LA QUANTITÉ
quatre, et chaque quart sera encore du papier, mais de dimensions plus,
qu’il a une grande vertu.
sans cesse les concevoir plus grands : ils sont done indéfinis. :
exister séparément q ). Ex. : je peux diviser cette feuille de papier "4
etites. ä : La catégorie de la quantité ne convient pas aux substances incor po relles, puisque, n’ayant point de parties, elles sont indivisibles. Mais on peut la leur appliquer métaphoriquement, dans le sens de quantité virtuelle ou intensité dans la perfection : ainsi l'on dira de quelqu un
B) Division. — On distingue la quantité :
49 ConTINUE (2?) : c’est la quantité dont les parties ne sont pas sépas rées, de sorte que la fin de l’une est le commencement de l’autre ; ex. À ligne mathématique. La quantité continue s'appelle grandeur L elle à trois dimensions, la longueur, la largeur, la profondeur. )
20 DiscRÈTE : c’est la quantité dont les parties sont séparées à ex. : un tas de sable ; cent arbres. La quantité discrète s’appelle mai tude ou nombre (21, D).
C) La quantité est-elle infinie P
La quantité, soit continue, soit discrète, ne peut être réellement infinie, c’est-à-dire infinie en acte, en faut. La quantité est seulement infinie en puissance, c’est-à-dire indéfinie. Étant donnée n’importe quell étendue, nous concevons qu’on peut toujours y. ajouter une nouvell portion détendue. Étant donné un nombre quelconque, nous concevons qu’on peut toujours y ajouter de nouvelles unités. Mais, quelle que so la grandeur de l'étendue ou du nombre qu’on imagine Sa ce nombre et cette étendue seront réellement finis, parce qu'on pe
L'infini en nombre ou en quantité est contradictoire. « En effet supposez qu'il existe et divisez-le en deux parties. Ces deux D Ebies sont finies ou infinies. Si elles sont finies, comment deux parties finies peuvent: elles faire un tout infini ? Le fini, ajouté à du fini, quoi qu’en dise LocK£ ne peut donner que du fini. — i elles sont infinies, infini est alors éga à deux infinis, ce qui est contradictoire. — Veut-on qu’une partie soil infinie et l’autre finie ? La contradiction reste, car l'infini serait alor égal à Pinfini + une autre quantité (3). » Donc un nombre infini, ur espace infini, un temps infini n'existent pas et ne peuvent exister ( (67
(2) ARISTOTE, Métaphysique, L. IV, C. xtrt, Édit. DinoT, T. II, p. 525. (*) ARISTOTE, Physique, L. VI, C. 1, $ 1. Ibidem, p. 317. (*) E. DurAND, Psychologie, p. 221-222.