L’IDÉAL : SES EFFETS ET SON ROLE $ IL. — EFFETS DE L'IDÉAL
A) Sur la Sensibilité : Admiration. Le beau idéal entrevu produif ce sentiment généreux et ue qu’ on nomme l’admiration. Elle . renferme une part d’éfonnement causée par l'apparition de quelqu >.
chose de grand. 14
B) Sur l’Activité : Ier Degré : Inspiration. L'idéal mieux connu, c’est-à-dire non pas seulement entrevu, mais contemplé, produit l’inspis
ration ou enthousiasme, exaltation puissante et ordonnée des facultés
de l’âme. Tout.homme, fortement ému au spectacle de l'idéal, ÉFDRIS
son admiration par des paroles ou fout au moins par l'expression de sa physionomie qui s’illumine et s’embellit. Voilà le premier degré dl |
__ lactivité esthétique : c’est l'expression naturelle et spontanée de l’impres-. | sion faite par l’idéal sur toute âme capable de le comprendre et de les goûter. Cette activité n’aboutit pas, quand on n’est pas doué de facultés.
fe: esthétiques, à une œuvre artistique, mais à une élévation morale passa=" gère ; lâme s’est un moment haussée au-dessus des préoccupations vulgaires et égoistes. Il en resté un souvenir délicieux et fortifiant.
IIe Degré : Création artistique : c'est l'expression réfléchie du beau.
F PR 3. - CNT . CE
(1) S. Denys, Les Noms divins, Ch. 1v, 8 7: [Ityxæhov d Au xo ÜTÉOXAÀOM, | (2) Cu. LÉVÊQUE, La Science du Beau Eee PE CNT IV, ve
es âmes doustes: ne se contentent pas de contempler un instant idéal : elles s'efforcent de le perfectionner sans cesse, de le préciser, ’en faire une réalité vivante dans leur esprit. Pour cela, il faut que la raison et la volonté gouvernent énergiquement l'exaltation des facultés
prix de ce gouvernement. C’est la condition de la fécondité esthétique. Sous l'influence de cette inspiration puissante et contenue, celui qui sait : manier une langue artistique, lignes, formes, couleurs, sons ou paroles, l'œil fixé sur l'idéal nettement conçu, l'exprime dans une rme sensible. L’inspiration est devenue création : l'idéal a été réalisé ns une œuvre visible. Mais le plus habile artiste n’égale jamais son idéal : l'exécution reste au-dessous de la conception : «Nous ne pouvons
s II. — ROLE DE L'IDÉAL
: A) Dans les Arts et les Lettres. L'idéal est :
» réel, il faudrait le supprimer, car le réel est supérieur à sa reproétion purement matérielle : vg. on préférera toujours le lys de la allée à un Iys copié par un peintre (14, $ À, IT, C).
Sible : bon gré, mal gré, l'artiste idéalise (14, $ À, IT, B).
t de ses mesquineries, laisse l’âme à sa médiocrité habituelle ; l'idéal
éaliser notre caractère et notre vie. (Psvox., 124, $ ITT). : . — IMITATION, FICTION, DÉRESATION . . + sa D Lorche de la beauté, peut suivre So. voies : 40 Se
30 Transformer la réalité pour la rendre plus conforme aux exigences de ci cs et de la sensibilité :-c "est l’idéalisation.
ee Co rnEs, FICTION, IDÉALISATION AVS
inférieures ;: la puissance est au prix de cette exaltation ; l’ordre, au
{o La raison d’être de l’art : si l'art consistait à copier exactement P
90 Sa condition nécessaire : limitation pure et simple est impos- B) Dans la vie : la réalité d'ordinaire, à cause de ses vulgarités
élève et lagrandit, car l’art, qui s'inspire de lidéal, nous porte
modeler sur la réalité : c’est limitation pure ei simple. — 20 Créer des se ‘œuvres sans rapport avec la réalité ; c'est le procédé de la fiction. =
L'art doit-il reproduire le plus Mo un possible la nature ? Le : alisme ou naturalisme répond affirmativement : ne rien omettre, ne