ATTRIBUTS MORAUX
$ A. — MÉTHODE POUR LES DÉTERMINER nu
A) Exposé : les attributs moraux s’induisent a posteriori des qualités
que l'expérience nous montre dans les êtres créés. Cette méthode;
qui comprend trois moments, a été appelée par les Scolastiques : méthode de causalité, d'élimination et de transcendance (?). bre 3
1, — Via causalitatis : après avoir examiné les œuvres de Dieu,
Création, on remonte des créatures à Dieu, comme au principe de ce
qu’elles ont de perfection, de réalité, de positif, d’être en un mot. C’est une méthode d’analogie fondée sur cet axiome qu'une cause possèdi toute la perfection de ses effets, soit formellement, soit éminemment car Nemo dat quod non habet. 4
IT. — Via remotionis : puis on exclut absolument de Dieu touti limitation, toute négation, toute imperfection (?). III. —— Via eminentiæ : enfin on attribue à la nature divine tout
qui est réel, positif, substantiel, en un mot, tout ce qui n'implique @ soi aucune imperfection, tout ce qu’il est meilleur d’avoir que de ne p& avoir, et on l'élève à l'infini. : Es ce 4 B) Objection : ce procédé conduit nécessairement à lanthrope morphisme. - À Réponse : il est certain que, n'ayant pas l'intuition de Dieu, l’idét que nous en avons est forcément relative. Nous attribuons nétess rement à Dieu les qualités que l'expérience nous révèle. Mais on p contenir cet anthropomorphisme inévitable dans des bornes rais nables, en s'inspirant des règles suivantes : à 40 L'idée de perfection doit nous servir de critérium pour discern ce qu'il convient ou non d'attribuer à l'Être infini. Exemples : nou sommes en proie au doute, à l'indécision, à l'inquiétude, etc., toulbe choses imparfaites que nous écarterons de la nature divine. Nous somme capables de sentir, d'imaginer, de nous souvenir, de raisonner ; tout ces opérations sont bien des qualités positives, mais comme elles im quent la dépendance de la matière, le changement, la succession, toute choses imparfaites, nous les bannirons aussi de la nature divine. Nou avons la raison intuitive : comme cette qualité n'implique en el
(1) A. DE MARGERIE, Théodicée, T. I, Ch. 1x. Eee
(*) « Pour connoître la nature de Dieu autant que la mienne en étoit capable n’avois qu’à considérer, de toutes les choses dont je trouvois en moi quelque idée, si c'éb0 perfection ou non de les posséder, et j'étois assuré qu'aucune de celles qui marqu pien quelque imperfection n’étoit en luy, mais que toutes les autres y étoient.… » (DESCARI Discours de la Méthode, IV® P.) 2 TU
= SCIENCE ET SAGESSE DE DIEU
1ême aucune imperfection essentielle, nous l’ ence divine en la portant à l'infini
est-à-dire selon le même concept formel, uand elles n’entrainent aucune imperfection ;
dire sous une forme supérieure, quand elles $
ction. Cette forme supérieure remplace avantageusement l’autre, puis.
ce que peut la première.
arche lente, détournée,