‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 151 sur 761 · CRE · texte numérisé non relu

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1 428 LA VERTU : MALÉBRANCHE | 00)(00)

sa définition de ces mots : « Relativement à la perfection et au bien, , la vertu est un sommet. » Kara 05 ro dototov x ot T0 Eù à XPOTNS- (1):

En unissant les deux points de vue, la théorie d’Aristote peut se justifier. Toute vertu doit suivre la direction qui la conduit à sa fin ; elle doit donc éviter toute déviation, n’aller ni à droite, m1 à

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gauche ; à droite, c'est vg. la témérité; à gauche, c'est la lâcheté ; entre : les deux, au milieu, c’est la vertu de courage. Donc, en ce Sens, 17 medio | virius, car tout écart éloigne du but. Mais tant qu’on marchera en suivants la ligne droite, la ligne du vrai courage, si haut qu’on puisse monter,s on suit toujours la direction qui rapproche de plus en plus de la po fection idéale, on fait, par le bon chemin, l'ascension de ce sommets qui s'appelle la vertu. L’excès n’est donc pas à craindre, puisqu'on ne

dévie ni à droite ni à gauche, et que le sommet est inaccessible, c'est 2 CL q

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à-dire que lidéal recule sans cesse. 4 L IV. — MALEBRANCHE DU à

li définit la vertu, s'inspirant de saint Augustin: «un amour habituel, libre et dominant de l’ordre immuable » (2). Cette définition est accep=

table, pourvu que par amour on n’entende pas seulement le sentiment, #1

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(2) Amsrore, Morale à Nicomaque, L. II, Ch. vi, $ 17. Il dit la même chose en parlan#! de la magnanimité (L. IV, Ch. ant, 8 8) : Eort 0 6 eyæAoduyos to uv peyéle &x006 tb) de Ge dei LLÉGOs. — AGUIRRE (D’), De virtutibus et vitiis disputationes ethicæ. E

(2?) MALEBRANCHE, Traité de morale, L. I, Ch. zt, $ XX, à la fin. F

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