principes actifs dans lesquels paraissent résider les effets qu'il veut obtenir. Ainsi, si c'est dans une matière résineuse, il demandera l'extrait alcoolique; si c'est dans une matière extractive, l'extrait aqueux conviendra mieux. Malheureusement, pouf ces préparations comme pour beaucoup d'autres, l'expérience médicale n'a pas encore prononcé sur l'avantage a donner a tel ou tel procédé. Espérons que les auteurs dn nouveau Codex voudront bien éclaircir ce point si important de médecine pharmacologique.
Les extraits se donnent ordinairement sous forme pilulaire. Les extraits aqueux ayant la consistance voulue , il suffit d'indiquer une quantité quelconque et de la fbire diviser en pilules. Les extraits alcooliques, étant secs et cassants, ont besoin d'un excipient. Ces préparations se prêtent facilement a plusieurs formes pharmaceutiques. Les extraits aqueux peuvent se dissoudre dans l'eau, le vin, une potion, une tisane, etc. Les extraits alcooliques, insolubles dans ces véhicules, y sont suspendus a l'aide d'un intermède : ils peuvent se dissoudre dans l'alcooL La dose des extraits est
de 4 pl de grain à 2 grains pour ceux qui sont très-ap^fs (narcotiques, etc.)» et de 3 a 15 grains pour ceux de» plantes peu actives. Les extraits peuvent servir à composer plusieurs préparations externes, cpllyres, gargarismes, lavements, etc.
ILpS SACCHARQLÉS.
Les wtliarotés différent des autres préparations pharmaceutiques , ef offrent cela de commun entre elles qu elles contiennent du sucre, un sirop ou du miel, qui leur servent de condiment et quelquefois d'excipient. Du reste, leur composition est très-variée. Les pâtes ont pour base la gomme et un soluté d'une substance végétale; les gelées, un mucilage, une fécule, ou de la gélatine ; les strops ^ un soluté ordinairement aqueux ; les condits, une substance jrpgétal£ entière \ les éléo-sqccharolés , une huile essentielle ; les saçc harpes , des produits dissous préalablement dans l'alcool ou dans Téther. Les loblctles ont pour excipient un mucilage 5 les chocolats , la pâte de cacao ; les biscuits , une pète ferineuse. Les conserves, les marmelades, ont pour base une pulpe végétale ; les électuaires, médicaments trèscpmposés, ont pour excipient le sirop de sucre ou de miel. Ces préparations sont liquides , molles ou solides. Elles s'obtiennent i 0 par solution ou par évaporation ; 2° ou par mixtion. , , .
A. SACCHÀROLÉS OBTENUS PÀK SOLUTION ET PAR ÉVÀPORÀTIOJT.
(io Mous.)