‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 410 sur 761 · RES ZE · texte numérisé non relu

RES ZE

… III — La probabilité implique elle-même la certitude. En effet lorsque, de deux opinions opposées, nous affirmons que l’une est pro- “bable et que l’autre ne l’est pas, cette affirmation doit être regardée “comme certaine, car, si elle était douteuse, il n’y aurait même plus de probabilité. Si le probabiliste prétend que cette affirmation n’est “elle-même que probable, il doit le dire encore avec certitude, ou bien là probabilité reculera à l'infini, sans qu’on puisse jamais y parvenir.

CG) Remarques : 1° Il faut d’ailleurs remarquer que le Probabilisme Contient une part de vérité. Il est des cas où nous ne pouvons arriver qu’à des connaissances plus ou moins probables ; la raison exige alors qu'on se contente d'affirmer dans la mesure où l’on voit, c’est-à-dire. de n’affirmer que la probabilité (LoGiQuE, 117). Le Scepticisme n’est

M () Nos autem, ut céteri alia certa, alia incerta esse dicunt, sic ab his dissentientes, alia probabilia, contra alia, dicimus (CICÉRON, De Officiis, L. II, $ II).

(*) V. BrocHaARD, Les Sceptiques grecs, Livre II.

nn (*} Nihil mihi videtur absurdius dicere se verisimile sequi eum qui verum quid sit ignoret (S. AUGUSTIN). J

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426 - RELATIVISME : $I. — LE PHÉNOMÉNISME admissible, comme le reconnait Descartes, que sous la forme du doute. provisoire et méthodique (LoGique, 116, B). s ‘1

20 On ne doit pas confondre le Probabilisme spéculatf, dont il est. question ici, avec la théorie morale, qu'on nomme aussi Probabilisme. Le Probabilisme spéculatif prétend que notre connaissance ne peut. dépasser le stade de l'opinion. Le Probabilisme moral, reposant sur

ce. principe, spéculativement certain, qu'une loi douteuse n’oblige pail

(Lex dubia non obligat), comporte une certitude pratique. (MORALE, 45, D}

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