‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 255 sur 761 · SUPÉRIORITÉ DES FORMES A L’ÉTAT MIXTE · texte numérisé non relu

SUPÉRIORITÉ DES FORMES A L’ÉTAT MIXTE

I. — Raison de cette supériorité : elle ressort de ce qui vient d’être

absolument, sans emprunts réciproques pour remédier à leurs défauts

- propres, exigent, spour être viables et bienfaisantes, un ensemble de conditions qui se trouvent très difficilement réunies. Aussi ces trois formes de gouvernement ont-elles très rarement existé à l'état pur. … La force même des choses a fait généralement prévaloir le régime mixte, M où les éléments monarchique, aristocratique et démocratique sont mêlés dans des proportions diverses.

— Sans doute, en cette matière contingente, dont la détermination - est subordonnée à mille circonstances variables de temps, de lieux ; èt de personnes, l’Église n’impose aucune manière de voir et de faire (?).

La forme du gouvernement est laissée au libre choix, implicite ou exph-

- cite (86, III), du peuple qui décide à ses risques et périls. ! Mais il est inté-

commune non vident esse in potestate unius, non attendunt bonum commune quasi ad ra id quod est alterius, sed quilibet attendit ad illud quasi suum. (8. THomas, De Regimine...

BR UCTIV):

ge (2) « Dans cet ordre d'idées Énécularit, les catholiques, comme tout citoyen, ont pleine Les liberté de préférer une forme de gouvernement à l’autre, précisément en vertu de ce qu’au- cune de ces formes sociales ne s'oppose, par elle-même, aux données de la saine raison, ni

dit (89, La Monarchie, l'Aristocratie et la Démocratie considérées

$ Li: (1) Eine namque contingit ut homines sub rege viventes segnius ad bonum commune nitantur, utpote æstimantes id quod ad bonum commune impendunt, non sibi - ipsis conferre, sed alteri sub cujus potestate vident esse bona communia. Cum vero bonum

| # ressant de noter ie les philosophes et théologiens catholiques s’accor- LAS

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