L: III, Ch. ut. Voici le contexte : « Il ne faut : SH
246 Le DÉMOCRATIE : : SON AVÈNEMENT
déplaise aux esprits chagrins, tout n’est pas à condamner dans les
. la pensée chrétienne. Toutefois, comme sociologue, j’aperçois le danger :*
singulièrement accéléré ; actuellement la démocratie est en train de’
| craintifs. Au lieu de se laisser envahir par la peur du mot, n’est-il pas.
bouder, n’est-il pas plus sage de travailler avec entrain à l'amélioration”
moral et d'ordre économique, qui, à travers des vicissitudes, indiquent une constante ascension populaire (1). » ù
« Ce que je sais d’histoire me donne lieu de croire que la démocratié est le terme naturel du progrès politique et que Dieu y mène le monde # mais J'avoue qu il l’y mène par de rudes chemins, et que, si je crois à 1 démocratie, c’est malgré des excès qui seraient capables d’en CU les gens de bien (2). »
Citons enfin le témoignage très autorisé de Mer d’ bee « N’erl
nouveautés que révèle notre état social. Sans donner gain de cause aux, calomniateurs du passé, il ne me paraît pas douteux que sur plus d'u point notre âge soit en progrès. L’humanité tend vers le nivel ementl intellectuel, moral, économique. C’est l’évolution démocratique. :omme) disciple de l Évangile, je n’ai aucune raison de m’affliger ; je dois même: saluer, dans ce que cette tendance a de légitime, un triomphe tardif de.
c'est que les convoitises prennent trop d'avance sur les satisfactions. possibles et fassent violence-à la société pour obtenir d'elle plus qu "elles ne peut donner (#). »
Depuis la Révolution française, le mouvement démocratique s'est
pénétrer jusque dans l’Extrême Orient. Cette ascension du qua trième état, qu'on s’en réjouisse ou qu’on s’en inquiète, paraît irrésistible. Le terme seul de démocratie suffit pour effaroucher les esprits
plus brave de se mettre en face de la chose ? Au lieu de maudire ou de
morale et matérielle du peuple, pour le rendre plus digne du grand rôle. que semble lui réserver l’avenir ? Au lieu de pleurer inutilement sur less ruines d’un passé à jamais disparu, n'est-il pas plus patriotique de mettre courageusement la main à l’œuvre et d'apporter sa pierre à la construction de la cité future ? Les catholiques devraient avoir toujours
présente à la mémoire cette forte parole du cardinal Mermillod : « Le, peuple sera, finalement, à ceux qui l’auront le plus aimé et le mieux, servi (1). » | “à
(7) CH. ANTOINE, Cours d'Économié sociale, Ch. KYLADE IV, p. 287, Paris, 4908." (?) Fr. OZANAM, Lettre du 11 mars 1849, Lettres, T. 11,5 p.286 4 (*) Cité par Mer BAUDRILLART, dans la Vie de Mgr d’ Hulst, T. I, Introduction, p. 14- 15, Paris, 1912.
r. (1) Cf. G. SorTars, Les Catholiques en face de La Démocratie. "T4 CP veR 79-92.) Gt. La Crise du Libéralisme..., Ch. v, p. 79-82. À