‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 152 sur 761 · VI. — DÉFINITION PROPOSÉE · texte numérisé non relu

VI. — DÉFINITION PROPOSÉE

On peut définir la vertu d’une façon générale : l'habitude du devoir (?).

. Mais pour indiquer explicitement les conditions qu’exige cette habitude, on peut adopter la définition suivante : La vertu c’est l’habiiude

: d'obêir au devoir @ec intelligence, amour êt liberté. E Conditions. — Ire : Connaissance du bien : car, sans cela, pas de liberté, ni de responsabilité, done pas de vertu; c’est de l'instinct k (Ps. 195).

[Te : Amour du bien : pour faire le bien, surtout avec persévérance, il faut aimer. L’attrait du bien donne une impulsion HeQuEeUts à la volonté, qui, autrement, resterait inerte (Ps. 10). | IlLe : Effort libre : pour faire le bien, il ne suffit pas de le connaitre et de Paimer, il faut surtout le vouloir. Il faut que la volonté fasse effort

+ pour refouler les mauvaises inclinations qui l’attirent vers le mal.

[Ve : Habitude : quelques actes isolés ne suffisent pas ; il faut, pour “être vertueux, conformer habituellement sa conduite au devoir. L’habi-

tude, par la répétition des actes, accroît la facilité et la tendance à les

reproduire. La pratique du bien finit par devenir un besoin : « L'homme

vertueux, dit Aristote, est celui qui trouve du plaisir à faire des actes

de vertu. » L'idéal de la vertu C’est la sainteté, état d’une volonté si

. pleinement identifiée avec la loi morale Ge elle Fe obéit sans effort et : 54e défaillance.

Page 1