ATTRIBUTS MÉTAPHYSIQUES
l'essence divine. Car, dans ce cas, Dieu
1 et simple. De même que :
, 11 est en dehors et au-dessus & : « Comme il ne peut y ; il ne peut ÿ avoir aussi en lui au delà exclut toute mesure de pas moins toute mesure d’étendue.
n'a point été, il ne sera point, mais il est. Tout de même, à proprement | là, il n’est point au delà d’une telle expressions, qui le rapportent
nt partout, tout entier, non seulement par n Opération (en tant que sa science, sa puissance, sa bonté s’étendent tout), mais encore par son être, puisqu’en Dieu, absolument simple, opération et l'être sont inséparables, étant une seule et même réalité. lais il faut épurer ce concept de l’omniprésence et le dépouiller de
e image sensible que suggèrent communément les mots : étendue, ace, lieu. « Il est manifeste *, Comme dit encore F énelon, «que Dieu,
Oprement parler, n’est en aucun lieu, quoiqu'il agisse sur tous les
I un rapport local par sa substance avec un Corps. » Ces expressions et autres analogues ont en effet le tort voquer l’image de quelque chose d’étendu et de limité, comme si
se représentait l’univers rempli de Dieu et le contenant, lorsqu'on : Dieu est présent dans. tout l'univers. Pour penser correctement, aut au contraire se représenter Dieu comme coexistant à chaque
e de l'univers et le contenant tout entier, sans être aucunement né par lui, parce que l’immensité divine coexisterait à tous les univers Sibles, s’ils étaient créés et les dépasserait toujours par sa réalité die, Dieu est immense, c’est-à-dire sans mésure. s d) Nous sommes là en présence d’une vérité dont la nécessité s'impose,
S qui reste mystérieuse. Cependant nous trouvons en nous un reflet ce mystère, qui jette sur lui quelque lumière. Notre âme étant essen- ra tellement simple n’est pas, comme le corps, contenue dans un lieu A Le
à cause de son indivisibilité, elle est présente tout entière à tout 3 Ps et à chacune de ses parties : Tota in toto et tota in qualibet parte, on l’adage scolastique. Ce n’est là qu'une lointaine image de l’immenédvine, car la présence de l'âme est limitée à son propre corps, tandis
& la vertu de la présence divine est illimitée.
FÉNELON, Traité de l'existence et des attributs de Dieu, IIe P., Ch. v, Art. 4.
ne serait ni un, ni simple, puisque
espace. Car l’espace est
tain lieu, sont impropres et indé- 0 AE 7 (4 h ») à : 4