‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 425 sur 761 · RELATIVISME : $ V. — LE POSITIVISME · texte numérisé non relu

RELATIVISME : $ V. — LE POSITIVISME

ne Or PR des sens n’atteint que les phénomènes : le reste

absolu. Mais l'intelligence, au moyen de l'abstraction et de la pére Me

est elle qui en est également le but dans l'aspiration de lesprit vers 0

7" CL. BERNARD, Introduction à l’étude de la Médecine expérimentale, Ite P., CH. ï, |

Mir LAN a < £ RDA PONS NS TONER TP 0 Toile =. L À ER D EL E Eu TR :

ne EVA & À 7 4 ER Ÿ À LA Y? CA s re 4 f n

AT ERA LE DOGMATISME : ARGUMENTS INDIRECTS a

quence logique. Alors la science, qui va du particulier au général, devient impossible : le savant n’est plus qu'un vulgaire empiriste qui dresse … des catalogues de faits individuels plus ou moins incomplets. 5

II. — L'attitude du positiviste n’est pas logique : il a beau vouloir . se confiner dans l'expérience, on le prend en flagrant délit de Méta-. physique. Car, dans l'emploi de l’expérimentation, de l'induction et de u la déduction, il applique spontanément les principes premiers de la. raison. Le Positivisme est « un dogmatisme sans critique. Il pose des « thèses sans les établir, et ces thèses sont telles qu’il ne saurait en faire M la preuve sans les abandonner » (1). , À

III. — Le positiviste a beau, quand on l’accuse de matérialisme et. d’athéisme, se récrier et faire valoir sa neutralité :*en pareille matière, & la neutralité n’est pas tenable. En cherchant à expliquer les phénomènes | sans la substance, l'homme sans l’âme et la nature sans Dieu, il mêne à logiquement au phénoménisme qui repousse la substance, au matéria- || lisme qui rejette l’âme, et à l’athéisme qui nie Dieu.

Che les PR ESC D

ARTICLE III. — LE DOGMATISME k Le Dogmatisme (de doyuari&w, j'affirme) ne peut se démontrer M

directement sans pétition de principe, car l'esprit ne peut démontrer: qu’il est capable de connaître la vérité sans présupposer cette capacité ;. mais, nous l’avons vu, toutes les vérités n’ont pas besoin de démonstra- à tion. Il en est (et la capacité de la raison est de celles-là) qui s’imposent  par leur évidence. Cependant, sans donner une démonstration impos- $ sible, on peut apporter des raisons d’adhérer au Dogmatisme. ?

el

Page 1