‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 114 sur 761 · LA MORALE STOÏCIENNE · texte numérisé non relu

LA MORALE STOÏCIENNE

SA HXAPOSE

| 1. — Souverain bien : la vertu. — La morale stoicienne a subi. | bien des métamorphoses depuis Zénon, Cléanthe, Chrysippe (xr1e siècle avant Jésus-Christ) jusqu'à Sénèque, Épictète et Marc-Aurèle. L'idée qui persiste à travers ces changements et domine tout le Stoïcisme, Cest que le souverain bien, l’unique bien, c’est la vertu elle-même. De Ilà, plusieurs conséquences qu'on a nommées les paradoxes stoi- | ciens (?) : oct

|. 10 La vertu étant l’unique bien, en dehors d'elle, tout est indifférent : | plaisir, douleur, richesse, réputation, santé, vie, mort.

| 20 La vertu étant un absolu, un extrême, il n’y a pas de milieu [ventre le bien et le mal. Toutes les fautes sont égales comme tous les | actes bons : le vice et la vertu n'admettent pas de degré.

| 4 39 La vertu est elle à elle-même sa propre récompense : Viriuts | præmium 1psa virtus (Sénèque).

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