‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 557 sur 761 · ATTRIBUTS MÉTAPHYSIQUES · texte numérisé non relu

ATTRIBUTS MÉTAPHYSIQUES

Fous ces attributs se déduisent a priori de l’idée d’infiniment parfait, mme de la définition du triangle on-tire par déduction ses propriétés sentielles. Ils appartiennent à Dieu en tant qu'Être absolu et sont les fiérents aspects de l’idée d’infini.

“ Unicité : Dieu est non seulement un, mais unique. En effet, UX êtres infiniment, parfaits : — ou bien auraient même essence sous t rapport, et alors, étant absolument semblables, ils se confondraient, si n vertu du principe d'identité des indiscernables, comme l'appelle 1z, deux êtres qu’on ne peut aucunement distinguer l’un de l’autre Ont qu’un, c’est-à-dire que la Supposition de cette dualité répugne ; laut donc conclure qu’un seul des deux existe ; — ou bien auraient essences différentes, et alors aucun des deux ne serait vraiment

mais qu’il est l'intelligence

ADIRIBUTS MÉTAPHYSIQUES CR Pt

infini, car illeur manquerait la perfection quiles distingue lun de l’autre

II. — Simplicité : cet attribut exclut de Dieu toute composition Dieu étant composé, — ou les parties qui le composent seraient infinies ce qui répugne, puisqu'il ne peut y avoir plusieurs infinis ; — ou bier chaque partie serait finie, et alors Pinfini résulterait de l'addition du fin au fini, ce qui répugne encore, car par là on n'obtient que l'indéfin (Psycu., 187, $ A). | : ; 4 HILL — Immutabilité : changer, c’est perdre ou acquérir quelqu: chose: or l’Être infini, possédant toutes les perfections, n’en peut acquéri aucune. Il n’en peut non plus perdre aucune, car il cesserait d'être infini

IV. — Éternité : dire de Dieu qu'il est éternët, c’est dire d’abor qu'il n’a jamais commencé et ne cessera jamais d’être ; ensuite qu’

est au-dessus et en dehors du temps. En effet : : 19 Commencer et finir sont deux imperfections; il faut donc élimine de Dieu tout commencement et toute fin. a.

20 Le temps, prolongé indéfiniment dans le passé et dans l'aveni se/réduit à une durée changeante et imparfaite. Or Dieu est infini €

= immuable : il faut done exclure de lui toute durée qui implique chaï

il est done au-dessus d

gernent et imperfection comme le temps ;

temps, il est éternel. É Les êtres finis deviennent, c’est-à-dire réalisent leur vie par momem

successifs, en passant d’un état à un autre. Dieu est et il est toujoursi simultanément tout ce qu’il est. C’est pourquoi Boëce définit avec raisc l'éternité : {nterminabilis vilæ lota simul et perfecta possessio (*). C'e en effet le changement qui permet de marquer dans un être différen moments, car le changement implique le devenir, le passage de l’ava

a: l'Apres.

Ÿ.__ Immensité : l’immensité est cette perfection en vertu de laquël Dieu, être infini et absolument simple, est partout tout entier, s4 être contenu dans l’espace. : “ 4

Chaque corps occupe un lieu, c’est-à-dire une portion de l’espat déterminée par ses surfaces. l’espace est le rapport de situation q résulte de la coexistence de plusieurs corps : il est réel où imagina selon que les corps existent ou sont simplement possibles (38, $ A: L'espace réel est limité et divisible ; l'espace imaginaire ou idéal, qu nomme aussi absolu, n’est que la possibilité indéfinie de l’extension” longueur, largeur et profondeur. TA 4

Ces définitions rappelées, il est manifeste :

a) Que l’on doit rejeter l’opinion de Clarke, pour lequel limme F qu'il considère comme une étendue sans bornes, est un atrut

(2) Boëce, De Consolatione Philosophiæ, L. V, Prosa 6.

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