V. — LE POSITIVISME OU RELATIVISME OBJÉCTIN
SA. — VUE GÉNÉRALE DU SYSTÈME L'École positiviste, fondée par Auguste Comte (1778-1857), a eu.
pour principaux représentants : en France, Lirmré et TAINE ; en Alle magne, C. Vocr, Bücaner ; en Angleterre, HAMILTON, SruaRT Miir, SPENCER, BAIN, LEWES (2). “3 Les Positivistes s'occupent seulement des faits et des Lois, qui ne. sont que des faits généralisés. Car, d’après eux, Pesprit humain est incapable de connaître les substances, les causes et les fins. Les questions. d’origine et d’essence lui sônt étrangères, la connaissance de l'absolu lui est impossible. I1 doit se borner à la recherche des vérités d'ordre “expérimental ; le reste est pour lui « inconnaissable ». Le Positivismen n’en nie pas l'existence, mais il en fait abstraction dans les recherches" scientifiques. « Ce qui, déclare Littré, est au delà [des faits et des lois" soit, matériellement, le fond de l’espace sans borne, soit, intellectuel" lement, l’enchaînement des causes sans terme, est absolument inacces Sible à l’esprit humain. Mais inaccessible ne veut pas dire nul ou non existant. L’immensité, tant matérielle qu'intellectuelle, tient par un Jien étroit à nos connaissances et devient par cette alliance une idée positive et du même ordre : je veux dire que; en les touchant et en less bordant, cette immensité apparaît sous son double caractère, la réalité et linaccessibilité. C’est un océan qui vient battre notre rive, et pour lequel nous n’avons ni barque ni voile, mais dont la claire vision est aussi salutaire que formidable (?). » / ; URSS La Métaphysique, qui s'occupe de la nature intime des choses, de lâme, de Dieu, n’a done pas de raison d’être. « L’idée-mère du Pos tivisme est que la science doit s’abstenir de toutes les recherches sur. les causes premières et sur l’essence des choses : elle ne connaît que des
(CH: Lane et'G: PicarD, Cours de Philosophie, T. II, p. 339-340. ME (?) Le Positivisme anglais de HAMILTON, de S. MILL, etc., se plaçant à un point de vue“. ‘Spécial, on lui a consacré un paragraphe à part (5). “Ar
(*) EM. LiTrRé, Auguste Comte et la Philosophie positive, IIIe Partie, Ch. TD: 519, Paris 1864 2. |
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tion subjective de l’esprit, objet de sentiment et de foi personnelle, (non de science. » (PauL Jane). Le Positivisme, comme l’a dit BERSOT, se: tcondamne lui-même à l’abstinence de Métaphysique.