ARGUMENT TIRÉ DE L’UNITÉ DE LA PENSÉE
Aucune substance composée, étendue, divisible ne peut être le principe, le sujet de la pensée ; or l’âme est le principe de la pensée ; elle èst donc une substance inétendue, simple, indivisible, c’est-à-dire immaté- … rielle. Dans cet argument, la majeure seule est à prouver ; on peut le faire soit en considérant la pensée en général, soit en considérant une
- forme particulière de la pensée, comme la comparaison ou la réflexion.
- |. — La pensée en général : elle est essentiellement une, simple, … indivisible, comme l'atteste la conscience. Qu’on prenne en eflet un acte intellectuel quelconque, il faut reconnaitre qu’il consiste essentiel-
FE Fragments, dans Œuvres de Reid, traduites par JOUFFROY, T. ENS per 490