‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 332 sur 761 · L'INTOLÉRANCE · texte numérisé non relu

L'INTOLÉRANCE

Moreno, président de la République de l’'Équateur : « La os pou

blement le passé, de le voir à travers no$ préoccupations et tendancé actuelles. )

IIT. — Intolérance doctrinale : A) En général : elle consiste | rejeter comme faux ce qui contredit la vérité certaine : vg. je tiens absolument pour faux que la partie soit plus grande que le tout. Ba tolérance doctrinale suppose l'incertitude de la vérité sur un point partis culier, où un scepticisme universel, qui met en doute existence de touts vérité. |

B) En religion : elle consiste à estimer fausse toute religion hormis celle qu’on professe. C'est logique, car on ne peut admettre deux ge :

doctrinalement tolérante prouve par là même qu’elle ne vient Dal de Dieu. Or le Catholicisme a toujours professé l’intolérance docs trinale. |

La tolérance doctrinale est au contraire à l’ordre du jour : plus de principes, mais des opinions, et légitimité de toutes les opinions : plus de délits de pensée, mais souveraineté de lopinion. Voilà ce qui tend à passer en axiome et repose sur l'égalité supposée du vrai et du faux La conséquence pau est la suivante + RM de comme ki

Mnrallacnelle. le Hre doctrinal. 1

Conclusion : tous les pouvoirs, païens, Cathütiques hérétiques irréligieux, ont été plus ou moins intolérants. Ce fait universel est-ik purement brutal ou révèle-t-1l l’existence d’un droit ? — Il faut répondr que l'intolérance est une loi fondamentale, vitale, pour tout être, individuel ou collectif. Ni peuple, ni particulier ne peuvent vivre et prospérer s’il n'ont le droit et la puissance de résister à ceux qui font obstacle à leur développement normal. C’est une question de vie ou de mort : c’est lé lutte pour l'existence. On retrouve l'application de cette loi dans stinctl

Ch C4

moral aussi bien que dans l’ordre physique. Notre force vitale, d’instinct oppose une résistance impitoyable aux attaques de ces mille petits ennemis, invisible légion de microbes, qui Passaillent de toutes parts À son tour Pordre social n'est-il pas fondé sur l'intolérance, puisqu'il repose sur un ensemble de lois coercitives, et que ces lois sont des freins, vigoureux mis à la liberté du mal et de Derrens ? Pour la force vitale comme pour l'autorité sociale, il ya un minimum de résistance ou d’into” lérance (c’est tout un) ; en decà c’est pour l’individu la mort, c’est pour un pays la décomposition sociale. La société religieuse ne saurait échapper aux exigences de cette loi : comment se soustraire à l’essence dés choses g Tout pouvoir qui veut vivre doit pratiquer cette maxime de Garci&

tout et pour tous sauf pour le mal et pour les malfaiteurs. »

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