‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 369 sur 761 · LE VRAI, LE BIEN, LE BEAU · texte numérisé non relu

LE VRAI, LE BIEN, LE BEAU

ge 7 es De 5 22 21)

d splendeur sont la puissance et l’ordre (2, 1v). Cf. Onrorocre, Ch. m1

dement et leur réalisation parfaite; de là leur étroite connexité. &

sensibilité ; — le beau tout ensemble à l'intelligence, à la volonté et à le sensibilité : de là vient la supériorité du plaisir esthétique : le beau met en mouvement toute l’activité humaine. HAT B) Le vrai c’est l’être en tant qu’intelligible ; — le bien, en tan que convenable, désirable ; — le beau en tant qu’admirable. à C) Le vrai c’est ce qui, étant connu, est affirmé ou affirmable* le beau, c’est ce qui, étant connu, plaît. ERA & Le bien et le beau plaisent tous deux ; mais le bien plait en tan qu'il convtent à celui qui l'aime, en tant qu’il peut le perfectionner, Iü être utile : le beau plaît, en tant qu'il est connu. C’est la doctrine d S. Thomas : Ad rationem pulchri pertinet quod in ejus aspectu seu cognt

tione quietetur appetitus …; pulchrum addit supra bonum ordinen

quemdam ad vim cognoscitivam ; ita quod bonum dicatur id quod simplit citer complacet appetitui ; pulchrum autem dicatur id cujus ipsa ap rehenil placet (1). f Fe 00

IIT. — De l’extension : tout être est vrai, car tout être est conformt à l’intelligence divine qui l’a produit ;: — tout être à la bonté essentielle, car il a la perfection qui convient à sa nature ; mais aueun être n’a sa perfection complète et par conséquent n’est bon, avant d’avoir atteint sa fin, car il lui manque des perfections accidentelles. Tout être a la beauté essentielle, est beau en soi. Mais tout être ne nous semble pas beau. Pour le paraître, il/faut qu'il présente un certain degré de splendeur qui nous frappe. Une belle vérité, ce ne se ‘a pas une vérité banale : 2 2 — 4, mais une vérité saisissante : dé beau rationnel c’est la splendeur du vrai (2. Une belle action ce 1e sera pas une action quelconque, quoique bonne : vg. donner un sou à un pauvre, mais une action éclatante : le beau moral, c’est la splendeut du bien. Nous avons montré que les éléments constitutifs de cet

IV. — Des effets qu’ils provoquent : l’amour du vrai est Île principe de la science ; l'amour du bien est le principe de la vertu

lamour du beau est le principe de l’art (Pe 49" "4

Conclusion : le vrai, le bien, le beau trouvent en Dieu leur ne

(°) S. THoMAS, Summa theologica, 1 2%, Q. XXVII, A. I, ad 3um. Cf. {s P. Q.Y Art. IV, ad um, ‘0

(2) Bossuet parle de « beaux principes », et, avec raison, Car, pour une intelligene pénétrante, qui saisit les nombreuses conséquences qu’ils contiennent implicitement € qui en découlent rigoureusement, les principes ont les deux caractères du beau : la puissune

ou ampleur à cause de l’étendue indéfnie de leurs applications; l'ordre, à cause de la riguet des déductions, +

LE BEAU, L'UTILE, ee 387

sont dé, trois aspects divers, sous lesquels notre intelligence conçoit - Dieu, Vérité, Bonté et Beauté absolues (1).

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