‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 298 sur 761 · INSURRECTION ET RÉSISTANCE · texte numérisé non relu

INSURRECTION ET RÉSISTANCE

Miche fe one leur interprète : « Les sujets n’ont à opposer à la vivlence des princes que des remontrances respectueuses, sans mutinerie et sans murmure, et des prières pour leur conversion. Les remontrances pleines d’aigreur et de murmure sont un commencement de sédition

qui ne doit pas être souffert (1). » Il est pénible de constater que Bossuet

fe rencontre ici avec l’hérétique Jacques Ier, roi d’ Angleterre, de triste

émoire. ne c1, parlant de « ce fléau de Dieu qu'est un mauvais ! Où », écrit : C’est par la prière, la patience, l'amendement de la vie, uls AR rédes aux sujets par le droit divin, que noûs devons obtenir de Dieu qu % daigne lui-même, de sa main, écarter cette peste de son peuple (?). | À Tout autre est la une du Droit naturel, telle qu’elle a été exposée et défendue par les philosophes et les théologiens catholiques. Elle autorise : 1° La résistance passive qui consiste à ne pas obéir aux lois injustes (101, B).

| 20 La résistance active, mais sans violence, qui consiste à poursuivre, ar tous les moyens légaux, l'abrogation ou la modification des lois iniques. Le 39 La résistance active, à main armée, qui consiste à empêcher par la force l'exécution des lois certainement et gravement contraires aux roits des citoyens (vg. inventaire des biens d’ Église en 1906), et même jeter bas un gouvernement HACRRe C) Résistance à la tyrannie : le tyran est celui qui, d’une manière bituelle, confisque à son profit l’exercice du pouvoir, dont il est investi vue de Putilité générale. Ce qui donne à la tyrannie un caractère Minjustice énorme, c’est qu’elle est le renversement de l’ordre social. Le gouvernement, en effet, est un moyen destiné à procurer le bien de à société : voilà sa mission et sa fin. Or un gouvernement tyrannique, juil soit monarchique, aristocratique ou démocratique, se prend luimême comme fin et dispose, pour lui seul et ses partisans, des ressources et. des avantages qu’il devrait répartir équitablement entre tous les citoyens. Ce monstrueux abus de pouvoir, qui va directement à l'encontre du bien commun, améênerait la ruine de la société. C’est pourquoi celui Ou ceux qui le commettent sont par le fait même déchus de leur autorité, Car, détournée de sa destination essentielle qui est toute sa raison d’être, l'autorité cesse d’appartenir à ceux qui en avaient recu le dépôt et l’ ont outrageusement violée. Aussi les gouvernés, qui prennent l'offensive contre les tyrans, ne sont pas des rebelles. On est rebelle si l’on s'attaque aux gouvernements légitimes qui s’acquittent suffisamment de leurs

“(:) Bossuzr, Politique, L. VI, Art. II, Pronos 6.

LR …Patientia igitur et prece et emendationé vitæ, quæ sola nostrarum partium esse exjure divino Satis ostendi, agendum est cum Deo, ut ipse sua manu pestem hanc e populo ienetur submovere (Jus Liberæ Monarchiæ, dans Jacog1 I Opera, p. 192, Londres, 1619).

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