L'ÉGLISE ET LA RÉVOLUTION
volution de 1789 prétendaient que « Dieu n’intervenait pas dans la irection des sociétés et que l’homme avait en lui-même tous les éléments e la prospérité. Cette présomptueuse conviction resta, il est vrai, à Pétat latent, au sein de l’Assemblée nationale ; mais elle se fit jour dans s modifications apportées par la Convention à la Déclaration des roits. En cette occasion, les auteurs des lois révolutionnaires, qui gontinuent à perdre notre race, firent encore mention de l’Étre suprême, mais ils s’accordèrent à penser qu'ils pouvaient se passer de lui » (1.
Ce n’était qu'une étiquette décorative.
* 20 Beaucoup de partisans de la Révolution n’acceptent pas le rincipe. | | 1 | Réponse : ce rejet théorique n’en balance pas l'admission pratique,
peut trouver des indices de cette tendance dans l’adoration de la , du suffrage universel, du fait accompli, dans cette susceptibilité
ns les questions sociales et la confiner dans la sacristie.
à souveraineté de Dieu découlent certaines conséquences, que Le Play ppelle les « faux dogmes de la Révolution » :
… A) Bonté originelle de l’homme : les faits la démentent : les constiutions, qui ont le plus contribué au bonheur des hommes, ont fermement primé les mauvaises tendances.
Ociale doit satisfaire. — L'homme n’a qu'un droit essentiel, immédiat, laturel, commun à tous, celui de tendre librement à sa fin (51, $B, IT). r. ce droit naît du devoir impérieux d'atteindre cette fin. Ce devoir rive à-son tour du droit absolu qu'a Dieu sur toute créature (53). n Voit combien il était peu logique de parler des droits de l’homme.
nié
Les droits particuliers de chaque individu sont pour lui autant de moyens pour pratiquer ses devoirs.
“à chacun selor ses œuvres. Hors de là l'égalité n’est pas dans la nature ;
(1) Le PLAy, Opere citaio, Ibidem, $ II. — Simoney, L'avortement de 1789.
r la plupart de leurs actes supposent ce principe et s'en inspirent.
i veut tout séculariser et laïciser, bannir toute ingérence de l'Église
II. —— Conséquences : de la négation de l'intervention de Dieu Ans les affaires humaines, de la souveraineté de l’homme substituée
B) Tout homme a des droits naturels nombreux, que l’organisation
C) Les hommes sont égaux. C’est vrai, métaphysiquement parlant, C'est-à-dire en considérant le degré essentiel de perfection spécifique.
“Au point de vue moral et pratique, ils sont égaux dans le droit essentiel “de tendre à la fin dernière ; égaux devant la justice divine, qui rendra
elle serait la mort de tout progrès et la source de la médiocrité uni
f 5 ter