POUVOIR EXÉCUTIF : LE DROIT DE GUERRE
stes russes et les « pacifistes », que toute guerre doit se régler selon sette formule : « Ni indemnités, ni annexions. » Ce serait un encoutagement donné à la violence et à l'injustice aux dépens du droit.
M La paix doit être une œuvre de justice et non une œuvre de venreance. La charité ne perd jamais ses droits (1). Il lui appartient de tempérer les rigueurs de la justice, en prescrivant la modération dans l'usage de la victoire. Le vainqueur ne réclamera que ce qui est suffisant, au point de vue politique et économique, pour le rétablissement de l'ordre ët du droit, renonçant aux exigences excessives qui deviendraient une source de his inextinguibles et la cause de nouvelles guerres.
| … III. — Responsabilité dans la guerre : la déclaration de guerre impose aux chefs d'État, aux législateurs et aux conseillers des Souverains les plus graves obligations morales : ne jamais provoquer la guerre, ne pas la déclarer avant d’avoir acquis, après examen conscientieux, la conviction que l'adversaire s’est rendu coupable d’une violation grave et certaine du droit, et que, les moyens d’accommodement étant puisés, la guerre reste l'unique moyen d'obtenir réparation. C’est la isposition que saint Thomas exige sous le nom d'intention droite (?). La situation des officiers et des soldats est moins délicate. Ils peuvent sonnablement supposer que leurs gouvernements obéissent à des tifs justes et impérieux, que, vu les circonstances critiques, l'autorité supérieure ne peut divulguer à ses inférieurs. Leur devoir est donc de ombattre courageusement en vue de procurer le bien commun. Seuls des cas rares d’évidente injustice dans la déclaration ou la conduite de guerre enlèvent aux combattants le bénéfice de leur bonne foi subtive. Si, par exemple, des actes de cruauté, d’immoralité, de vol sont ommandés, au cours des opérations militaires, en violation manifeste des réceptes de la Morale, des Lois de la guerre, du Droit international, la ne foi devient impossible: officiers et soldats doivent refuser d’obéir (a
ne
N (1) On connaît, en sens contraire, les passages où NieTzscHE exprime brutalement une ée commune à nombre d’Allemands et déjà énoncée par beaucoup de ses compatriotes : Vous aimerez la paix comme un moyen deguerres nouvelles. Et la courte paix plus que la longue. Je ne vous conseille pas le travail, mais la lutte. Je ne vous conseille pas la paix, mais la victoire... Une bonne cause, dites-vous, sanctifie même la guerre ? Mais, moi, je vous dis : C’est Ja bonne guerre qui sanctifie toute cause... Voici la nouvelle loi, Ô mes frères, que je promulgue pour vous : Devenez durs. » Aihe parlait Zarathusira, re Partie, $ De la Guerre et des Guerriers. IIIe Partie, $ Des vieilles et des nouvelles Tables. Ke Werkÿ, T. VI, p. 67 ; 312, Leipzig, 1895).
“ (2). Tertio requiritur ut sit intentio bellantium recta. (S. THoMAS, Summa theologica, ju Que . Quæst. XL, Art. I).
(3) Indiquons quelques publications récentes sur la guerre : A. VANDERPOL, Le Droit Guerre d’après les Théologiens et Les Canoniîstes du Moyen Age, Paris, 1941. La Guerre. ant le Christianisme, s. d. (1912). La Doctrine scolastique du Droit de Guérre, 1919. — * TANQUEREY, Synthèse de la Doctrine théologique du Droit de Guerre, dans L'Eglise et Guerre, Paris, 1913. — Y. DE LA Brière, La Guefre et la Doctrine catholique, dans les
‘injustes ou tyranniques.
— b) le paiement de l’ Impôt.
Droits à cause de leur particulière importance ou complexité.